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Pratiquer l’art du compromis

Depuis quelques années nos démocraties ont le hoquet. Sauvons l’Europe, partie prenante du Pacte du Pouvoir de Vivre fait le pari de la pertinence du compromis à l’Assemblée nationale française, à l’instar du fonctionnement bien rodé au Parlement européen, qui a produit de beaux résultats.

Pour cela, une bonne méthode est incontournable, qui s’articule autour des concepts suivants :

  • faire preuve de beaucoup de patience et de tolérance
  • pratiquer la grande écoute
  • laisser au doute toute sa place
  • laisser chacun développer son point de vue, son raisonnement
  • accepter la remise en question, la possibilité d’avoir tort

Ne craignons pas l’expérimentation, qui requiert :

  • de bien maitriser son sujet
  • d’avoir à l’esprit l’intérêt général
  • d’élaborer des diagnostics partagés
  • la volonté de s’inscrire dans la démarche
  • la volonté de trouver une solution

Souhaitant initier ainsi, une pratique de co-construction dans l’art du compromis, et imaginant que ces conditions ne sont pas exhaustives, je vous invite à rajouter des éléments que j’aurais oubliés.

Osons le compromis !

Une suggestion pour une illustration : un documentaire “les petits disciples de Platon” à voir sur Arte-replay, pour  résoudre les petits ou les gros conflits (55mn – de Declan McGrath, Neasa Ní Chianáin – 2021).

« Dans un quartier pauvre de Belfast, meurtri par le conflit nord-irlandais, la population est rongée depuis des générations par la propagation de la drogue et des armes à feu. Pour enseigner aux élèves les bienfaits de l’écoute, de la tolérance et de la pensée critique, Kevin McArevey, le directeur de l’école pour garçons Holy Cross, convoque la sagesse des grands philosophes grecs. Une manière de fournir aux enfants et à leurs parents des clés pour apprendre à penser par eux-mêmes et éviter  le piège de la violence. »

Gilles Escala

Gilles est Animateur Pacte du Pouvoir de Vivre pour Sauvons l’Europe

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4 Commentaires

  1. Bravo, vive le compromis… La démocratie c’est ça : faire vivre dans une société des gens qui ne sont pas d’accord sur tout, mais qui discutent et s’expliquent calmement sans se taper dessus, pour arriver aux solutions acceptables pour le plus grand nombre.
    Il serait pertinent que tous soient d’accord sur un minimum de points (à inclure dans la constitutions pour certains) : lutter contre le racisme et l’antisémitisme, reconnaître aux femmes tous leurs droits, avoir conscience que l’important dans les projets futurs c’est de travailler pour le bien-être des humains, mais aussi pour comprendre et inclure dans ces projets le respect de la nature et du vivant, et limiter la progression de tout ce qui peut se faire aux limites qu’impose notre terre. Penser là-dessus aux générations futures qui nous maudiraient si l’on ne faisait rien désormais.
    les partis de l’assemblée sont- ils tous en syntonie avec ces préceptes ? J’en doute fort hélas.

  2. Bonjour.

    Beaucoup de sagesse dans l’écrit de cet article, il résume parfaitement ma pensée, nous n’en serions pas là si ces préceptes étaient appliquées.
    L’art du compromis ne doit par faire le jeu de certains lobbies qui par leurs comportements portent atteintes à la démocratie.
    L’art du compromis doit s’associer à l’art de l’anticipation, cette notion qui nous éviterait de subir les événements.

  3. « Compromis… très bien !.. mais promis à quoi ? », s’était un jour interrogé un humoriste friand de jeux de mots.

    Trêve de plaisanterie, il reste que la pratique du compromis relève souvent du domaine de l’art… et il ne serait pas excessif de reconnaître qu’en la matière l’UE offre un terrain particulièrement propice, notamment sur le terrain de la culture de la négociation, qui semble être un élément constitutif de son ADN.

    D’une certaine façon, la devise « Unie dans la diversité » (« In varietate concordia », en latin) – à laquelle ont souscrit 16 Etats membres (un groupe dont, soit dit en passant et sauf erreur de ma part, la France ne fait pas partie) en marge de la signature du traité de Lisbonne en 2007 – exprime elle-même une certaine volonté de conciliation, voire de dépassement des différences, sans nier l’existence de ces dernières. Cela n’empêche pas que, selon la formule bien connue, « compromis » ne doit pas sous-entendre « compromission ».

    En tout état de cause, la piste esquissée par Gilles Escala constitue un guide fort intéressant pour suivre le plus commodément possible la lumière tracée par douze étoiles sur fond d’azur.

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