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Trois sujets chauds pour l’Europe

Le Pacte civique interrogeait en juin Fabien Chevalier sur les points chauds de la future Commission européenne.

Qu’offrir aux citoyens européens pour rendre durable l’intérêt qu’ils viennent de manifester à l’égard de l’Union européenne ?

Sauvons l’Europe propose d’ouvrir le chantier de l’Europe participative ! L’urgence démocratique exige de réfléchir à un « pacte participatif » à même de porter le projet européen. A ce titre, quelques pistes nous semblent prioritaires. Nous pensons particulièrement à la mise en place d’un forum de citoyens tirés au sort et réunis mensuellement à Strasbourg qui aurait de réels pouvoirs d’influence sur les décisions des autres institutions européennes. Ce forum serait doté de financements et d’un secrétariat ad hoc. Il y aurait là l’occasion de repenser le sens du statut institutionnel de Strasbourg, au coeur des nouveaux défis démocratiques.

Comment réformer la zone euro de manière à favoriser aussi la convergence sociale ?

La convergence sociale est un défi posé à tous les Etats. En France, nous avons un système de service public et de redistribution qui compense en partie les différences de création de richesses entre régions riches et régions pauvres, entre citoyens riches et citoyens pauvres. Bien sûr, on pourrait faire mieux. Mais si l’objectif est la réduction des inégalités, il faut en priorité 3 choses : une volonté politique, un levier budgétaire, et le principe de normes minimales dans chaque État membre en termes de salaire et de revenu minimum, conformément aux principes du socle européen des droits sociaux de Göteborg. Le reste suivra… Dans cette optique, la création  d’un budget de la zone euro est une excellente nouvelle, même si son montant est bien trop faible. Espérons que ce ne soit qu’une première étape.

Que faire pour combler peu à peu le fossé qui s’est créé entre l’Ouest et l’Est de l’UE ?

C’est un sujet complexe. Comme il faut bien commencer quelque part, je pense qu’il faut sortir d’une logique d’affrontement et trouver un sujet mobilisateur pour les citoyens et responsables politiques, qu’ils soient Espagnols ou Bulgares, Belges ou Hongrois. Nous manquons d’ambition et alimentons un climat anxiogène de défiance, ce qui n’est bon pour personne. Quel projet pourrait unir les Européens ? Pourquoi pas le projet d’universités européennes proposé par Macron ? Posons cette question à ceux qui souhaitent devenir Président de la Commission européenne et que le futur élu fasse le tour des capitales comme le fit Jacques Delors en son temps !

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Fabien Chevalier

Fabien Chevalier est président de Sauvons l'Europe

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10 Commentaires

  1. un peu léger comme réflexions; il faut poser réellement les problèmes de la démocratie européenne qui n’existe pas, puisque ce sont en gros les chefs d’état qui décident de tout; il est évident que l’unité, ou plus modestement le rapprochement s’effectuera grâce à l’éducation et la culture, parents pauvres actuels partout; Erasmus pour tous devrait être la norme, est un peu plus de peréquation financière entre les différents pays pour rattraper les inégalités; sans oublier la catastrophe écologique qui s’annonce tous les jours un peu plus, et qui n’a pas l’Air d’émouvoir les dirigeants.

    1. La démocratie européenne existe, elle est notoirement insuffisante et peut bien sûr être améliorée.
      L’heure n’est pas encore venue pour une grande réforme institutionnelle compte tenu du Brexit et de la poussée populiste.
      Pour le moment il nous manque des projets pour agir localement.
      Sauvons l’Europe doit repérer d’autres associations lui ressemblant, et commencer à travailler avec elles.
      Dans les pays où on n’en connaît pas, ce serait la première tâche de cette coopération d’essayer d’en lancer.
      Ces associations devraient réserver une part de leurs communications aux actions des autres pays pour développer une appartenance commune.

    2. Pour faire fonctionner la démocratie Européenne, il est essentiel que la culture joue son rôle en adoptant une langue officielle commune Européenne, comment unir des peuples qui ne se comprennent pas ? Y a t-il eu un oublie lors de la création de l’Europe, ou les instigateurs n’ont pas voulue associer les populations pour ne pas leur compliquer le travail et appliquer librement la formule « diviser pour régner » Les États-Unis, le monde Arabe, la Russie l’ont fait, serions nous plus bête et plus soumis qu’eux ?
      L’UCEF Union des Citoyens Européens Francophones propose un référendum pour choisir une langue commune officielle Européenne.

    1. Complètement d’accord. Cette langue existe, s’apprend en quelques mois, et on parle couramment espéranto en 3 ans.
      Avec d’autres associations européennes nous ressemblant, essayons d’obtenir qq crédits pour réaliser un outil Internet d’apprentissage en ligne.
      Prenons contact avec le réseau espéranto qui existe et ne demande qqu’à se développer.

      1. J’ai personnellement toujours nourri une grande sympathie pour l’effort de simplification constructive que représente l’espéranto.

        Malheureusement, j’ai dû me résoudre à la faiblesse que cette construction incarne sur le terrain du « vivant ». Ainsi, pour illustrer la difficulté par une image empruntée au monde floral, on pourrait la comparer à une fleur artificielle: telle le « canada dry » par rapport à d’autres breuvages, elle rappelle la beauté plastique (« plastique », c’est bien le cas de le dire !)… mais ne possède ni le parfum, ni, surtout, l’enracinement du végétal.

        Or, une langue « vivante », c’est bien celle qui, sur le long terme, est forgée par le peuple qui la parle et non par des élites éprises de rationalisation, fussent-elles l’apanage d’éminents grammairiens. La « vox populi », ce n’est pas seulement une question d’expression électorale.

  2. Qui connait l’espéranto ? Le Français était pendant longtemps la langue parler par les instances officielles en Europe, l’Anglais face au Français a était choisie par les américains à une voie près, l’anglais s’immisce dans le langage populaire, il est grand temps que les états non francophones désireux de faire partie d’une vraie Europe unie, apprennent le Français à leurs enfants dès leur plus jeune âge comme première langue. Progressivement cette langue deviendra usuelle, à la clé les Européens feront 2 milliards d’économie de frais de traduction annuel ! Ils entreront dans une vraie démocratie.

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