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Quelles réponses face au totalitarisme islamiste ?

La France est à nouveau touchée par les barbares sanguinaires islamistes et les témoignages de solidarité affluent de toute l’Europe. Le Parlement européen décrète une minute de silence et Ursula Von der Leyen rappelle que sans professeurs il n’est ni citoyens, ni démocratie. Et après ?

La tentation est grande, sous le coup de l’émotion, de s’en tenir à un discours de fermeté policière, d’envoyer paître une protection des droits humains trop incommode ou de se fermer à l’expression des luttes antiracistes au motif que ces belles idées peuvent être instrumentalisées par les tueurs et les incendiaires. Les seules idées qui doivent être bannies de l’espace public sont celles qui, directement ou indirectement, appellent à la violence.

Les bénéfices d’un tel renoncement à une société meilleure et plus libre seraient de court terme. Nos forces de sécurité ont développé un appareil de surveillance efficace, qui permet de repérer et d’éviter nombre d’attentats, mais qui nécessite souvent d’observer plutôt que de réprimer. Et sous couvert illusoire d’efficacité, les appels à cesser de tolérer un défaut d’uniformité de la société nourrissent un imaginaire de guerre civile. Faisons plutôt confiance à nos institutions républicaines et au choix éclairé des électeurs qui sauront sanctionner les élus qui auraient failli.

La voie à suivre pour défendre notre civilisation, c’est-à-dire notre manière de vivre, est moins simple et plus exigeante. Il nous faut cesser d’être lâches. Il nous faut être exigeants avec nous-même et affronter nos contradictions.

On a trop reproché aux dessinateurs de Charlie Hebdo d’avoir joué avec le feu alors qu’ils ne faisaient qu’exercer leur droit à l’expression. On a trop reproché aux enseignants recherchant un exercice pédagogique sur la question de froisser les élèves – et les parents – quand ils ne faisaient qu’accomplir leur mission. Que doit-on reprocher aux victimes de l’hyper Casher et de l’école d’Ozar Hatorah à Toulouse ? D’avoir eu le tort d’être juifs ?

Pas de vague ! Tel est le mot d’ordre qui conduit trop souvent l’action de nos services publics, paupérisés et soumis à des couches administratives pesantes. Ne froissons personne, contournons les susceptibilités pour éviter les ennuis, puisque le blâme viendra à la moindre difficulté, quoi qu’on fasse, de la part de donneurs de leçons qui ont en commun d’être éloignés de ces difficultés du quotidien. Afin d’éviter tout heurt, allons au-delà des accommodements qui peuvent sembler raisonnables. Et donc acceptons les limites au débat public que nous imposent une extrême minorité d’extrémistes bien organisés et qui jouent des failles juridiques et sociales de nos sociétés.

Le terrorisme et les discours de haine n’ont d’autre but que de tenir en respect toute velléité de jeter des ponts entre nous. Car aucune société ne peut résister à un isolement de ses membres derrière des douves infranchissables. Loin de grands discours mille fois répétés sur une opposition de principe à un islamisme croquemitaine, les services publics doivent retrouver l’intelligence du quotidien pour rappeler les règles communes à la République, et les principes qui nous rassemblent. Un professeur abordant l’esprit critique ne doit pas le faire seul et sous la menace permanente de reproches, mais dans le cadre d’un cursus normalisé et banal.

Notre esprit public s’empoisonne également d’une montée des oppositions irréconciliables sur tous les sujets, et d’une valorisation permanente des points de vue les plus extrêmes. La nuance, la conscience de l’étendue de la complexité des choses est dévalorisée et seul a droit de cité le manichéisme le plus sectaire. Servie par la segmentation des médias, cette dynamique a connu une accélération sans précédent à cause des phénomènes d’entre-soi que favorise l’architecture actuelle des réseaux sociaux. Les discours de haine y sont valorisés et s’y répandent presque sans assistance humaine, jusqu’à rencontrer des tueurs disponibles.

Une régulation de ces réseaux et d’abord des entreprises qui les opèrent est indispensable. Elle peut se faire pour partie dans un cadre national, et il faut saluer ici où là les condamnations des figures les plus publiques et les fermetures de leurs comptes. Mais seule l’Europe dispose de la puissance nécessaire pour écrire les règles du jeu en la matière. Soyons réalistes, l’ambition des géants de l’Internet en matière de chiffre d’affaires et de profits n’est pas en soi alignée avec celle des Etats européens d’assurer la concorde publique.

Il faut enfin réarmer la puissance judiciaire, puisque les appels à la haine, les menaces et la discrimination tombent déjà sous le coup de la loi. Le budget de la justice française étant famélique au regard des autres États européens, la tentation s’exprime de se passer de juges. Ce serait s’en remettre au hasard et à l’arbitraire de l’administration, comme à la lubie et au déplaisir du premier venu dans l’arène publique.

A plus long terme, nous devons-nous appuyer sur notre histoire et nos valeurs communes : la devise française et les combats européens des pères fondateurs de l’Europe.

« Liberté – Egalité – Fraternité ». Cette devise nous rappelle que notre premier guide est de rester libres de ce que nous disons et nous faisons, et de le l’accepter chez les autres quitte à les critiquer. Elle nous rappelle la nécessité de viser l’égalité, plutôt que la segmentation territoriale ou sociale. Elle nous rappelle que nous sommes tous Frères et Sœurs d’une communauté de destin et que notre destin commun s’invente ensemble plutôt que sur le rejet de tel ou telle.

 

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Sauvons l’Europe, association pro-européenne et progressiste qui s’engage pour une Europe démocratique et solidaire

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14 Commentaires

  1. Lisez la sourate 8 du coran de cette merveilleuse religion de paix et d’amour, puis s’il vous reste du temps lisez les 40 hadiths qui complètent ce saint coran de La Mecque.

  2. Chers amis, permettez-moi ajouter une proposition à celles de votre article. Vous constatez, à juste titre que « les discours de haine y sont valorisés et s’y répandent presque sans assistance humaine, jusqu’à rencontrer des tueurs disponibles ».

    1. Je continue mon commentaire qu’une erreur de clavier a rendu définitif. Je voulais donc suggérer que ce qui fait proliférer les tueurs potentiels est la misère qui règne dans les banlieus des villes européennes. Il est impossible de faire étouffer les dicours divers de la haine, il l’est impossible éliminer les tueurs potentiels. Mais nous pouvons travailler pour réduire drastiquement l’impact des dicours de la haine si nous réduisons la misère dans mon villes. Ce sera long, mais c’est indispensable pour gagner le combat pour sauvegarder la libertùe.

  3. Plus fondamentalement, ne devrions-nous pas nous interroger sur les raisons profondes de la radicalisation et du passage à l’acte de « terroristes » ? Un exemple :

    Lorsque Sarkozy pousse, avec la bénédiction du « philosophe » de service BHL, à la guerre en Libye, qui aurait fait entre 30.000 et 60.000 morts selon les sources et quelque 50.000 blessés, par l’entremise de 8.000 raids aériens et le largage de plus de 30.000 bombes, pour « raisons humanitaires », afin d’éviter que Mouammar Kadhafi ne déclenche une répression éventuelle contre les insurgés de Benghazi et d’autres villes, parle-t-on de terrorisme ? 30 à 60.000 morts « humanitaires » ! Nos vies valent-elles mieux que les leurs ? Où était à ce moment-là la France phare des lumières et de la raison ?

    Et ne parlons pas de l’implication des pays occidentaux dans les conflits en Afghanistan, Irak ou Syrie. Était-ce aussi de « l’humanitaire » ?

    Pourtant, aucun chef d’Etat ou de gouvernement concerné par ces conflits n’a été appelé à comparaître devant la Cour pénale internationale (CPI), puisqu’il ne s’agirait ni de crimes de guerre, ni de crimes contre l’humanité, dont les définitions sont très strictes. Ce sont ces mêmes chefs d’Etat ou de gouvernement qui « aident » l’Afrique et les pays pauvres, en exigeant d’eux des preuves de bonne gouvernance et de respect des droits humains ! Ne serait-il pas temps que nous nous interrogions sérieusement sur la signification exacte de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ?

  4. Merci M GERMAIN Gilbert, c’est tout à fait juste et explicatif de la frustration violente de certains et des insuffisances de l »occident ». J’ai écrit mon billet hebdomadaire quelques heures avant le crime de Conflans, sur le même thème et ce fut mis en ligne lundi 19 par la lettre spécialisée http://www.prochetmoyen-orient.ch à ma rubrique « Semaine au cœur ».

    Au Sénat et à l’Assemblée, notre chef d’état-major a évoqué l’indignation suscitée par les propos de l’ex-otage libérée au Mali, qui a dénommé « groupes d’opposition armés » ceux que notre armée et notre gouvernement affrontent et désignent comme ennemis terroristes. Inversement j’ai souvent critiqué nos médias parlant de « rebelles » en Syrie au lieu de groupes et mercenaires armés. Certes l’armée française ne prend pas d’otages civils, mais à Raqqa et à Mossoul elle a bombardé massivement sur les quartiers civils. On l’a poussé à opérer en Syrie sans une réelle attention au droit international, en Iraq sans vraiment maîtriser la violence de sa coalition, pour un objectif politique guère transparent. Le courageux colonel français qui a osé l’écrire dans la revue de défense nationale en janvier 2019 fut vite censuré. Bush et Blair furent de vrais terroristes qui restent à juger, Sarkozy est encore présumé innocent…
    Bernard Cornut

  5. Liberté d’expression? Pour avoir enseigné pendant 30 ans en lycée professionnel à St Denis et Aulnay et avoir vécu dans des quartiers « difficiles », avoir observé l’évolution de mes élèves, je peux vous dire que dans ces quartiers la liberté d’expression est impossible depuis la montée en puissance depuis les années 80 des dealers et de l’islamisme radical depuis la première intifada. Ceux-ci règnent en maîtres sur les cités, imposent leur omerta par des menaces physiques sur les biens et les personnes. Les quelques personnes pourtant connues qui osent s’exprimer sont victimes d’une fatwa ,protégées par la police, comme l’imam de Drancy,Hassen Chalghoumi (il y a 800 imams bénévoles en France et 300 payés par des états étrangers…Qatar, Arabie saoudite…) et Zineb el Rhazoui ancienne de Charlie. Quand la majorité des imams français s’opposera-t-elle au radicalisme islamiste qui les menace prioritairement, menace la liberté des musulmans de France (virginité, divorce, homophobie, misogynie..) et les obligent à soutenir des visions obscurantistes et guerrières de l’Islam et faire dire à Dieu ce qui leur permet d’exercer leur pouvoir. Depuis quand Dieu, s’il existe, a-t-il besoin des hommes qu’il a créé pour résoudre ses problèmes avec eux?
    Les quartiers « difficiles » ont aussi besoin d’être protégés par notre police, police qui a vu depuis des années ses commissariats de proximité fermer les uns après les autres, manquant de personnel bien formé, de moyens. On est passé des « gardiens de la paix sociale », de la police de proximité qui connaissait son territoire aux forces d’un ordre politique élu par une minorité de citoyens. Les forces de l’ordre ne sont plus que des forces répressives surarmées sans compter la privatisation rampante de ce métier. Chaque parti politique au pouvoir veut nous faire croire qu’il agit en empilant de nouvelles lois, aussi vrai dans l’enseignement…alors que les lois déjà existantes ne sont pas appliquées ou sont inapplicables contrecarrées par d’autres, de même que sur le net on avertit toute personne s’y exprimant qu’elle risque des poursuites judiciaires pour haine, racisme…Commençons par appliquer les lois existantes! et évitons de créer de nouvelles lois qui, sous prétexte de défendre la liberté d’expression, risquent de la limiter davantage, de judiciariser la liberté l’expression de tous. Les fichiers S concernent de nombreux citoyens (fugueur mineurs, délinquants, syndicalistes, militants politiques, écologistes: cause animale, zadistes, nucléaire…). Ce sont des fichiers de surveillance. Les fichiers concernant le terrorisme sont 12 000 et s’appellent les FSPRT (Fichiers de Signalements pour la Prévention de la Radicalisation à Caractère Terroriste). Évitons les amalgames volontaires et dangereux, les raccourcis des concierges de l’info, le matraquage des animateurs de variété politique, le passage en boucle des mêmes photos chocs, et les mots outranciers!
    Quand je demandais à mes élèves pourquoi elles mettaient leur foulard, elles me répondaient que c’était pour ne pas se faire agresser par les garçons car le machisme règne en maître dans les cités et dans la plupart des religions monothéistes, les juifs, les musulmans, les catholiques…Il est curieux d’interdire le hijab en secondaire, de le reconnaître comme un signe ostensiblement religieux, et de l’autoriser en supérieur (BTS, facs…). La liberté religieuse viendra des femmes imams, rabins, prêtres…Curieux que l’on ait tant de mal à défendre le nom de laïcité dont nous sommes à l’origine et qui est un phare de liberté dans le monde entier notamment dans les pays musulmans. La première réforme appliquée par Mustapha Kemal en Turquie fut en 1934, 10 ans avant nous, d’accorder le droit de vote aux femmes et Bourguiba en Tunisie, malgré l’opposition des imams, d’accorder aux femmes le droit de vouloir divorcer, droit interdit par la charria, de même en 1953 Nasser a refusé la proposition des Frères musulmans d’imposer le hijab dans l’espace public en arguant que ce n’était pas à la religion de faire la loi mais aux élus…
    Donc le besoin d’une police qui travaille main dans la main avec une justice qui a les moyens, et se les donne, d’appliquer la loi. A quoi sert d’arrêter des délinquants qui seront aussitôt relâchés ou auront une peine de substitution (bracelet, ou TIG) et une condamnation de 6 mois maximum pour éviter d’engorger les prisons, de leur donner des moyens pour fonctionner dans le respect et la dignité de tous!
    Il est curieux de constater que ceux qui prêchaient au nom de Marx « La religion est l’opium du peuple » ou de l’anarchie « Ni dieux Ni maîtres » condamnent actuellement le plus fortement l’islamisme radical, eux qui hier soutenaient la manif contre l’islamophobie organisée par le CCIF, par leur ancien porte parole, Marwan Muhammad qui glissait vers des amalgames mensongers (le CICF représente tous les musulmans et critiquer la charria est un acte de racisme). Une religion « révélée » et le racisme n’ont rien de commun, la religion est une croyance, le racisme des faits prouvables et condamnables d’où le droit de critiquer les religions, les « révélations », les apparitions et les paroles de prophètes retransmises après coup comme des rumeurs transformées selon les intérêts de chacun.
    Quant à l’éducation nationale elle devrait se réformer de fond en comble dans le secondaire tant au niveau de la solidarité des enseignants face aux profs en difficulté (corporatisme: agrégés, capétiens, MA, la valeur diplôme et non la reconnaissance du mérite, des compétences pédagogiques),l’individualisme (la lutte pour les classes les plus tranquilles, les moins peuplées, les meilleures, l’emploi du temps, les heures sup, le « j’entre au bahut, je fais mes cours et je rentre chez moi »), la formation (un prof de français en LP est obligé d’enseigner l’histoire-géo au pied levé sans une formation proposée et d’être jugé sur l’enseignement de cette matière par un inspecteur aléatoire qui n’apporte aucun conseil avant..), le carriérisme fonctionnarial (être bien noté par son directeur, son inspecteur, bonne observance des réformes absurdes et souvent contradictoires, parcellaires de chaque ministre arrivant au pouvoir), grimper par points l’échelle des salaires, être bien vu…L’infantilisation par la puissance administrative qui culpabilise les profs (ce n’est pas l’élève, la société qui sont difficiles c’est le prof qui n’est pas à la hauteur…), ne pas faire de vague, ne pas faire savoir qu’il y a des problèmes dans tel bahut qui risque de le discréditer et de pousser les parents ailleurs, parents qui parfois d’une classe sociale supérieure ont une infinité de solutions pour contourner ce système élitiste. Que peuvent comprendre des enseignants venant d’une classe privilégiée au niveau de la culture, du logement…(qui n’ont jamais travaillé dans le privé, qui ont toujours vécu sur des bancs d’école), aux problèmes des enfants, des parents des cités. Réformes absurdes initiés par des « experts »,des psychopédagogues qui n’ont jamais enseigné et faites pour un élève idéal, redondance, inadaptation des programmes (devoir enseigner l’aménagement du port d’Osaka au japon alors que certains élèves ne sont jamais allé à Paris, ne savent même pas après la troisième que Mitterrand est né après l’homme de Néandertal, quel nom donner aux cinq plus grande villes françaises et qui ne possèdent en dehors du verlan, de leur langue étrangère et de l’anglais que 500 mots de vocabulaire…)…
    Bizarre que Macron entré dans la politique depuis 2012 et toute la classe politique l’ayant précédé découvrent soudain au début de la campagne électorale de 2022 qu’il y a un problème de drogue et d’islamisme radical en France!
    Merci de me permettre de m’exprimer encore librement!

  6. Un bémol à propos de l’idée de ne pas faire de vague.OUI Samuel Paty est quelqu’un d’admirable .OUI il mérite l’hommage qui lui est rendu .OUI son assassinat est ignoble et ceux qui y ont participé de près ou de loin sont des fanatiques crétins et abjects et RIEN Absolument RIEN ne justifie ou n’excuse leur crime.Mais l’école étant ce qu’elle est ,était il judicieux de prendre comme OUTIL PEDAGOGIQUE les caricatures de Charlie (dont l’une publiée par l’OBS est franchement obscène) devant un classe d’adolescents peu matures et dont certains étaient conditionnés ou braqués par leur entourage?.N’y a il pas d’autre vecteur que Charlie (que j’ai lu pendant des années ) pour parler de la liberté d’expression et de la critique de l’Islam radical.Une chose est de publier un journal satyrique ,qui doit plus que jamais continuer son travail de salut public .Autre chose est de parler à des adolescents ,même s’il est évident que Samuel Paty était de bonne foi , ne voulait en rien être offensant et était un enseignant dont tous louent les qualités. Il ne s’agit pas évidemment non plus de faire de l’autocensure mais plus prosaïquement de voir où on met les pieds.Ceci étant je ne me veux en rien l’avocat du diable islamiste que j’abhorre et dont il faut ,plus que jamais faire , un critique sans pitié.En dépit de ces précautions oratoires, je m’attends à me faire agonir d’injures

    1. Je vous approuve totalement.J’ajouterai que certaines des caricatures , publiées à l’origine par le journal de la droite dure danoise et reprises par Charlie, sans doute après débat, etaient manifestement de nature à créer un lien immédiat entre islam et terrorisme, entre musulman et terrotiste. Et personnellement je ne suis pas du tout prêt à défendre ce type d’expression là.
      Désolé.

    2. Accord complet avec votre position. On a beaucoup parlé de l’admirable lettre de Jaurès; il ne faudrait pas oublier celle de Ferry. Et comme le dit Dominique Avon dans une page du Monde en février dernier, « Je ne suis pas responsable de l’Édit de Nantes ou de la conquête d’Alger; je ne suis responsable que de la manière dont j’en parle ». Liberté et responsabilité, les deux faces de la même pièce.

  7. Je partage votre avis critique sur le choix d’une telle caricature pour illustrer un cours sur la liberté d’expression en cette classe. Ce n’est pas de l’autocensure mais de la réflexion sur la pertinence du choix, son adéquation à l’age et à la composition socio-culturelle de la classe.
    Par ailleurs, imaginez une caricature montrant une jeune Marie à Jérusalem au temps de l’occupation romaine (sous Ponce Pilate et Hérode) en train d’être violée par un centurion romain, qui dit à la fin « Tu pourras toujours dire que c’était l’Immaculée conception ». Pensez-vous qu’un enseignant du secondaire oserait la montrer à ses élèves pour illustrer son cours sur la liberté d’expression ? Notamment dans un collège catholique de très jeunes filles des beaux quartiers… sans que certains parents s’en plaignent, et que cet enseignant soit l’objet de menaces et de violences de la part de quelque intégriste un peu dérangé… ?
    Enseigner la liberté d’expression à de jeunes adolescent(e)s n’a absolument pas besoin de telles provocations envers les sentiments et perceptions acquises par divers milieux socio-culturels. Choisir un telle caricature (imaginaire) ou celle de Charlie Hebdo, je ne peux pas considérer que c’est du bon travail pour expliquer la liberté d’expression, à l’ensemble d’une classe qu’on connait bien.
    Tenter d’expliquer ce n’est en rien tenter d’excuser, y compris ce crime inexcusable, mais comprendre plus profondément que ce qu’on lit dans les médias, est essentiel pour éviter les répétitions de tels drames.

  8. Et si au lieu de donner la nationalite francaise au n’importe qui on donnait seulement une RESIDENCE, ce qui permettrait de deporter tout individu INDESIRABLE sur notre sol mais permettrait aussi a ceux qui le meritent et sont un plus pour mon pays d’y vivre en securite.
    Autre proposition: il est URGENT de passer une loi permettant de dechoir un individu de sa nationalite et ainsi de pouvoir le deporter si besoin etait.

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