ActualitésNos ActionsNos Rendez-vous

« Comment combattre les populismes en Europe » Débat à Paris le 9 mai

Nous avons le plaisir de vous inviter à la prochaine réunion de Sauvons l’Europe, en partenariat avec la mairie du 3ème arrondissement de Paris. Elle aura pour thème « Comment combattre les populismes en Europe ».

Élection après élection, nous constatons, à défaut d’un espace démocratique unifié, qu’il existe bien des courants d’opinion publique transeuropéens. En effet, même si elles s’expriment au travers de silos nationaux, à des dates et selon des modalités différentes, les thématiques et les dynamiques politiques à l’œuvre au sein de chaque État-membre sont éminemment similaires. Sans que cela nous mène forcément vers un monde meilleur, car cette nouvelle tectonique démocratique voit comme une ritournelle s’opposer les défenseurs de l’Union européenne et les populismes. Les élections italiennes ont encore une fois démontré la force des populismes à l’œuvre en Europe. De quelles réformes profondes le projet européen a-t-il besoin afin de répondre aux tentations les plus sombres de notre continent ?

Avec la participation de Pervenche Berès, députée européenne et porte-parole du groupe S&D pour les affaires économiques et monétaires et de Martine Cerf, secrétaire générale d’EGALE.

Le débat sera animé par Fabien Chevalier, président de Sauvons l’Europe.

Mercredi 9 mai 2018

18h30 – 20h00

Mairie du 3ème arrondissement de Paris

2 rue Eugène Spuller – Paris, 3ème

Fabien Chevalier

Fabien Chevalier est président de Sauvons l'Europe

Articles associés

8 Commentaires

  1. Pervenche Berès, réputée pro-européenne, mais qui vota NON au référendum de 2005,
    parce que son chef et leader Fabius votait non.

    les populistes se félicitèrent de ce vote français NON, en tout état de cause le résultat négatif fut un encouragement pour les populistes de tous les pays de l’UE.

    maintenant vous invitez Pervenche Berès pour discourir sur « combattre les populismes en Europe »
    vous invitez le pompier pyromane

  2. C’est assez symptomatique de voir le jargon utilisé dans cet article.
    On oppose en effet « défenseurs de l’union €uropéenne » et… populisme.
    Même si le terme populisme fait référence au peuple, il a acquis une connotation particulièrement péjorative et il sert de repoussoir dans les médias à toute opinion qui « attaque » l’UE (l’opposé de défense), en lui affublant de temps en temps l’une des étiquettes infâmantes extrême-droite, xénophobe, rétrograde, etc.
    Pour en rajouter une couche, on n’hésite pas ici à évoquer les « tentations les plus sombres »…
    Pourtant, il ne devrait pas s’agir d’attaquer ou défendre l’UE, il suffirait qu’elle apporte aux populations suffisamment de motifs de satisfaction pour convaincre.
    Mais ce n’est pas le cas.
    Le simple fait de porter le débat à ce niveau montre qu’on se désintéresse du pragmatique, du factuel, des résultats.
    On ne fait aucun bilan, aucun débat de fond n’a lieu sur le concept même d’union européenne, mais on se limite soigneusement à stigmatiser les gens en fonction de leur avis hostile ou favorable.
    Personnellement, je place l’opposition sur la question des délégations de souveraineté, délégations qui étaient anticonstitutionnelles, à l’origine.
    Sachant que la souveraineté est l’une des conditions de la démocratie, voilà où se situe la distinction : favorable ou hostile à la démocratie.
    Ce qui est évidemment logique, puisque l’un des griefs récurrents au sujet de l’UE, est précisément l’absence (ou la négation) de démocratie.
    En ce sens, l’alternative serait donc plutôt : favorable à l’UE et patriote, nationaliste ou souverainiste.
    Mais, là aussi, la diabolisation médiatique est passée et affuble tous ces mots en « isme » ou « iste » d’une forte connotation péjorative, comme l’est devenu d’ailleurs le terme « européiste ».

    1. Vous avez parfaitement raison, l’Europe pour le discours officiel, c’est le libéralisme assumé jusqu’au bout, l’argent roi, le recul constant des protections sociales (hôpital, écoles etc…) Si vouloir réduire le fossé abismal qui se creuse entre riches et pauvres, au point d’en devenir dangereux, c’est être populiste, alors je suis « populiste », mais pour moi ça ne veut rien dire, je suis surtout social-démocrate, pour une économie de marché régulée, une harmonisation des règles du jeu entre les Etats (fiscal, judiciaire etc…) qui sont dans l’Euro. Macron devait apporter du renouveau dans cette Europe de Merkel, mais un an après… on ne voit pas trop en quoi ça consiste!

  3. Pour nourrir le débat ,j’attire l’attention sur le récent ouvrage publié par le CNRS sous le titre: « Combattre l’Europe. De Lénine à Marine Le Pen ». Dû à la plume de Bernard Bruneteau, professeur de science politique à l’Université de Rennes I, cette étude présente une analyse percutante des thèses « réductionnistes » (c’est moi qui assume la responsabilité de ce terme cousin de « révisionniste ») alimentant la critique de la construction européenne.

    Si l’on souhaite se cantonner à la période contemporaine, point n’est besoin pour le lecteur de remonter jusqu’à Lénine. Dans cette somme de près de 300 pages, la troisième partie, consacrée à la remise en cause de l’UE depuis 1992, occupe une bonne moitié. C’est ainsi que l’auteur – historien des idées politiques – décortique avec force détails les différentes thèses exposées à l’appui de cette bataille… tout en ne négligeant pas de critiquer par ailleurs leurs faiblesses ou leur inanité, à l’image de cette phrase-phare figurant à la page 274 de l’ouvrage: « Tâchons en quelques lignes de nuancer les traits saillants de ce qui apparaît pour un historien comme une reconstruction assez simplificatrice ». C’est -hélas !- selon le modeste lecteur que je suis, le commun dénominateur de nombre d’eurosceptiques, fussent-ils des « incroyants… de toute bonne foi ».

    1. Dès le titre, je désapprouve.
      « Combattre l’Europe », là où il aurait dû écrire « Combattre l’union européenne ». Un amalgame délibéré.
      Faire l’inventaire des thèses opposées à l’UE mériterait de faire aussi celui de ses partisans, puis de les confronter. Or, il n’en est rien apparemment.
      Et si les peuples européens ne sont pas les artisans de cette construction, de la définition de ses institutions et de leur fonctionnement, de l’objectif même de cette construction, qui l’a fait ?
      Sait-on seulement quel est cet objectif, si seulement il y en a un ?…
      Facile, ensuite, de critiquer ceux qui critiquent, en ignorant leurs raisons.
      Et, pour finir, cette phrase emblématique qui se termine sur un mot révélateur : foi.
      L’adhésion à l’union européenne est une question d’approbation (par le fait d’être convaincu), pas de foi. On évoque la foi lorsque les arguments font défaut et qu’elle ne repose que sur une propagande (persuasion).
      Et on retrouve le thème de cette croisade : s’opposer aux détracteurs dans le principe, en tant qu’athées de l’union, sans examiner les faits, encore moins les résultats ou la pertinence de leurs arguments mais, surtout, sans débattre.
      Au-delà du fait que je suis hostile à cette « union », j’aimerais sentir qu’on approuve dans le principe la recherche des faits et des résultats pour parvenir à se déterminer. Une sorte de démarche scientifique ou objective sur cette question.
      Malheureusement, on reste frileusement dans le domaine de l’abstraction, des concepts, des convictions de nature idéologique et les partisans se contentent de lancer des croisades contre les « réfractaires ».

      1. Encore et toujours des facéties de « pipeauliste » (une variante du populisme)… ! Quelle objectivité de se refuser a priori à considérer (à défaut de le lire) un ouvrage scientifique au prétexte que le titre ne vous convient pas !

        Et savez-vous au moins ce qu’est la force de la foi… celle qui permet de déplacer les montagnes? Or, il en faut, des trésors de foi, pour transcender le discours des scribes et des pharisiens qui nourrit l’europhobie. Lorsque, à votre image, on n’a qu’une idée très abstraite de la réalité du « peuple », avec de soi-disants « arguments », en réalité coulés dans le moule de la nostalgie de l’ « Etat français » (référence historique très précise) , on devrait afficher un peu plus de modestie en considération d’une donnée bibliographique dont on peut espérer que d’autres lecteurs potentiels auront la curiosité de faire un outil de réflexion… même critique.

        D’un autre côté, on pourrait comprendre votre « bouderie » lorsque l’on note que, sur un ouvrage de près de 300 pages, seulement 6 lignes (réparties sur deux chapitres) sont consacrées au gourou de l’UPR.

        1. Est-il bien utile de vous répondre ?
          Eh oui, je suis nostalgique…
          Nostalgique de la disparition de la démocratie, par la grâce des « délégations de souveraineté ».
          Nostalgique de la probité de nos dirigeants, qui n’ont pas hésité à fouler au pied le résultat du référendum de 2005, à approuver les « charcutages » qu’ils ont fait subir à notre Constitution ou, plus récemment, qui n’hésitent pas à aller bombarder un pays souverain, sans mandat de l’ONU, sur des suspicions acharnées dénuées des moindre preuves et justifications, simplement pour se conformer à la posture belliqueuse des états-unis et du royaume-uni. Un comportement de serpillère.
          Nostalgique d’une agriculture exemplaire, plus soucieuse de la protection de l’environnement, démontée pièces par pièces méthodiquement et au fil des années pour satisfaire le lobby de l’agro-industrie et le principe « d’accroître la productivité » coulé dans le marbre du traité européen. On en crève, les agriculteurs et les « consommateurs »…
          Nostalgique d’un temps où les gens aimaient leur travail et étaient rémunérés dignement.
          D’un temps où l’État pouvait emprunter à sa banque centrale et où la dette était inexistante.
          D’un temps où les services publics et les grandes entreprises stratégiques étaient des modèles.
          Etc.
          Il faut être moderne, ne pas pleurer sur le passé, encore moins avec ceux qui s’émerveillent comme vous de cette évolution et surtout s’adapter, c’est-à-dire accepter, courber l’échine, subir…
          TINA, ça vous dit quelque chose, puisque vous en êtes partisan ?
          Tant pis si le mythe qu’on nous a fait miroiter reste un mythe.
          On y croit, on continue à y croire, en refusant de voir qu’il se passe exactement le contraire de ce qu’on nous promettait.
          Quand on vous dérobe quelque chose, vous approuvez sans être nostalgique de ce que vous avez perdu ?
          Moi, c’est l’inverse. Je refuse, je résiste et je suis nostalgique en mesurant le prix de ce que j’ai perdu.
          Demandez donc aux Libyens s’ils sont nostalgiques…

          1. Lorsque je mentionnais l’ « Etat français » dont vous semblez très nostalgique, la référence historique était en effet très précise, puisque c’est de cette appellation que se drapait le régime de Vichy.

            En outre, on peut nourrir quelques doutes sur d’autres aspects de votre culture historique. Vous estimez que le titre de l’ouvrage « Combattre l’Europe » est moins approprié que « Combattre l’union européenne » (encore un mépris délibéré de la langue française, qui exige simplement l’emploi d’une majuscule au terme « Union » dans le contexte du droit international). Or, je rappelle que le sous-titre de l’ouvrage est libellé comme suit: « De Lénine à Marine Le Pen ». Or, sauf erreur de ma part, l’Union européenne n’existait pas du temps de Lénine.

Laisser un commentaire

A lire également

Fermer
Fermer