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Versailles : le réveil du « Roi Sommeil »

Il est devenu usuel d’observer que, souvent, l’Europe progresse dans les crises. Pour se limiter à une période relativement récente, on se souviendra que la crise des dettes publiques au sein de la zone euro, symbolisée par la « tragédie grecque » des années 2009-2010, avait conduit à la création, en 2010, du Fonds européen de stabilité financière ; une nouvelle alerte aboutira à la signature, en 2012, du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) destiné à instaurer davantage de discipline budgétaire – bien qu’au prix d’une certaine austérité.

Beaucoup plus récemment, la lutte contre la crise sanitaire engendrée par la pandémie de coronavirus s’est traduite non seulement par des mesures temporaires de relance ébranlant quelques tabous en matière de concurrence mais aussi par la prise de conscience de la nécessité de mettre sur pied une véritable « Europe de la santé » au-delà d’élémentaires mesures de coordination entre les Etats membres de l’Union discrètement évoquées par les traités.

Et voilà que, brutalement, l’éclatement de la crise ukrainienne à la fin de février dernier est venu conférer une perspective nouvelle à la politique extérieure d’une Union confrontée pour la première fois à des affrontements militaires au seuil-même de la « maison commune ».

Dans ce contexte, le cheminement vers l’affirmation d’une nouvelle dimension de l’UE promue notamment par une « Commission géopolitique » chère à sa présidente ou par le concept de « boussole stratégique » prôné par le haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité de l’Union avait connu des premiers pas. Mais l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes fin a eu pour effet d’accélérer la prise de conscience de l’ensemble des 27 en présence du caractère encore bien embryonnaire d’une Europe de la défense.

Certes, quelques pas concrets avaient déjà été accomplis à la faveur de l’instauration d’une politique européenne de sécurité et de défense (PESD) sur la base du traité de Nice (2000), qui sera suivie de l’établissement d’une politique de sécurité et de défense « commune » (PSDC) dans le cadre du traité de Lisbonne (2007). C’est ainsi qu’une Agence européenne de défense verra le jour en 2004 et que des missions militaires seront mises en œuvre, notamment pour assurer le maintien de la paix dans un certain nombre de pays tiers (Bosnie, République démocratique du Congo, Tchad, Libye, entre autres). En outre, étant donné la place encore prégnante des considérations d’ordre économique dans les politiques européennes, on ne s’étonnera guère de ce que la composante « industrie de la défense » ait quelque peu prévalu dans l’approche suivie jusqu’à présent par l’UE en ce domaine. Une telle approche n’est, du reste, pas étrangère à la création, en avril 2021, du « Fonds européen de défense », dont la vocation est de financer la recherche mais aussi le développement de programmes industriels liés à son champ d’action. De même, sur le plan politique, on ne peut négliger le fait que le thème de la défense ait été au cœur de plaidoyers formulés depuis quelque temps et de manière récurrente par Charles Michel, le président du Conseil européen rassemblant les chefs d’Etat ou de gouvernement des Etats membres de l’Union.

Or, il semblerait que, sous la pression des événements, le « sommet extraordinaire » ayant précisément réuni dans l’urgence les hauts dirigeants à Versailles les 10 et 11 mars ait sensiblement contribué à l’apparition d’une nouvelle donne. Sans aller jusqu’à risquer un parallèle avec les « Etats généraux » de 1789 réunis dans la même cité et préludant à un mouvement « révolutionnaire » – loin s’en faut – on peut tout au moins tenter d’évaluer la contribution (réelle ou supposée) que les conclusions du sommet sont censées apporter aux progrès de la défense européenne.

Ainsi, en plus du soutien solennellement exprimé à l’égard de l’Ukraine (voir plus loin), les chefs d’Etat ou de gouvernement ont mis en exergue la nécessité de renforcer les capacités de défense par une détermination à assumer une plus grande responsabilité en matière de sécurité, à suivre une ligne d’action stratégique et à conforter la capacité de l’UE à agir de manière autonome. Ces objectifs sont complétés par le souci de stimuler les investissements dans les capacités de défense et les technologies innovantes, mais aussi de recourir à des instruments de politique étrangère existants, tels que la « facilité européenne pour la paix », ou à venir, à l’instar de la « boussole stratégique ». A cet effet, la Commission européenne est invitée à présenter d’ici la mi-mai, en coordination avec l’Agence européenne de défense, une analyse des déficits d’investissement dans la défense.

Mais aussi, à la lumière des faiblesses révélées par la crise en cours, les dirigeants européens ont fait valoir deux ordres de préoccupation :

  • d’une part, réduire les dépendances énergétiques, en convenant de se défaire progressivement de celle aux importations de gaz, de pétrole et de charbon russes – et ce notamment par une diversification des fournitures et des voies d’approvisionnement, une accélération du développement des énergies renouvelables ou un renforcement des plans d’urgence en matière de sécurité d’approvisionnement. Dans ce but, la Commission a été invitée à proposer un projet visant à rendre l’Union indépendante des combustibles fossiles russes ainsi qu’un plan permettant de garantir la sécurité d’approvisionnement et des prix de l’énergie abordables
  • d’autre part, construire une base économique solide pour la réduction des dépendances stratégiques dans les secteurs critiques (matières premières, semi-conducteurs, numérique, santé, produits alimentaires). Le but est de faire en sorte que l’Europe soit mieux adaptée aux transitions écologique et numérique – et ce sans préjudice d’actions visant à encourager les initiatives industrielles et une politique commerciale solide, de même qu’à approfondir l’union des marchés de capitaux et à parachever l’union bancaire.

S’agissant spécifiquement de l’Ukraine, les dirigeants de l’UE ont assorti leurs conclusions d’une déclaration consacrée à l’agression militaire perpétrée par la Russie, qualifiée de « non provoquée et injustifiée ». Selon eux, la responsabilité de cette puissance, considérée comme violant de façon flagrante le droit international, est entièrement imputable à ce pays ainsi qu’à sa complice, la Biélorussie – d’où l’accueil positif réservé par les 27 à la décision du procureur de la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête. Les signataires de la déclaration demandent en particulier que la sûreté et la sécurité des installations nucléaires ukrainiennes soient assurées immédiatement avec l’aide de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

La déclaration, se référant à la défense des valeurs communes de liberté et de démocratie, souligne que les Ukrainiens ne seront pas abandonnés à leur sort et que l’UE et ses Etats membres continueront de fournir un soutien politique, financier, matériel et humanitaire coordonné à l’Ukraine. Elle précise par ailleurs que l’Union offrira une protection temporaire à tous les réfugiés de guerre en provenance de cette dernière.

Enfin, le Conseil européen prend acte des « aspirations européennes » de l’Ukraine à se tourner vers l’Europe, en référence à sa demande d’adhérer à l’UE et en considération du fait qu’elle fait partie de la « famille européenne ». En conséquence, il invite la Commission à rendre un avis sur cette candidature au même titre que sur celles présentées par la Moldavie et la Géorgie.

Dans le prolongement immédiat de cette prise de position au plus haut niveau de l’Union et en recourant à une procédure accélérée, la Commission a versé, dès le 11 mars, un montant de 300 millions d’euros d’assistance macro-financière d’urgence à l’Ukraine. Ce dispositif, conçu comme un instrument exceptionnel de réaction aux crises, a pour objectif d’alléger la contrainte extérieure pesant sur un pays et de contribuer à un environnement économique stable à son profit. L’allocation ainsi fournie constitue la première partie d’une enveloppe de 600 millions d’euros, elle-même inscrite dans un programme d’aide de 1,2 milliard d’euros, qui devrait être entièrement déboursé au cours de l’année. Le 1er mars, la présidente de la Commission avait déjà annoncé un financement d’un montant d’au moins 500 millions d’euros au titre de l’aide humanitaire dispensée par l’UE. De même, une proposition a été présentée en vue de soutenir les actions de l’armée ukrainienne dans le cadre d’un autre instrument, la « Facilité européenne pour la paix ».

Un alourdissement des sanctions frappant la Russie a été également évoqué. Reste à savoir si ce type de pression, qui n’est pas non plus sans conséquences pour l’économie européenne, permettra de contrer avec suffisamment d’efficacité l’ énergie « fossile » (très caractéristique de sa personnalité) que déploie le principal dirigeant du pays agresseur pour alimenter une guerre que l’on pourrait qualifier de « conventionnelle ».

L’acuité du conflit russo-ukrainien peut avoir agi comme un révélateur à la fois des faiblesses et des potentialités d’une défense conçue à l’échelle de l’Union européenne au-delà du « pré carré » des souverainetés nationales prises individuellement en regard de ce domaine éminemment régalien.

Il n’en demeure pas moins que la prise de conscience ainsi manifestée à la lumière du consensus atteint à Versailles peut augurer d’un certain réveil de l’engagement européen – certes sans intervention militaire directe – dans un registre où d’aucuns auraient été volontiers enclins à lui attribuer un label « au bois dormant »… dormant ne fût-ce que d’un œil, se méfiant de l’autre : celui, cyclopéen, de Moscou !

Gérard Vernier

Gérard est ancien fonctionnaire à la Commission, enseignant à l’Université Libre de Bruxelles. Il est animateur de Sauvons l'Europe en Hauts de France.

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17 Commentaires

  1. Les accords commerciaux qui régissent nos échanges sont à l’origine de toutes les violences… Du début jusqu’à la fin de la chaîne, l’homme n’a construit que de la violence. Parler d’une Europe de la paix quand des milliards de gens sur Terre meurent de faim et quand chacun défendra son steack armé d’un fusil dans la main… Voila la réalité de ce monde… C’est la Loi du plus fort, le premier arrivé, le premier servi… quant à la parole, le contrat originel, l’histoire des sous-marins nous montre qu’effectivement la parole à un prix.
    Certains sont heureux, ont bâti un patrimoine, une sécurité… et il y a tous les autres… ceux pour qui l’ascenseur social mène à la cave.
    Ceux là, les désespérés, n’ont pour horizon que les murs de la cité et là encore la violence… Celle du chômage, des violences patronales, des violences policières, des contrôles au fasciés, du racisme… Toutes ces violences sociales ne sont que le fruit des règles économiques qui régissent ce Monde.
    Une Europe de la paix ? Pourvu qu’elle ne devienne pas un camp de travail… Mais il est vrai qu’en étant payé 8 euro de l’heure net il est possible d’aspirer à la liberté et au bonheur… Alors dans cette vie pourrie, vous vous mettez à boire, à fumer, là encore vous prenez des coups, et puis vous vous incluez dans un corporatisme qui vous protège tout autant qu’il vous détruit car il ne se privera pas de reproduire la même chaîne de maltraitance pour tous ceux qui en sont étrangers. Qu’il soit syndical, professionnel, politique… c’est la loi du clan et malheurs aux autres.
    Au bout de la chaîne ? La justice… Quand la société et l’environnement bâti par nos anciens vous a bien détruit, la justice se prévaut du coup de bâton final… et là pour le commun des mortels, ça pleut… Tu es criblé de crédits, t’as perdu ton boulot, ta femme t’as quitté, tu as bu un coup, tu fais une erreur, puis deux… puis c’est le tribunal et encore les coups de bâton dans la gueule.
    Voila le monde que l’homme a crée.
    Vous pouvez encore construire des armes pour vous défendre de vous même.

  2. Ce commentaire analyse très négative de notre société me convient assez. Pourtant il faut y apporter une précision selon moi. En réalité ce n’est pas l’homme lamda qui a créé ce monde violent, mais l’idée folle portée par un petit nombre et qu’on appelle « capitalisme ». Rappelez vous en France 1% possède 50% de la richesse du pays. Ce n’est pas banal. Que peut faire un homme qui a des milliards devant lui ? et dont il ne verra jamais le bout. Interrogation…

    1. D’accord avec vous 5/5, mais les gens lambdas comme vous dites ont un cerveau et ferait bien de réfléchir quand ils votent… qui les défend vraiment dans leurs programmes? L’accaparement des richesses par 1 ou 2% de la population, ça devrait faire penser pour comprendre qui , quels politiques, rendent possible cet état de choses?
      Oui, vive une Europe forte et unie, mais capable de sacrifices, car si les Ukrainiens en font et de quelle manière, nous pourrions en tant que peuple accepter aussi des inconvénients dans notre petite vie assez douce en Europe convenons-en!

    2. Mais les communistes participent de même à cette violence instituée… Le goulag ou la balle dans la nuque…
      Qu’importe le modèle de société… Communiste ou Capitaliste, Les 2 ont participé à instituer de la violence.
      Chez les communistes, l’individu n’existe pas. Chez les Capitalistes, l’espèce n’existe plus…
      Le bon compromis me semble être le modèle socialiste, le notre.
      Pour autant, mon commentaire est loin d’être négatif… Il est la représentation de l’idée que je me fais de nos sociétés imaginaires et des institutions que nous avons crées…
      Le parler, le dire c’est déjà apporter l’espoir de le comprendre et peut-être de le changer.
      Ce Monde d’humains qui prône la Zéro Tolérance (et surtout pour les autres) oublie simplement que l’humanité, c’est fragile.
      Ca peut vite disparaître.

    3. « Que peut faire…? » : la guerre bien entendu, militaire, sociale, économique…exemple récent : Poutine. Trop d’argent tue et détruit ceux qui en possède et le cache ou qui en sont possédés car elles ou ils en font un but ultime, en veulent plus. Et donc elles et ils se déshumanisent. Ils ne sont plus des êtres, ils ont…de l’argent, du pouvoir, des armes, des honneurs etc. Malheur à ces faux «riches »

  3. Il faut elire un président dont la finance soit vraiment l’ennemi. Malheureusement les Français n’en sont pas conscients. Ou ceux qui le sont se dispersent en de multiples chapelles sans savoir élaborer un vrai projet de changement dans ce domaine qui devrait être la priorité n° 1.

  4. Euh… les commentaires qui précèdent ne manquent pas d’intérêt et j’en partage largement les considérations d’ordre politique et social qu’ils mettent en évidence. Cela étant, ils me paraissent bien éloignés des centres d’intérêt du sommet européen de Versailles, plutôt orientés vers la problématique de l’autonomie énergétique de l’UE, les jalons envisagés pour promouvoir une Europe de la défense… et, bien entendu, la tragédie ukrainienne.

  5. Si vous partagez les commentaires  » hors sujet  » du sommet de Versailles, n’est-ce pas parce qu’ils vont à la racine du problème. Pouvoir de l’argent et pouvoir politique ne sont-ils pas liés ?
    Et où vont les sanctions, s’agissant de l’Ukraine, faute de pouvoir être militaires pour éviter une catastrophe nucléaire ? Au porte-monnaie ! Quel sommet faudrait-il pour maîtriser non seulement l’armée de Poutine mais la finance quj gouverne le monde ? N’a-t-elle pas une responsabilité dans les souffrances imposées au peuple ukrainien ?

    1. En fait, ce que vous soulignez mériterait une chronique à part entière… et n’hésitez pas à en faire bénéficier les nombreux familiers du site de Sauvons l’Europe. Mais, encore une fois, le sommet de Versailles portait sur des sujets plus proches des préoccupations des citoyens… qui ont pu constater les limites de proclamations telles que « mon ennemi, c’est la finance ». Militant socialiste de longue date, j’ai personnellement eu la naïveté de trop y croire…

      1. Il semblerait que l’Europe se dirige enfin vers un achat groupé pour l’énergie, elle n’a fait par contre aucun progrès concernant la construction de la défense européenne, de nombreux payes achètent de matériel américain au détriment de l’industrie européenne, aucun signe pour une Europe de la défense totalement indépendante, que se passera t’il si un nouveau TRUMP pro russe qui bafoue nos valeurs arrive au pouvoir aux USA ?

        1. en quoi trump bafoue t il nos valeurs ?
          moi j’ai vue que trump s’est attaqué à la mafia de l’état profond .quand à nos valeurs essentielles en france : liberté , égalité fraternité ,elles en ont pris un sacré coup et pas à cause de trump. il n’y a qu’a voir comment ont été traités les gilets jaunes puis la gestion de la crise covid .
          quand à une défense commune européenne ,je crains qu’elle soit surtout utilisée contre les peuples européens
          on a vu le respect qu’à cette mafia ( Sarkozy) pour le peuple de france qui avait vôté NON au référendum de 2005.

  6. Les proclamations ont certes des limites contrairement à l’hubris humain qui sans valeurs humaines et non…financières ne produit que des ravages. Et en politique, vous savez bien que les paroles entendues n’engagent que celles et ceux qui les écoutent.

  7. l’europe de la santé ? parlons en :
    van der leyen ( alias vent perche la hyène j’ai un profond mépris pour ce genre d’individu). présidente de la commission européenne et non élue par les peuples n’a elle pas acheté avec notre argent pour environ 1 milliard d’euros le médicament remdesivir aussitôt interdit car très dangereux et inefficace ,?
    son mari n’est il pas dans l’industrie pharmaceutique ( Arn en plus).
    je pense que trop centraliser et regrouper en une seule organisation comme l’U.E ne peut que faciliter la corruption et c’est vrai pour tous les sujets. cette organisation est un vrai repère de bandits qui en plus veulent nous impliquer dans des guerres . les peuples n’ont jamais voulu et ne veulent pas les guerres ce sont des saloperies comme van der lahyène qui décident à leur place  » les guerres sont toujours déclarées à partir de mensonges. (citation de julian Assange )

    1. Outre le jeu de mots dramatiquement vaseux au sujet du nom de la présidente de la Commission européenne, je me permets d’attirer votre attention sur une illusion d’optique dont, à cause des oeillères dont se parent volontiers les europhobes, ces derniers ont tendance à être victimes.

      Une Commission non élue ? Certes… mais c’est oublier que les interlocuteurs habituels – pour ne pas dire « naturels » – des commissaires européens que sont les ministres nationaux ne sont pas directement élus, eux non plus, pour l’exercice de leurs fonctions gouvernementales. En tout cas, à mon humble niveau, mon vote n’a jamais été sollicité pour ce genre d’élection.

      Bien plus, lorsqu’on analyse attentivement la biographie des commissaires européens, on constate qu’une grande majorité d’entre eux ont déjà été confrontés au suffrage populaire au niveau local, régional ou national, voire du Parlement européen… ce qui n’est pas nécessairement le cas pour des ministres nationaux, souvent nommés en raison de leurs compétences techniques, au-delà des petits arrangements entre amis.

      Enfin, ne négligez pas le redoutable exercice que constitue, pour les commissaires « pressentis », leur audition devant le Parlement européen avant leur « adoubement » final – une procédure démocratique souvent ignorée dans les systèmes nationaux. Du reste, l’expérience a montré, aux dépens de certains candidats, que le succès n’était pas assuré à 100% à l’issue de la procédure.

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