Sauvons l’Europe vous propose une version synthétique de la tribune de Mounir Satouri parue sur La Grande Conversation.
L’élection présidentielle de 2027 sera décisive pour l’avenir de la France et de l’Europe dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques majeures. Parmi les candidat.e.s, Jean-Luc Mélenchon occupe une place centrale à gauche et pourrait parvenir au second tour. Il faut donc examiner précisément ses positions en matière de politique extérieure.
L’Institut La Boétie a publié récemment une note “Au seuil d’un nouveau monde” qu’il cosigne. Elle constitue la synthèse la plus récente de ses positions géopolitiques. Concernant les multiples désordres créés par la mondialisation néolibérale on peut partager beaucoup d’éléments du diagnostic. C’est en revanche lorsqu’on passe aux réponses que le bât blesse. Si La France insoumise prétend penser le monde de demain, elle le fait avec un logiciel d’avant-hier qui surestime les marges de manœuvre de la France et sous-estime le rôle structurant de l’Europe.
La note de l’Institut La Boétie reconnaît l’importance du multilatéralisme. L’acharnement de Donald Trump à le détruire montre en effet qu’il est un point d’appui essentiel pour les progressistes. Paradis fiscaux, climat, eau… Jean-Luc Mélenchon dresse une longue liste de ce qu’il faudrait faire pour mieux protéger les biens communs de l’humanité. Mais sans jamais expliquer comment faire ni avec qui. Cette partie ressemble à une lettre au père Noël. Le projet de LFI est opposé à la mondialisation néolibérale mais il n’est pas véritablement altermondialiste parce qu’il ne place pas au cœur de sa stratégie la construction effective d’une autre gouvernance mondiale.
C’est lié notamment au fait que LFI continue de tirer à boulets rouges sur l’Union européenne, seule force à même de mener une telle bataille. Jean-Luc Mélenchon a bien sûr raison d’en critiquer la dérive néolibérale. Mais il refuse aussi toute intégration politique susceptible de nous sortir de l’« Europe marché ». Il s’oppose à l’idée d’une politique étrangère et de défense qui ne serait plus soumise à l’unanimité, alors que cette règle empêche l’Europe d’exister géopolitiquement, ainsi qu’à une défense gérée au niveau de l’UE. « Il ne saurait être question d’enchaîner la France à un bloc géographique marqué par un atlantisme forcené… » écrit-il, avant d’ajouter qu’ « il est hors de question de voir la France accepter les politiques ordolibérales inscrites dans le marbre des traités européens et continuer à appliquer des mesures si résolument contraires à l’intérêt général humain. L’obéissance à cet intérêt suprême commande la désobéissance aux mesures qui l’expriment dans la pratique européenne. » Fermez le ban, il n’y a rien à faire de ce côté-là…
L’Union Européenne serait pourtant le principal levier pour construire une alternative à la loi de la jungle prônée par Donald Trump. C’est elle qui gère déjà le commerce, qui peut imposer des sanctions, qui définit la politique climatique et fixe les règles en matière numérique et financière. Ce n’est aussi qu’à cette échelle que peuvent se bâtir une politique industrielle face à la Chine et aux Etats-Unis et une puissance géopolitique crédible en matière de défense. Un pays de 68 millions d’habitants pesant moins de 1 % de la population mondiale ne peut pas exister seul mais Jean-Luc Mélenchon, nostalgique d’un passé révolu, refuse manifestement de l’admettre.
Une vision néocoloniale du monde
Une fois l’Union européenne écartée, Jean-Luc Mélenchon s’efforce cependant de proposer d’autres cadres collectifs d’action. Mais les pistes avancées sont peu réalistes et surtout marquées par un esprit manifestement néocolonial. Il faudrait d’abord « réinvestir le petit bassin méditerranéen ». Certes, mais là aussi LFI se contente d’aligner les bonnes intentions sans esquisser de stratégie concrète pour les mettre en oeuvre, la question migratoire n’est même pas abordée. Vient ensuite « l’espace de la francophonie populaire » en Afrique. En substance, il faudrait faire revivre la Françafrique. Il semble avoir échappé à Jean-Luc Mélenchon que les peuples africains rejettent désormais ce type de relation.
Les Européens doivent en effet bâtir avec l’Afrique un partenariat équilibré, car une part essentielle de l’avenir du monde s’y joue. Mais l’ancienne puissance coloniale n’est certainement pas la mieux placée pour y parvenir. C’est à l’échelle de l’UE qu’un tel partenariat peut se construire. Les territoires ultramarins sont eux aussi conçus par Jean-Luc Mélenchon comme des moyens pour la France de se mêler des affaires de l’Amérique latine, de l’océan Indien ou de l’Océanie. Une vision très néo-impérialiste des relations internationales.
L’essentialisme de la latinité contre la créolisation
La note met ensuite en avant un espace de la « latinité », supposé réunir les pays francophones, lusophones et hispanophones, auxquels s’ajouteraient l’Italie, la Roumanie et la Moldavie, censé devenir un espace d’intégration alternatif à l’Union européenne. Jean-Luc Mélenchon a fait de la “nouvelle France” sa marque de fabrique, affirmant que l’identité nationale n’est pas figée et se transforme en permanence par des apports extérieurs. Mais en politique étrangère, il valorise au contraire une « latinité » fondée sur le passé colonial, qui essentialise une pseudo-identité héritée de l’Empire romain. La contradiction est flagrante. La France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal auraient certes intérêt à se rapprocher pour peser davantage face aux pays d’Europe du Nord au sein de l’UE. Mais nul besoin, pour cela, de recourir à cette pseudo-latinité essentialiste.
Jean-Luc Mélenchon propose aussi de se tourner en priorité vers la Chine et l’Inde face aux États-Unis, sans évoquer la dictature de Xi Jinping ni l’autoritarisme nationaliste de Narendra Modi. Il ne s’attarde pas non plus sur le soutien de Pékin à la Russie contre l’Ukraine et refuse d’établir un rapport de force commercial avec la Chine malgré les dégâts causés à l’industrie européenne par ses surcapacités. Il faudra certes travailler avec ces géants pour affronter le changement climatique et reconstruire la gouvernance mondiale. Mais imaginer qu’une France de 68 millions d’habitants ayant tourné le dos à l’Union européenne puisse négocier avec une Chine de 1,4 milliard d’habitants ou une Inde de 1,5 milliard, n’est pas sérieux.
La politique étrangère écologiste se distingue du néogaullisme insoumis : ni alignement sur Washington, ni complaisance envers les puissances autoritaires qui contestent l’Occident. La note de l’Institut La Boétie apporte aux dérèglements du monde une réponse fondée essentiellement sur l’État-nation français. Une politique étrangère progressiste devrait faire exactement l’inverse : construire une Europe suffisamment souveraine pour ne plus être vassale des États-Unis, suffisamment puissante pour tenir tête à la Chine et à la Russie, suffisamment indépendante pour sanctionner aussi les violations du droit commises par ses alliés et suffisamment ambitieuse pour peser dans la reconstruction d’un multilatéralisme aujourd’hui en ruines.
Cette Europe est évidemment encore très éloignée de l’Union que nous connaissons. Il faut combattre ses politiques néolibérales, démocratiser son fonctionnement, rompre avec la règle de l’unanimité qui la condamne trop souvent à l’impuissance et construire enfin de véritables politiques étrangère, industrielle et de défense communes. Le chantier est immense, mais Jean-Luc Mélenchon quant à lui ne nous prépare pas au monde d’après. Il nous propose seulement le retour à un monde qui n’existe plus.



Bonjour
Tout à fait d’accord sur le constat concernant les tendances Mélenchonistes et ses risques. Mais dans le même temps on peut retourner votre argument de la lettre au père noel concernant l’UE qui est responsable par ses politiques des délocalisations, de l’alignement sur la USA, de la catastrophe grecque, des politiques d’austérité qui ont permis à l’échelle de l’Europe de voir monter les extrêmes droite. Ainsi au lieu d’être un lieu de progrès elle est aujourd’hui un lieu de régression qui va encore s’amplifier avec les nouveaux arrivants et du fait que tous les pays basculent lentement mais sûrement vers la catastrophe. Les dirigeants de l’UE qui refusent aujourd’hui d’accepter leur responsabilité dans cette dérive en font de même dans la croyance dans un dieu UE qui sauvera les populations. Dans ces conditions la question est plutôt comment sauver les meubles chez nous prioritairement.
Je ne peux hélas qu’acquiescer au commentaire précédent qui recouvre bien mon avis.
Je serai heureux d’avoir en complément l’opinion de M. Satouri sur ce que sera la politique européenne et écologique d’un R.N. au pouvoir.
Entre deux maux, si on les estime comme tel, attention à bien choisir le moindre …
L’alternative fondamentale qui m’apparaît posée est celle-ci : peut-on changer l’U.E. de l’intérieur ou faut-il imaginer un autre type de construction européenne, en dehors ? Si je peux souscrire à certaines critiques émises à l’encontre de la proposition effectuée par l’Institut La Boétie, je ne peux que constater l’impossibilité de la première branche de l’alternative, l’U.E ayant cadenassé toute possibilité d’orientation nouvelle par ses traités constitutifs.
Mélenchon n’a pas les moyens de ce qu’il souhaite réaliser, d’accord, mais je suis plus sur les longueurs d’ondes de vos commentateurs : personne ne voit arriver pour le moment les raisons ou les hommes qui feraient changer l’Europe de cap, Institution indispensable certes, mais politiquement monstrueuse jusque-là, sincèrement.
Un passage de votre article est frontalement et profondément provocateur quand vous estimez que Mélenchon voudrait reconstituer la Françafrique, cela frôle la calomnie et pourrait légitimer une attaque juridique à votre encontre, pourrait légitimer une attaque en calomnie à votre encontre. Je cite le texte de l’Institut La Boëtie :
« Ces initiatives esquissent les contours d’un droit international qui ne se limite plus à arbitrer les conflits d’intérêts nationaux, mais cherche à préserver les conditions mêmes de la vie humaine sur la planète, ainsi que les principaux éléments qui la définissent dans ses dimensions culturelle, technique ou biologique ».
Les échanges caractérisant la françafrique ont été parsemés de vols, massacres et nombre de conflits d’intérêt flagrants, liés à une vision de l’africain moyen comme un indigène voire un animal. Il n’a jamais s’agit d’une incompatibilité entre les africains et les français ou la France dans l’absolu, si nos échanges avec l’Afrique reprennent sur des bases saines, elles pourront se développer de nouveau, évidemment.
J’arrête là, restons calme. Je vous prie de vous expliquer plus en détail. Merci d’avance.
Si je comprends bien le but de l’article: plutôt Hitler que le front populaire. Et donc, remettre une couche de Mélenchon bashing au cas ou Bolloré et consorts n’en fassent pas assez.
Il me semble qu’au coeur de toutes les propositions de JLM, il y a cette conviction – d’où dérivent toutes les idées qui peuvent paraître bizarres, mais ont leur cohérence – que la seule manière de faire dévier l’Europe de sa course mortifère où l’entraîne selon lui l’ordolibéralisme, c’est d’établir avant toute chose – la suite ne peut venir que plus tard – un rapport de force politique avec cette Europe germano-centrée et atlantiste, d’où la recherche d’alliés dans une Europe « latine » (reprenant d’ailleurs la formule des détracteurs de ces pays latins, cigales du continent) ou dans un monde qui serait « non aligné » avec « l’empire américain ». C’est une option politique avec laquelle on peut être en désaccord, que l’on peut critiquer évidemment, mais en lui opposant des arguments étayés, qui feront avancer le débat démocratique, et non en la caricaturant, et sans mélanger arguments moraux (les méchantes dictatures) et géopolitiques ou économiques !
Bonjour.
Nous devions construire notre propre modèle de gouvernance européenne, qui aurait pu être un EXEMPLE pour notre planète, elle en a bien besoin.
Au lieu de cela, l’Europe actuelle s’éloigne constamment des attentes de ses habitants, elle favorise inconsciemment, du moins je l’espère, la montée des partis extrémistes, creusant de fait sa propre tombe et la nôtre.
Heureux de voir dans les commentaires que les lecteurs n’ont pas avalé ce brouet infâme de tentative de décrédibilisation de JLM ( la françafrique non mais au secours !!! c m plus de la caricature, c juste de la bêtise insultante au plus bas niveau qui soit ). Mélenchon appuie là où cela fait mal: l’alignement quasi unanime de nos dirigeants européens avec la coalition Epstein, exception faite de Sanchez qui aura sauvé l’honneur ( et qui en aura fait les frais ). Vous en voulez des preuves manifestes ? Quelles sanctions ont été prise contre Israel après un ignoble génocide en Palestine et entièrement rasé Gaza ( prenez la peine d’aller voir le film Naza !..) et le debut d’un autre au Liban ? Quelles sanctions contre les USA ? qui enlèvent un président légitimement élu au Venezuela, menacent le Groenland d’invasion et attaquent brutalement l’Iran, en pleine négociations, en décapitant son leader ( et sa famille par la meme occasion ), en massacrant 180 fillettes dans une école, en bombardant direct avec tapis de bombes la capitale, les hôpitaux, les commissariats, les parcs, les ponts , les quartiers residentielS en plus des objectifs stratégiques. Les russes auraient fait ça en 2022? on les aurait traités de bouchers assoiffés de meurtres et de sang … La VÉRITABLE Europe qui pourrait voir le jour et réellement challenger la Chine , l’Inde , les USA c’est celle que De Gaulle évoquait: de la pointe de Brest à Vladivostok ! Et là réellement on aurait de quoi faire. Et les russes ne demandaient que ça depuis la chute du mur ! Et qu’a t on fait dans notre belle U.E ? S’aligner sur la politique impérialiste et hégémonique de l’Oncle Sam. La Russie devait s’effondrer, la doctrine Bzrezinsky des neo-cons de contrôle de l’Eurasie implémentée et on voit le résultat aujourd’hui: un désastre ! Une Ukraine saignée à blanc, endettée au siècle des siècle, infrastructures détruites, des millions d’exilés, des millions de morts sacrifiés pour, o joie sans pareille, nuire à la Russie, des milliards d’euros qui ont engraissé toute la clique Zelensky corrompue jusqu’au trognon , une Allemagne dirigée par un ancien patron de Blackrock qui coule définitivement son économie pour s’investir à fond dans la guerre ( et qui ouvre par la même occasion un boulevard à l’extrême droite ) afin d’attiser une 3eme guerre mondiale ( sans doute souhaité par un capitalisme transnational à bout de souffle , qui rêve d’une belle partie de Monopoly toute neuve sur les territoires vitrifiés, bien planqués qu’ils seront dans leurs abris atomiques) , une Angleterre avec des dirigeants même pas élus, marionettes otaniennes qu’on fait défiler en carroussel, toutes sur le même modèle, qui ne font même plus 10% des voix, crispées sur l’effort de guerre pour continuer le carnage en Ukraine, une Lituanie qui veut modifier sa constitution pour pouvoir stocker des armes atomiques de l’Otan, un Kaja Kallas qui a manifestement rayé le mot négociation de son dictionnaire, et tout ce beau monde bien au service de l’ordo libéralisme et de la finance internationale, avec des épisodes de corruption manifestes qu’on enterre comme on peut comme les sms Pfeizer de Ursula, … bref un tableau lamentable ! Et qu’on cesse de nous faire croire que la Russie de maintenant est quasi l’équivalent de l’URSS sous Staline et donc incompatible à toute alliance avec notre vertueuse Europe. A coté de régimes comme l’Arabie saoudite (n’ a-t-on offert la légion d’honneur à MBS 😨… ), l’Egypte, le Maroc, la Tunisie, la Turquie, et tant d’autres avec qui nous nous entendons très bien, la Russie c’est, de très loin, un partenaire tout à fait honorable qui, s’il n »était entouré de voisins ne souhaitant que sa perte, pourrait bien plus se démocratiser. Et la Russie c’est historiquement et culturellement bien plus l’Europe que l’empire outre atlantique en état avancé de décomposition de Trump Ubu roi au service de l’AIPAC et de ses guerres interminables à 10 000 km de ses frontières..
Je suis consterné par les délires de mes prédécesseurs dans ce fil de commentaires.
Ils attribuent à l’essence de l’Union Européenne (une politique de droite libérale) ce qui n’est que le résultat de votes démocratiques dans chacun des pays de l’Union et à l’échelle du Parlement européen. Changez de majorité, vous changerez de politique.
Imaginer que la France seule, galvanisée par le Conducator Mélenchon, fera plier 26 autres États-Membres, relève du pur fantasme. Les alliés que Mélenchon cherche dans l’histoire ancienne (l’empire colonial) voire très ancienne (l’Union Latine) n’ont aucune envie de suivre ces rodomontades d’un pays qui se voudrait un pôle de rapport de force en représentant moins de 1% de la population mondiale et 15% de celle de l’UE.
Reprocher à l’UE de ne pas avoir sanctionné tel ou tel lorsque l’unanimité est requise pour toute action de politique étrangère, et que Mélenchon le premier plaide pour l’extension de ce droit de veto mortifère, c’est se moquer du monde.
Je me réjouis de voir exprimé un constat que je partage depuis longtemps: à savoir que, même lorsque le résultat ne correspond pas à mes propres préférences, une telle issue sanctionne en principe l’expression de la « vox populi ». Tel devrait le respect démocratique du « verdict des urnes ».
Et force est de constater qu’au sein de l’UE un vote plutôt à droite a tendance à prévaloir depuis quelques années… et c’est cette orientation qui génère une sorte de chaîne comparable à l’emboîtement des « poupées russes » (j’espère que Robump 21 me pardonnera pour cette évocation) : avènement de parlements et de gouvernements conservateurs qui, pour ces derniers, se reflètent au niveau du Conseil mais aussi de la désignation de commissaires de même affinité – d’où la tonalité idéologique de la gouvernance de l’Union et de ses politiques.
Petite digression au sujet des membres de la Commission: il fut un temps où, dans une « Communauté européenne » en moindre surcharge pondérale quant au nombre de ses Etats membres, chacun des « grands » parmi ces derniers avait le privilège d’envoyer à Bruxelles deux commissaires appartenant respectivement – en principe – à la majorité et à l’opposition. Ah, Nostalgie ! Quand tu nous tiens…
Pas de réponse de l’auteur de cet article très faible concernant un « regard » au sujet des projets de politique étrangère mélanchtonienne… On peut critiquer l’aspect irréalisable de ses vues à moyen terme (Afrique, Chine, etc…), mais on voit de moins en moins comment les pronostiques sociodémocrates pourraient se réaliser non plus. La politique de la PAC est de plus en plus déplorable, c’est un signe qui ne trumpe pas. CIWF dénonce le scandale des cages et de l’élevage intensif qui s’aggrave, et démontre qu’il ne s’agit pas d’un problème économique, la question est de maintenir une industrie chimique de notre empoisonnement qui est lucrative. https://www.youtube.com/watch?v=_06WHEloe8Q&t=12s
Les éleveurs français ont besoin que l’Europe acte la fin des cages. En France, 88 % des éleveurs interrogés* se disent prêts à passer à l’élevage en cage, avec un soutien financier public suffisant et des restrictions à l’import de produits non européens issus d’élevage en cage (*Sondage Savanta mars 2026). CIWF France est parti à la rencontre d’éleveurs…
L’Europe telle qu’elle est structurée et qu’elle fonctionne est dans une dérive très grave, notamment sur la question de la « gestion » (mot contestable) de réfugiés dont l’invasion est totalement improbable -quand l’Allemagne en a accueilli plus d’un million, aucun mouvement particulier s’en est suivi, nous avons largement les moyens de contrôler et décider de qui rentre dans nos pays ou pas. L’Europe aurait les moyens de financer des initiatives favorables à des initiatives sociales démocrates et écologistes, elle prend le chemin radicalement inverse et dépouille ainsi les programmes de la gauche modérée française de toute crédibilité. J’en suis profondément affligé.
Je partage l’avis de Mylord. Sauf que ce n’est pas l’Europe qui s’éloigne des voeux du peuple, c’est le peuple qui s’éloigne, à supposer qu’il en fût proche, du concept de l’Europe. Aucun politicien ne se risque à évoquer la nécessité d’une Europe unie fédérale. Tout au contraire, la proposition d’une Europe fragmentée fait florès. Au lieu d’une Europe unie, une Europe en miroir brisée. Un bien funeste présage!!!!!