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Marcel Jaurant Singer : « je pense que l’on est allé trop vite »

Agent secret du SOE (Special Operations Executive) – les services secrets de Winston Churchill – durant la Seconde Guerre mondiale, Marcel Jaurant Singer a ensuite eu une longue carrière au sein de la construction européenne. Tout d’abord à l’Agence Interalliée des Réparations puis à l’Autorité internationale de la Rhür, à la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) et à l’Office Franco-Allemand, M. Jaurant Singer, 97 ans, est un témoin unique et précieux de l’Europe renaissante.  Brieuc Cudennec l’a rencontré pour Sauvons l’Europe, afin de discuter de ses souvenirs d’après-guerre.

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Tout au long de votre parcours durant la Seconde Guerre mondiale, avez-vous perçu l’idée d’une Europe unie ?

Il faut s’entendre : pendant la guerre, mon seul problème était de contribuer à ce que l’ennemi soit « sorti » de chez nous le plus vite et le plus radicalement possible. Une fois ceci acquis j’ai, comme tout le monde, pensé à la suite et, d’abord, à la transformation de nos relations avec l’Allemagne : puis, comme tout le monde aussi, à l’association des deux pays à leurs « voisins » au sein d’un ensemble homogène économiquement et socialement (les « six »), conçu comme un noyau d’Europe… C’était bien et c’était raisonnable.

La suite, c’est-à-dire l’Europe telle qu’on l’a fabriquée en intégrant des pays en fonction seulement de leur situation géographique, sans se soucier d’écarts, économiques ou sociaux, pourtant patents, me laisse perplexe ; je suis d’accord avec l’idée, beaucoup moins avec le processus…

Après la guerre, alors que tout était à faire et que le monde nouveau se mettait en place progressivement, j’ai eu la chance de participer – bien sûr, à un niveau modeste – d’abord à la liquidation qui s’imposait (à l’Agence Interalliée des Réparations), puis au premier regroupement de l’industrie lourde (à l’Autorité de la Ruhr), enfin aux premiers pas de l’Europe institutionnelle (à la Haute Autorité de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, où je suis resté 16 ans, jusqu’à la « fusion » qui a réuni en une seule institution (la Commission Européenne) les trois exécutifs des trois Communautés (CECA, CEE et Euratom) ; il y avait alors cinq fonctionnaires pouvant prétendre à la direction générale de l’administration de cette institution (j’étais l’un deux, conseiller hors classe chargé des problèmes statutaires à la Haute Autorité ; un de mes collègues d’Euratom s’occupait des écoles européennes ; et chacun des exécutifs avait un directeur général de l’administration).

C’est, assez logiquement, celui qui dirigeait l’administration de la Commission de la CEE qui a été désigné. On m’a proposé la direction du personnel (avec maintien de mon grade, bien entendu). J’ai préféré me retirer et suis passé à l’Office franco-allemand pour la Jeunesse, dont je suis devenu secrétaire général-adjoint, dans une structure très différente de celle que l’on connaît maintenant (outre la coordination de deux directions nationales, le secrétariat général assurait information et relations publiques de l’institution, mon collègue allemand, le secrétaire général, s’occupant de la France, et moi de l’Allemagne).

C’est l’Accord de Petersberg du 22 novembre 1949 qui permet à la République Fédérale d’Allemagne de devenir membre à part entière de l’Autorité Internationale de la Rhür. Était-ce une évolution logique ou une façon de répondre aux tensions internationales avec l’Union soviétique ?

Après avoir vécu à l’Agence Interalliée des Réparations la partition des Indes en Inde et Pakistan, j’ai eu la chance de suivre, à l’Autorité de la Ruhr, la renaissance de l’Allemagne démocratique : présente, d’abord, sous forme de « bizone » (ensemble des zones d’occupation américaine et britannique), l’Allemagne (celle de l’Ouest, alors, bien entendu)- dès que la République Fédérale créée le 8 mai 1949, fut en mesure de « fonctionner »- a occupé, au sein du Conseil de l’Autorité, le siège « normal » qui lui était dévolu, et une délégation allemande analogue à celles de la Belgique, des Etats-Unis, de la France, du Luxembourg, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, a remplacé celle des autorités d’occupation.

Le principe de la CECA fut-il accepté par tous ou y’a-t-il eu des débats entre les états-membres concernant son fonctionnement ?

Je n’ai pas connaissance qu’il y ait eu la moindre dissension au sujet de la mise en œuvre du Traité. L’enthousiasme était évident, et tout le monde travaillait avec ardeur. Nous nous adaptions les uns aux autres, essayant de prendre le meilleur de chacun ; créant, sans doute, une forme internationale de travail propre à ce qu’était alors l’institution (elle « tenait », à Luxembourg, dans deux étages d’un bâtiment de la place de Metz). Nous formions une véritable équipe, et des liens se sont créés qui ont duré au-delà des mutations et des retraites.

Quel était l’esprit de la CECA ?

Je pense qu’il y avait un « esprit CECA », sans distance hiérarchique, marqué par la grande simplicité des « membres », qui se contentaient chacun d’un collaborateur et d’une secrétaire (auprès de Jean Monnet, Georges Berthoin et Mme. Miguez) ; et j’ai le souvenir de notre perplexité, lorsque nous avons travaillé avec nos collègues des institutions bruxelloises, devant le souci évident qu’ils avaient du niveau de leur interlocuteur.

Monnet, s’il paraissait fragile, était inépuisable. Il tenait des heures, lui qui ne fumait pas, présidant la séance de la Haute Autorité avec une discrète fermeté, dans une salle envahie par un nuage de tabac. Une tasse de thé, de temps en temps, un toast, lui suffisaient. Il lui arrivait même, après une séance prolongée tard dans la soirée, voire tard dans la nuit, de dire au chauffeur qui l’attendait et lui lançait un « À la Maison Monsieur ? » plein d’espoir ; « Non, à Paris ! ».

J’ai une fois, remplacé auprès de lui, pendant deux ou trois semaines Georges Berthoin qui était malade. J’étais devenu le collaborateur unique et direct de Jean Monnet. Le président était souvent au bureau de matin au soir et du soir au matin. Un soir, entre onze et heures minuit (au bureau), il m’appelle et me tend un papier ; c’est une petite liste de noms de personnalités : « Invitez-les à déjeuner ». « Pour quand s’il vous plaît ? »- « Pour demain évidemment ! ». Le premier nom est celui d’un ministre sarrois. Je téléphone un peu gêné. Légère hésitation au bout du fil « Oh, je suis pris ! » puis « Mais non ! Je vais me dégager… Je serai là ».

J’ai appelé les autres invités (vers minuit) sans le moindre scrupule et j’ai été accueilli par tous avec le même évident enthousiasme : L’aura de Monnet était telle que l’approcher- à fortiori être invité par lui- était un privilège reçu comme un honneur par les plus grands !

Les principes de la CECA font écho aux propositions du Baron Salter qui était considéré par Winston Churchill comme « le plus grand économiste depuis Jésus-Christ ». Pourtant, le Royaume-Uni était absent de la CECA. Comment comprendre les différentes oppositions britanniques à la construction européennes selon vous ?

Mon sentiment personnel est que le Royaume-Uni tient à être maître des décisions qu’il est amené à prendre. Il a, après une longue observation, adhéré (je n’ai pas connu cette période), et a, un temps, « subi » le système communautaire. Maintenant, le Brexit est devant nous. Il y a certainement des « européens » convaincus outre-Manche, mais il faut croire qu’ils ne sont pas la majorité.

Vous êtes ensuite devenu Secrétaire général adjoint de l’Office Franco-allemand pour la Jeunesse. Qu’avez-vous appris au contact de la population allemande et notamment des jeunes ?

À l’Office, dans sa structure d’origine, le Secrétariat général avait, outre le rôle de coordinateur du travail des deux directions nationales, une fonction d’information et de relations publiques. Mon collègue allemand se chargeait de l’assumer en France ; et je faisais le travail en Allemagne, où- du coup- j’ai beaucoup voyagé, rencontré les organisations de jeunes et les responsables des services publics, et fait connaître l’action de l’institution et les possibilités qu’elle offrait aux jeunes.

J’ai toujours été bien accueilli, et j’ai gardé un vraiment bon souvenir de cette expérience.

Même si ses moyens ont été réduits par la suite, l’O.F.A.J. poursuit- et il le fait avec efficacité et succès- une œuvre de rapprochement dont les effets sont palpables aussi bien dans le monde du sport et du travail que, bien entendu, dans les universités.

L’Union Européenne connaît une certaine crise avec les négociations du Brexit et avec l’installation de régimes conservateurs et peu favorables à l’Union tels que la Hongrie ou la Pologne. Quel est votre regard sur l’actualité et comment peut-on améliorer le fonctionnement de l’Union Européenne selon vous ?

Les hommes politiques s’y cassent les dents et ce n’est pas moi qui vais leur faire la leçon. Mais je pense que l’on est allé trop vite. On a regardé la carte et, me semble-t-il, rêvé l’Europe et intégré pour intégrer, oubliant que la réussite des « six » était celle de pays de même niveau économique et social. On a bousculé l’Europe naissante, comme on l’avait déjà bousculée en voulant créer trop tôt la Communauté Européenne de Défense (CED) qui, à l’époque, était « impensable » pour beaucoup. Et comme, si l’on a pu remiser pour un temps, sans trop de dégâts, l’idée de la CED, il était impossible de refermer la porte ouverte, l’Europe agrandie et apparemment renforcée, s’est trouvée face à des problèmes que les états concernés auraient dû avoir résolus avant d’y être admis. Cela n’a certainement pas été heureux.

Coopération et modération sont, pour moi, les mots-clés d’un progrès raisonnable.

Marcel Jaurant Singer

Macel Jaurant Singer a eu une vie riche dans les premiers pas de la création de la construction européennne, à l’Agence Interalliée des Réparations puis à l’Autorité internationale de la Rhür, à la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) et à l’Office Franco-Allemand
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Sauvons l’Europe, association pro-européenne et progressiste qui s’engage pour une Europe démocratique et solidaire

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8 Commentaires

  1. Bonjour, merci pour les réflexions de ce Monsieur, mais je suis désolé de dire qu’il n’apporte pas grand chose au débat et à la réalité. Relisez l’histoire de la formation des Etats-Unis, on trouve le même genre de problématiques, alors que c’était une époque où tout se faisait beaucoup moins vite qu’aujourd’hui…Et si les grandes problématiques du monde (rapports de force économiques entre continents, transition écologique, lutte contre les paradis fiscaux, harmonisation sociale, etc.) ne sont pas une bonne raison de continuer dans la voie de la construction européenne, je me demande ce qu’il faudra.
    A bien des égards notre continent est une réalité, il suffit de le parcourir pour s’en apercevoir tous les jours, et c’est une démocratie vivante, ainsi que l’une des seules constructions politiques qui ne s’est pas faite par le sang, mais par la volonté et même la bonne volonté politique. Alors arrêtons de la juger comme on jugerait une oeuvre d’art dont on est détaché.e.s, et aimons là comme ce qu’elle est, c’est à dire nous-mêmes, notre réalité. Et arrêtons de fantasmer sur la grandeur passée de nos glorieuses nations européennes à l’histoire chargée d’oppression, de colonisation et de massacres. Notre futur vaut bien mieux que ces délires et ces complexes de supériorité-infériorité mal placés. D’autant plus que le monde a besoin d’une Europe forte, stable, pacifique, prospère, écologique, sociale et démocratique. Européen.ne.s, encore un effort !!!!

  2. Enfin un bon article qui résume parfaitement ce que devait être l4europe: Des pays de même niveau économique ! Et sans lobbys alors que plus de 1600 lobbies polluent le gouvernement européen sans compter tous les fonctionnaires parasites. Le Brexit et une bonne chose s’il sert à cette prise de conscience d’un renouvellement par la diminution de la taille et d’un ajustement économique sinon il faut supprimer l’Euro, monnaie fantoche lièe au dollar: Les Anglais avaient bien gardé intelligemment la livre sterling.

  3. S’il vous plait, arrêtons cette culpabilisation, l’Europe marche ! Cet article nous y fait penser, ce 5 Juin, l’Europe c’est la Paix ! les nations, les nazillons, c’est la guerre ! mission accomplie, bientôt 75 ans de paix, record d’Europe ! Les marchands d’armes à la « bazille zaharoff » ne sont pas contents et financent donc le retour du nazisme, mais ils sont encore en situation d’échec… Donc bravo l’Europe et ses états unis, une idée de Lafayette qui aurait évité 3 guerres avec nos frères de l’empire carolingien, un mort de la guerre toutes les 6 minutes dans le pays de Charlemagne pendant 75 ans (1870 – 1945) sans parler des mutilés, absolument horrible !… Laissons les traitres qui perdurent depuis l’anti Gaule (avant même l’anti France, qualificatif asséné par Emmanuel Macron à M Le pen, ils livraient déjà Vercingétorix !…) tels Bazaine, Pétain et autres néo nazis nous dire vicieusement que l’Europe est foutue, elle n’a pas besoin d’être sauvée, elle va très bien la paix de l’Europe, depuis près de 75 ans !

  4. M. Jaurant Singer ne situe pas à mon avis le problème là où il est. L’Europe n’est pas allée trop vite, mais dans une absence totale de réflexion sur l’ordre des questions à traiter : élargissement à tout va avant la mise en route d’une intégration économique et sociale des Etats (pour les Britanniques, il s’agissait peut-être d’éviter cette intégration), et concernant celle-ci, création de l’Euro avant d’avoir amorcé une harmonisation fiscale et sociale, ce qui a favorisé tous les dumpings. Et voilà où nous en sommes.

  5. L’UNION EST UNIE ? ET L’ITALIE ?

    L’Europe difficile à bâtir ? Plusieurs raisons sont évoquées comme causes de cette difficulté, différentes recettes sont proposées pour permettre de choisir la bonne solution.
    Je crois nécessaire de se demander aussi si en Europe il y a un “syndrome italien”. Je fais référence aux difficultés sociales très importantes qui affectent les évolutions de la société italienne, ayant perdu pendant les 20 dernières années son tissu social. La dégradation de la société italienne et de ses capacités à progresser sont évidentes. La société italienne, qui ne fut pas unie lors de l’agrégation des territoires de différents petits états, a été jusqu’ici dépourvue des évolutions qui lui sont d’urgence nécessaires : unité du peuple, réformes sociales adéquates, gestions publiques bien gérées, solution des problèmes sociaux existants depuis longtemps, reprise de la confiance. Et pour cause…., la classe politique n’a pas ni de motivation pour le progrès de la société, ni de capacités gestionnaires adéquates. Par contre les intérêts personnels ……
    J’ai cherché pendant longtemps les raisons des mauvaises gestions institutionnelles en Italie, car en Italie on se fiche complètement de faire des analyses sociales. Voici la reconstruction des évolutions des dernières décennies :
    – en 1861 différentes principautés de la botte réussirent, après beaucoup d’efforts, à unifier leurs territoires. Après cette unification Mazzini, grand personnage politique qui avait beaucoup fait pour préparer le rassemblement des Etats de la botte, écrivit :
    “La Patrie n’est pas union de territoires et c’est tout ! La Patrie est concordance et rassemblement de sentiments, union de desseins et des destins d’une Nation, expériences vécues ensemble”. Il demanda, avec D’Azeglio, le rassemblement des Italiens. La demande ne fut pas écoutée par les nouvelles institutions de la botte, je pourrais imaginer pourquoi. Par contre les gouvernements envoyaient partout des avis d’imposition. L’Italie a vécu pendant longtemps dans l’idée que le pays était devenu une Nation. Le peuple était ignorant, ne savait pas, les politiciens ont pour longtemps fait des beaux discours……, ne se sont pas occupés d’éduquer le peuple… , ni de promouvoir des comportements vertueux. Un des coupables a été le bas niveau de la mentalité. La société n’a pas été éduquée.
    Après la dernière guerre l’idée fut répandue par les gens des institutions que les bonnes capacités de gestion n’étaient pas nécessaires. Il valait mieux être dans un réseau, dans une camarilla ou coterie et magouiller. L’Italie est devenue actuellement une usine à gâchis de ressources (surtout des fraudes des politiciens) et le peuple n’est pas du tout ressemblé. Avec un tel model, où la motivation des agents des institutions est l’unité du peuple sont des choses très rares, le progrès n’est pas possible. Aussi car la gestion du pays est basée sur la navigation à vue, pas de programmes, pas d’objectifs clairs.
    Mon enquête, qui a été longue, montre que, pendant des longues évolutions sociales et suivant les faux semblants des discours politiques, l’Italie est devenue double comme suit : a) le pays formel et les institutions font semblant de fonctionner (très mal en réalité et toujours pire…..), b) puis l’Italie cachée, les cliques, les associations sécrètes sont devenues très actives dans la dernière décennie pour des affaires bien dissimulées. La corruption et les disfonctionnements institutionnels ont augmenté progressivement et sont même apparus au grand jour, par initiatives de magistrats. La justice marche très mal…., elle est toujours en retard et n’est pas fiable…..
    L’Italie se montre fréquemment ingérable et immobile, même si récemment une inversion de tendance semble apparaître. Les gâchis de ressources dus à la mauvaise gestion et à la corruption sont très importants, mais personne ne s’en plaint. Difficilement l’Italie pourra avancer, si elle reste telle quelle, si elle garde la dispersion de volontés et d’initiatives, qui sont parfois gérées dans l’ombre. Personne n’a essayé de comprendre l’origine du problème social, de l’insatisfaction des citoyens, car il n’y a pas la culture de la bonne gestion ni un tissu social adéquat……, ce qui arrive dans un pays dont les citoyens n’ont pas été ressemblés sur des objectifs et sentiments communs. En pratique, les Italiens ne savent pas quel est le problème, ils sont habitués depuis longtemps à un système qui ne marche pas !
    Ce tableau, qui était gris il y a 20 ans, est récemment devenu noir, du fait de manque de réactions correctives et de la diffusion rapide de la corruption. Ces évolutions négatives sont arrivées principalement à cause d’un manque d’unité nationale, unité d’âme et d’esprits. L’unité n’a jamais été vraiment créé (c’était juste un faux semblant) pendant 150 ans !
    La question qui me paraît importante, si on regarde l’Europe, qui a besoins de la même unité qui manque à l’Italie : «A l’avis et aux sentiments des Européens, existe-t-il un fort sentiment social d’unité européenne dans les diverses entités nationales fusionnées, étendue à toute l’Union ?». Ce serait la première motivation nécessaire pour agir tous dans un cadre et un sentiment constructif. Mais aussi les représentants des pays à Bruxelles et Strasbourg ont-ils un sentiment fort d’appartenance à l’Europe ou sont-ils concentrés sur la défense des intérêts des différents pays qu’ils représentent ?
    Conclusion : avons-nous créé un ’entité européenne unie ? Ou devons-nous la créer ?
    Antonio Greco

    P.S. P. Herzog a écrit, dans « Europe, réveille-toi ! » : « L’U.E. travaille, propose, essaie d’anticiper, mais elle ne porte pas encore une vision ni une véritable stratégie ; ses institutions sont trop faibles, elle n’est pas un Sujet politique à part entière ».
    Je ressens (mais j’aimerais entendre d’autres avis) le manque d’unité (qui pourrait se créer sur la base d’expériences communes et d’actions à définir) comme une entrave probable à la bonne construction de l’Europe.

  6. Vious l’avez remarqué ? M. Jaurant Singer écrit toujours « la Ruhr », et il y a raison -c e qui n’empêche pas M. Cudennec d’écrire continuellement « la Rhür », et il a doublement tort, pour la place du h comme pour la voyelle, qui est un u qui se prononce comme un ou français, sauf qu’il est long. Cette totale indifférence à une réalité allemande est bien française, mais elle sied mal à un mouvement pro-européen. Et elle n’est qu’un détail du niveau très médiocre de l’orthographe dans les textes publiés par Sauvons l’Europe.

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