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Gauche Radicale et France Insoumise : « Choisis ton camp, camarade ! »

Les résultats des élections européennes sont maintenant connus. Au niveau national, le sursaut de participation et le résultat des listes soutenus par Sauvons l’Europe sont rassurants pour commencer par les éléments positifs. Evidemment, le score du Front National et l’abstention, toujours trop élevée, sont deux points noirs des résultats.

Au niveau Européen, comme prévu, le Parlement Européen est bien plus fragmenté que celui issu de la précédente élection.

En 2019, le Parti populaire européen reste le premier parti d’Europe, malgré une perte d’environ 40 sièges. Les pertes des sociaux-démocrates sont du même ordre. Certaines défections ou rapprochements de dernière minute et la réalisation (ou non) du Brexit changeront évidemment la donne. La première place du PPE ne lui assure, cette fois aucune légitimité, avec seulement moins d’un quart du Parlement européen (contre près de 30 % dans la précédente mandature). Il est donc nécessaire d’étudier les autres hypothèses que la désignation de Manfred Weber comme futur du président de la Commission européenne.

Le nouveau groupe Renaissance, dont LREM forme l’ossature, assure être bien davantage progressiste que l’ALDE dont il prend la succession. La lecture du programme LREM annonce de nombreux thèmes sociaux ou environnementaux. Espérons qu’au niveau européen, LREM et son groupe parlementaire européen restent cohérents entre leurs annonces électorales et les prises de positions à venir. Il ne s’agit pas seulement ici de crier au loup inutilement. D’une part en effet, le choix de la tête de liste peut laisser craindre le contraire, celle-ci indiquant se sentir bien plus proche de Bellamy que de Glucksman. D’autre part, dès 2018, Sauvons l’Europe faisait le constat Emmanuel Macron n’était plus tout à fait le même par rapport à sa campagne électorale. La loi Asile et Immigration fut le symbole de cette recherche d’un positionnement bien davantage à droite qu’une recherche du promis « en même temps » pendant les deux premières années de mandat.

Faire le choix de se détourner du progressisme au niveau européen, après s’être détourné du progressisme au niveau national pendant les deux premières années de mandat, serait condamnable pour le projet européen en plus de fragiliser la confiance entre citoyens et élus. Partant du principe que cette cohérence envers leur programme progressiste sera assurée, nous faisons l’hypothèse une alliance PSE/Renaissance. Les enjeux écologiques, bien identifiés par ces deux listes, devraient permettre que les écologistes acceptent, après de négociations, de rejoindre cette alliance. De fait, le PSE doit absolument imposer la présence des verts dans la future alliance majoritaire pour ne pas se retrouver dans une situation fragile face au bulldozer des partis soutenus  par Macron (Alde/renaissance) et celui soutenus par Merkel (PPE). Nous sommes à 320 députés européens, il en manque donc 50.

Il se joue, là, toute la coalition progressiste tant il existe deux hypothèses. La première est de se tourner vers le groupe parlementaire actuellement le plus important, le PPE. Bien qu’en forte perte de vitesse, ce dernier compte tout de même plus de 170 élus. Il serait fort probable que la CDU souhaite faire partie de la Commission pour peser de tout son poids et demande l’ouverture de négociations sur les politiques menées et sur les postes. De fait, cela permettrait une alliance PSE/PPE/Renaissance/verts. La discussion pour déterminer le Président d’une telle Commission sera serrée et le PS et les écolos pourraient exiger la non-désignation d’un membre du PPE à la tête de la Commission européenne, et en particulier de Manfred Weber, comme condition indispensable de leur accord pour une telle coalition. La présence de membres du PPE avec des postes clés au sein de cette coalition majoritaire pourrait assurer la bienveillance du PPE. Michel Barnier fait partie des membres du PPE qui pourrait renforcer cette hypothèse.

La dernière hypothèse est celle d’une alliance avec la Gauche Radicale. Mais, là, il est nécessaire de questionner la stratégie de la France Insoumise. En effet, cette dernière apparaît plus que floue : souhaite-t-elle faire le pari d’une telle alliance progressiste et des compromis sur lesquels reposent la pratique du pouvoir ou préfère-t-elle laisser le PPE au pouvoir pour rester confortablement dans l’opposition ? Il s’agit ici de poser seulement ces deux alternatives, car nous n’imaginons pas crédibles un seul instant une troisième hypothèse qui consisterait à dire que la France Insoumise n’attend que l’échec de la future Commission pour pouvoir crier à l’échec de la construction européenne, et ensuite pouvoir se rapprocher du Rassemblement National dans un jeu extrêmement dangereux de convergence sur un discours de sortie unilatérale des traités de l’Union européenne.

En 2 ans, la France Insoumise a tourné sa veste sur le plan B : d’une sortie de l’UE, elle préconise une sortie des traités européens. Le Brexit a fait son effet, même les populistes apprennent de leur erreur. Mais, il semble tout de même que le rejet de l’Union Européenne par la France Insoumise soit tel que certains préfèrent une alliance de circonstance sur le discours européen avec l’extrême-droite, plutôt que les difficultés du compromis du pouvoir. Il apparaît évident que l’exemple italien où le Mouvement 5 étoiles se fait bouffer tout cru par la Ligue du Nord ne sert pas de leçons à certains de nos mélenchonistes.

Aujourd’hui, cette majorité est peu probable, le total d’une alliance PSE/Renaissance/verts/gauche radicale manquant de quelques députés pour atteindre la majorité. Mais, ne pas chercher une telle alliance auprès de petits partis, c’est être certain de ne pas y arriver. La France Insoumise veut-elle laisser la CDU de Merkel, symbole de l’austérité punitive, au pouvoir ou veut-elle tenter de la mettre dans l’opposition ?

Dans le même temps, l’hypothèse forte d’un gouvernement minoritaire qui, du fait d’une majorité introuvable, survit grâce à une bienveillance relative des autres mouvements, renforce la crédibilité de cette coalition ALDE/PSE/Verts/gauche radicale.

« Choisis ton camp, camarade » ! Voila comment Sauvons l’Europe interpelle la Gauche Radicale aujourd’hui : laisser le PPE au pouvoir, se rapprocher du Rassemblement national pour préconiser une rupture catastrophique avec les traités européens ou tenter l’exercice compliqué du pouvoir avec d’autres groupes parlementaires attentifs aux enjeux sociaux et environnementaux ? Evidemment, cette question vaut au niveau national. La France insoumise acceptera de mettre dans l’eau dans le vin de son opposition à l’Europe pour tenter un rapprochement avec les autres partis de Gauche ?

En même temps que cette interpellation à la Gauche radicale, nous proposons deux premières conditions aux PSE pour construire la future coalition progressiste : « Exigez les verts dans la coalition majoritaire et refusez un président de la commission du PPE ». Sans ces deux conditions, inutile d’espérer que la Gauche radicale se mette à la table des négociations…

Benoit

Benoit est membre du bureau de Sauvons l'Europe et responsable des études et publications

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27 Commentaires

  1. Rien pour l’ultralibéralisme de Macron: la vente des services publics aux multinationales européennes ou mondiales, le sacrifice des pauvres…Rien pour le populisme de Le Pen, tout pour la troisième voix: une écologie politique, responsable, radicale et sociale, notre espèce meurt de la pollution de l’air, de l’inefficacité des antibios, des cancers dus aux pesticides…L’urgence c’est maintenant!

  2. refusez un président de la commission du PPE, peut être mais il est en tête : peut être aussi essayer de peser sur le nom du candidat du PPE car il y a des personnes acceptables au PPE pour une majorité ; dire NON d’emblée au PPE ne fera pas une majorité

  3. La France insoumise n’a jamais proposé la sortie de l’Union européenne, ni pendant la campagne présidentielle, ni pendant la campagne de l’élection européenne… Sa position – même avec une articulation plus affirmée de plan A et plan B pendant la présidentielle – a toujours été la « sortie des traités », ce qui signifie : exigence d’une renégociation radicale des traités européens à l’initiative d’un gouvernement de gauche français, en cas de refus désobéissance face aux règles européennes absconses (critères macro-économiques budgétaires, travailleurs détachés, aides d’Etat, etc.), blocage des institutions européennes et éventuellement suspension de la contribution financière de la France à l’UE, dans le but de ramener les « partenaires européens » à une discussion en mettant en oeuvre un rapport de force politique qui peut fonctionner avec la France et que la Grèce (par exemple) ne pouvait soutenir seule… Qui ne voit qu’à continuer sur le même chemin l’Union européenne telle qu’elle est chemine vers son implosion par l’accroissement des déséquilibres macro-économiques internes d’une part et alimentation des votes nationalistes et xénophobes d’autre part.
    C’est une question de survie de l’idée de la construction européenne.
    Quant à expliquer que LREM renforce le progressisme européen, c’est une vaste blague quand on mesure la politique menée en France, et l’absence de prise complète du gouvernement français de Chirac à Macron dans les rapports de force au sein de l’UE. La réalité est que le véritable pouvoir au sein de l’UE est d’une part au sein du conseil européen, donc des gouvernements, et d’autre part au sein des seule institutions pseudo-fédérales ou supranationale qui sont la BCE et la CJUE qui ont la particularité de ne rendre de compte à personne, en apesanteur par rapport à la toute notion de souveraineté populaire, transformant l’UE en entité a-démocratique.

    1. Entre le « FREXIT » et cette impossible renégociation des traités aboutissant en cas de refus – plus que prévisible – à se retirer de fait de l’Europe (non application des règles communes, non contribution, etc.), il n’y a guère de différence.

    2. Très bien, j’apprécie votre commentaire. J’ajoute ceci : le mot « progressisme » me fait bondir si l’on évoque Macron ou Merkel. De quel progrès s’agit-il ? La précarité? La pauvreté? La destruction des services publics? L’évasion fiscale? La concurrence acharnée et destructrice de l’humain et de l’environnement? C’est se moquer comme on disait au XVIIème siècle…

    3. Je suis tout à fait d’accord avec Frédéric Faravel. Je pense que le contenu de cette article procède soit de l’ignorance, soit de la malhonnêteté intellectuelle en essayant de faire passer la LFI pour un mouvement capable de faire alliance avec des partis d’extrême droite pour former un groupe. Du grand n’importe quoi !
      Il est plus sérieux et réaliste de penser que les alliances se feront projet par projet et les compromis se feront selon la capacité des groupes formés à effectuer des convergences de point de vue sur tel ou tel dossier (évasion fiscale, libre échange, réchauffement climatique, transition énergétique, transports, PAC, géopolitique, …) et si ces convergences de vue sont globalement majoritaires ou non, il y aura alliance ou pas. Globalement, au cours de la prochaine mandature, on peut anticiper que la LFI pourra travailler main dans la main avec EELV sur un certain nombre de dossiers. Certainement moins avec les groupes socialistes qui sont toujours dans une idéologie productiviste et libre-échangiste mais tout de même parfois juste sur le plan social. Je pense que ce type d’article aurait tout à gagner à faire de la pédagogie argumentée et de l’anticipation sur les coulisses de potentiels accords selon les différents dossiers politiques plutôt que de diffuser des éditoriaux grossiers et bassement partisans.

  4. Bla-bla-bla les compromis, les compromissions,les alliances…. il nous reste 12 ans pour inflechir la catastrophe écologique en cours et annoncée par tant de scientifiques et citoyens qui la constatent déjà ( migrants climatiques) et EELV, pour exister politiquement, cherche davantage le greenwashing qu’une réelle efficience ….
    Ce matin, post élections, les journalistes annoncent la catastrophe déjà en cours chez Alstom….avec moult suppressions de postes. Politiques à vomir. Menteurs en col blanc. Oui je reste Insoumise pour toujours .
    Contre le RN pour toujours.
    Et avec Manon je crie Espoir pour que mes enfants puissent continuer à vivre sur cette terre que le libéralisme outrancier PPE PSE En Marche matraque socialement, environnementalement , fiscalement.

  5. bonjour,

    imaginer une coalition alde/GUE est proprement hallucinant et montre une certaine méconnaissance de la gauche radicale européenne. en revanche vue la proximité idéologique, une alliance pse/alde/pp semble plus probable.
    et il ne faut pas oublier non plus que le parlement européen ne fonctionne pas comme un parlement national, la discipline de groupe étant nettement moins forte

  6. Qu’est que c’est que cette sauce politicienne ? Vous voudriez nous faire croire qu’une partie de la droite et du centre droit aurait des intentions progressistes ?
    Citez-nous une seule proposition allant dans ce sens particulièrement sur la question du fonctionnement et d’une gestion démocratique de l’UE avec un conseil et une commission toutes puissantes ? Un parlement réduit quasiment à une chambre d’enregistrement de décisions prises par les gouvernements européens acquis à l’économie libérale ?
    La gauche européenne radicale n’a rien à attendre de vos arguties . Elle devrait plutôt se rassembler pour proposer une alternative d’abrogation des traités européens et une grande consultation pour définir une autre démarche respectueuse des besoins des populations , actuellemlent bafoués .
    Roger

    1. « Un Conseil et une Commission tout(e) puissant(e)s « ? Attention aux amalgames qui pourraient méconnaître toutes les subtilités du fonctionnement de l’UE ! La hiérarchie politique née de l’observation et de l’analyse de ce fonctionnement appelle au moins quelques nuances:

      – Conseil européen (au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement): de plus en plus « tout puissant »;

      – Conseil (au niveau des ministres): « très puissant »;

      – Commission: « puissante » dans les domaines restreints que, dans les traités, les Etats membres ont bien voulu concéder à l’Union en tant que telle, c-à-d à la lumière de ce que formule très clairement l’article 5 du traité sur l’Union européenne sous le vocable du « principe d’attribution »: « En vertu du principe d’attribution, l’Union n’agit que dans les limites des compétences que les Etats membres lui ont attribuées dans les traités pour atteindre les objectifs que ces traités établissent. Toute compétence non attribuée à l’Union dans les traités appartient aux Etats membres ».
      Certes, la Commission, sur le terrain de la procédure, dispose de ce qu’on veut bien encore appeler le « monopole de l’initiative » en matière législative… mais, en amont de l’initiative se situe l’ « impulsion » – et celle-ci émane de plus en plus souvent du Conseil européen, du Conseil ou du Parlement européen: une lecture attentive des conclusions, résolutions, voire déclarations, de ces trois instances conduit à constater que ce sont elles qui, à de multiples reprises, « invitent » la Commission à prendre telle ou telle initiative législative ou à produire tel ou tel rapport précis;

      – quant à réduire le Parlement européen à une « chambre d’enregistrement », c’est ignorer une grande partie des tâches effectuées en son sein: travaux approfondis des commissions parlementaires que traduisent des rapports en général fort bien documentés et argumentés; participation à l’oeuvre législative, avec, parfois, des discussions « au finish » avec le Conseil et la Commission pour faire prendre en compte ses positions au stade ultime de l’adoption d’un règlement ou d’une directive; autorité budgétaire de dernier ressort pour un certain nombre de dépenses… et, élément non négligeable, pouvoir de contrôle sur la Commission. Même si l’exercice de ce pouvoir obéit à des conditions que l’on peut considérer comme « lourdes », il suffit de rappeler le précédent constitué en 1999 par la « mésaventure » de la Commission présidée par Jacques Santer: un simple rapport confié par le Parlement de l’époque à des experts indépendants a suffi à provoquer une démission anticipée de l’exécutif bruxellois, sans qu’il y ait eu recours formel à un vote du Parlement.

      Tout cela pour souligner qu’il ne suffit pas de se fonder sur des rumeurs pour énoncer des jugements sans appel..

      Cela étant, votre mention des « gouvernements acquis à l’économie libérale » ne manque pas de pertinence… et elle me préoccupe aussi. Mais les méandres des divers systèmes électoraux au sein de l’Union européenne ne peuvent dissimuler une réalité que, même si je la déplore personnellement, il est difficile de nier: à savoir que, jusqu’à un passé tout récent, les élections ont penché plutôt en faveur des courants dits « libéraux ». Reste à voir si la poussée plus « verte » qui vient de se manifester ne contribuera pas à amorcer – restons prudent dans la terminologie – au moins un certain changement de la donne.

      Bien cordialement.

  7. « Espérons qu’au niveau européen, LREM et son groupe parlementaire européen restent cohérents entre leurs annonces électorales et les prises de positions à venir. » ….
    :-)))
    Je me gausse … Vous semblez être un adepte du « en même temps »?
    Optimiste et naïf en même temps ;o)
    Ou alors « Sauvons l’Europe  » n’est qu’un organe de plus, au service du libéralisme, en charge de maintenir quelques mécontents dans le troupeau. Je le crois de plus en plus.

    1. Ouiiii c’est pour ça qu’on est bénévoles et qu’on fait ça sur notre temps libre. Après, la vie politique française est plus à gauche que dans d’autres pays, donc ce n’est pas non plus un trop grand écart de la part de LREM

  8. Comment se désinscrire de ce site, dans lequel je ne me reconnais absolument aucunement? Vos alliances de circonstance n’ont jamais produit d’effets positifs sur la population, si ce n’est de tomber au final dans les bras des sirènes libérales et du pouvoir financier mondialisé bien incrusté dans les lobbies européens et toutes les institutions.

    MERCI DE ME DÉSINSCRIRE.

    1. Volontiers. Ceci dit sur le fonds, la France est aujourd’hui le pays avec le plus fort taux de redistribution au monde. Donc les hyperboles sur le pouvoir financier mondialisé est peut être exagéré?
      Amitiés

  9. Je ne suis pas sur à la lecture de ce  » document » que Benoit ait pris le temps de bien écouter le massage de la france Insoumise….. à moins qu’il suive un autre chemin plus personnel !

  10. Réduire le choix des français au binaire, ou la peste Macron ou le choléra Le Pen, c’est une manipulation macronienne. 50% des français ont fait d’autres choix et 50% n’ont pas voté du tout. Heureusement il existe un autre choix, celui du seul parti ayant créé la surprise, ayant déjoué les sondages et représentant maintenant le troisième part de France en ascension surtout chez les jeunes, l’avenir politique. Les écologistes! Forçons les à une écologie politique, de l’écologie sociale, fin du monde et fin de mois!

    1. Autant, c’est le « jeu » habituel des gouvernements au sein du conseil pour disposer d’une commission qui soit favorable aux intérêts de leur pays, autant je trouve cela pitoyable au niveau des partis et de leurs élus!
      Oui, il y a une urgence absolue c’est la préservation de notre environnement face à une catastrophe annoncée et prouvée et une inaction des pouvoirs quand il ne s’agit pas au contraire d’une négation de cette catastrophe par des gouvernants afin de défendre des intérêts privés (D. TRUMP)
      Et d’autre part il faut faire face à cette peur (irrationnelle)distillée par les nationalistes et les réseaux sociaux (complotisme, remplacement du fait de l’immigration…) en montrant les faits et en agissant conformément au principe d’égalité en droits de tous les êtres humains dans l’espace et le temps et dans le respect de ces droits et de la préservation de notre planète et de ses ressources.
      Pour cela il faut agir au travers de projets dont on assure le financement et les moyens, dont on contrôle l’efficacité et aux quels soient associés tous les citoyens tant à titre individuel que collectif.

  11. Je suis de plus en plus d’accord avec ce que dit Sauvons l’Europe. Il est en effet possible de construire une majorité ou une minorité de gouvernement amenant des progrès en matière sociale et environnementale. Et de la confrontation entre les propositions de différents partis et de différents pays peut naître beaucoup de choses (voir la proposition de mieux disant européen pour les droits des femmes dans les tracts de la liste de Macron)
    Maintenant… vient trop souvent le moment ou le vilain mari tue le prince charmant! Pour Hollande et Macron après leur élection, c’est venu tout de suite! Macron a l’air de penser un peu maintenant au côté social, ses tracts pour les Européennes étaient merveilleux, j’étais d’accord sur tout, reste à voir ce que concrètement il en sortira! A vrai dire les propositions pour ces Européennes des 2 candidats allemands, même du conservateur, étaient au point de vue social, plus à gauche que la politique française actuelle! On peut faire quelque chose, ce sera ensemble, même si les élans donnés dans certains pays (comme l’Espagne) ne peuvent que le faciliter.
    Mais il faut sortir (et Macron en premier) de cette théorie, qui n’a même pas de réalité universitaire et politique, du ruissellement, que les très riches font couler la richesse vers le peuple. Les très riches en veulent toujours plus, trouvent naturel que leur richesse ait une progression à 2 chiffres alors que les retraites sont bloquées! , ils rechignent même à nous laisser les centimes ! Et leur fibre écologique est directement proportionnelle aux bénéfices et aux subventions qu’ils pourront en tirer, cela ne les dérangera pas de mettre des champs d’éoliennes n’importe où, de déforester l’Amazonie pour mettre des palmiers à huile pour faire une essence « verte » (faut bien se consoler du gazole, qui ne s’était développé que pour profiter d’une fiscalité favorable) de promouvoir la voiture électrique sans se préoccuper de comment on obtiendra cette électricité ! Ce n’est que par le maintien ou le développement d’une vraie classe moyenne que les pays pourront progresser (et diminuer le nombre de migrants économiques, d’exilés et de radicalisés, dans leurs grande majorité les hommes aspirent à vivre libres, heureux et tranquilles chez eux auprès des leurs, comme on disait dans les années 50-60, « c’est rarement par plaisir que les fils de l’Espagne toréent ! »)

    1. Mon expérience des élus (es), quelqu’ils soient et à tous niveaux, m’incite à vous répondre que les promesses chez la quasi totalité des politiques, n’engagent que ceux et celles qui les lisent et les écoutent.

  12. Il est peu probable qu’ALDE envisage une quelconque alliance avec GUE, il est sûr que FI au sein de GUE s’opposera à toute alliance avec ALDE : plus ils sont affaiblis plus ils semblent s’enfermer dans le sectarisme à FI. Il faut être un peu bloqué pour ne pas comprendre que dans un parlement multinational élu à la proportionnelle ça ne peut marcher qu’au compromis.

  13. Eh bien ! maintenant, le Kamarade Mélenchon va peut-être pouvoir continuer sur la même ligne, mais avec une orthographe légèrement différente: « Je suis un nain soumis (notamment à mes caprices de diva) ». J’insiste bien sur le terme « nain », en me prévalant de mon grand âge et donc de l’époque où j’ai pu admirer de vrais grands hommes de progrès: Mitterrand, Rocard,, Chevènement. En ce temps-là, les débats internes à la gauche avaient au moins du panache.

  14. Très drôle l’évocation d’une alliance PSE, Renaissance et FI. Comment une collaboration au PE pourrait-elle s’accommoder des tombereaux de haine et d’insultes que LFI verse chaque jour en France sur tous ses adversaires, Macron et le PS en particulier? L’auteur semble très centré sur la politique et les alliances françaises, ce qui n’est pas le sujet.

  15. Remarque marginale sur l’intérêt accru des électeurs pour le vote de 2019:
    je crois que le feuilleton infernal du Brexit, ressassé à l’envie par tous les media, a joué un rôle : indépendamment de l’idée qui a pu se développer que sortir de L’Union était non seulement coûteux mais difficile et qu’on n’était peut-être pas si mal que ça en UE. Ce rassassement a réussi paradoxalement ce que nous n’avons jamais obtenu:
    davantage d’Europe à la télé !

  16. « gauche radicale »…c’est quoi ce truc qui ne veut rien dire a la grande majorité des électeurs/auditeurs médias….des mots pour ne rien expliquer de la différence entre gauche PRO-CAPITALISTE et gauche ANTI-CAPITALISTE !!!!!!!

  17. On se demande vraiment si ce Benoit sait compter. Il n’y a pas de majorité suivant les derniers chiffres du Parlement européen pour une coalition majoritaire Set D+ADLE+ Verts+Gauche radicale, le Parlement compte aujourd’hui (avec le Royaume Unie) 750 députes, la majorité est donc fixée à 376 sièges, or cette coalition n’en fait que 365. Si l’on regarde attentivement les chiffres il n’y a aucune majorité, autre que relative, sans le PP. Les deux seules possibilités sont d’une coalition PP+ S et D+ADLE = 440 sièges ou PP+S et D+ADLE+ VERTS = sièges. En outre, que viendrait faire cette alliance soit-disant progressiste avec un groupe radical en voie de disparition qui comprend un nombre non négligeable de totalitaires, des eurosceptiques et des détracteurs de la démocratie libérale ? Il ne s’agirait pas alors de sauver l’Europe mais de la couler.

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