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L’unité de la gauche à l’épreuve de l’idéal européen

C’est une victoire des partisans de l’idée européenne que de voir ce thème comme une des pierres d’achoppement des discussions au sein de la gauche et de constater qu’il ne s’agit pas simplement de revendications d’une poignée de ce que certains considèrent comme des eurobéats fédéralistes qui peuvent citer de tête n’importe quel article des traités de l’Union !

Il faut rappeler quelques réalités sur l’enjeu politique pour dire que le socialisme français ne peut tourner le dos à la social-démocratie européenne quand ça l’arrange s’il veut continuer son chemin dans ce siècle, d’autant que la crise sanitaire que nous avons connue et la guerre en Ukraine montrent que la construction européenne est utile.

Mitterrand, l’Europe, et le Parti communiste

Certains ont convoqué François Mitterrand pour justifier l’accord avec La France Insoumise en faisant des comparaisons avec le Parti communiste du temps de la guerre froide.

Le Parti socialiste, on le sait, n’a pas toujours été unanime sur son rapport à l’Europe. Certains y étaient réticents par conviction ou par opportunité électorale car pour beaucoup dans la gauche française, le cours de la construction européenne et son fonctionnement sont incompatibles avec l’idée d’une république sociale émancipatrice.

Les sociaux-démocrates nordiques pensent aussi que leur modèle d’état providence qui fonctionne depuis près de 80 ans ne peut se développer jusqu’au bout dans l’Europe telle qu’elle est. Cela en fait des eurosceptiques au point que les Nordiques ont refusé la solidarité européenne lors de la crise financière de 2008 ou lors de la récente crise sanitaire, s’opposant à la mutualisation de la dette ou à l’adoption du principe d’un salaire minimum européenne.

Cette position frugale et rigide a toujours été combattue par le Parti socialiste et d’autres partis sociaux-démocrates notamment au sein du Parti socialiste européen et, au final, le plan de relance adopté grâce à l’influence du SPD, du Président socialiste du gouvernement espagnol dans un projet de la Commission où plusieurs sociaux-démocrates occupent des postes clés prévoit une aide ambitieuse et une version adaptée de la mutualisation de la dette.

D’ailleurs, cette décision a été saluée par le leader d’Unidos Podemos, Pablo Iglesias, qui fut un proche de Jean-Luc Mélenchon.

Lorsque fut signé le Programme commun, le but était à la fois de réussir l’Union de la gauche pour conquérir le pouvoir d’autant qu’il y avait beaucoup de causes communes et de luttes unitaires au sein desquelles on retrouvait toutes les chapelles de la gauche, et de l’extrême gauche, au sein du mouvement étudiant, du mouvement social, des milieux culturels et de la sphère intellectuelle. Mais l’objectif de François Mitterrand était aussi de réduire le poids du Parti communiste et il y est parvenu.

Dans le même temps, le PCF, un des plus staliniens d’Europe qui avait soutenu la répression de l’insurrection de Budapest en 1956, pour le dialogue lors du Printemps de Prague en 1968 et il fut un des acteurs de l’eurocommunisme avec les partis italien et espagnol. Pourtant, il rompit l’Union de la gauche en 1977 et, dans le même élan, prenant aussi ses distances avec l’eurocommunisme…

Mélenchon ou l’isolement européen

On ne peut ni faire la gauche dans un seul parti, ni faire l’Europe dans un seul pays.

Quant à l’insoumission, elle n’est qu’une posture, elle n’est pas un programme praticable dans la durée en Europe, cela explique l’isolement aujourd’hui de Mélenchon à l’échelle continentale et demain s’il arrivait au pouvoir, il devrait choisir entre l’intransigeance et les convergences avec nos partenaires européens.

A ce stade, au-delà de la position dure sur la désobéissance aux Traités, il n’y a pas de bougés notoires.

Le modèle de référence de Jean-Luc Mélenchon fut longtemps Die Linke en Allemagne : une scission du SPD de l’ancien leader Oskar Lafontaine qui avait fusionné avec l’ancien parti communiste est-allemand.

Mais Die Linke n’a jamais refusé de gouverner au niveau des Länder avec le SPD quand c’était possible.

Ce parti de la gauche radicale a été confronté à une crise interne importante sur la question des réfugiés, ce qui a eu des répercussions au sein de La France Insoumise.

Le désir de la « pasokisation » du Parti socialiste, c’est-à-dire, « punir » la gauche de gouvernement pour avoir « trahi », comme Syriza avait profité de la déroute électorale du Pasok qui, au pouvoir, fut confronté à la crise financière et aux injonctions de la Troïka existe depuis longtemps dans la gauche radicale française.

Si Syriza n’a jamais suivi l’intransigeant parti communiste grec (KKE), Aléxis Tsípras, devenu Premier ministre, ne put trouver d’alliés parmi les chefs d’Etat et de gouvernements européens qu’au sein des sociaux-démocrates, au premier rang desquels François Hollande qui sut réduire la méfiance d’Angela Merkel et Pierre Moscovici alors Commissaire européen qui aida la Grèce, comme le Portugal, l’Espagne ou l’Italie que la crise financière n’avait pas épargnés.

Pour cela, et le fait qu’il emprunta le difficile chemin de crête consistant à redresser la Grèce sans achever les Grecs, Tsípras fut durement critiqué au sein du Parti de la gauche européenne (PGE) par les amis de Mélenchon, ce qui n’eut aucun effet sur Pierre Laurent qui assurait alors la présidence du PGE, en tant que secrétaire général du PCF, alors membre du Front de gauche où les tensions provoquées par Mélenchon étaient si nombreuses qu’elles firent éclater cette alliance de la gauche radicale française.

Lors du congrès du PGE qui s’est tenu en 2018, Les amis de Jean-Luc Mélenchon échouèrent à obtenir l’exclusion de Syriza, force la plus puissante du groupe PGE-GUE, et ils décidèrent de quitter le Parti de la gauche européenne

Podemos leur partenaire espagnol, partageant avec eux l’intransigeance à l’égard du PSOE, ce qui fit les affaires de la droite qui put se maintenir au pouvoir jusqu’à ce que la menace d’une coalition allant du centre droit à l’extrême droite avec le Parti populaire, Ciudadanos et Vox se profile au niveau national.

Au sein de Podemos, il y a longtemps eu un désaccord entre une ligne de gauche unitaire et une ligne mouvementiste dans la lignée des Indignés. L’intransigeance de l’équipe dirigeante autour de Pablo Iglesias a conduit à des scissions. L’alliance avec les socialistes fut rendue possible sous le coup de la menace d’une victoire de la coalition des droites, ce qui permit la formation d’un gouvernement d’union de la gauche qui existe encore aujourd’hui.

Au Portugal, les socialistes purent s’appuyer sur le soutien sans participation d’un regroupement des Verts et des communistes, et surtout du Bloc de gauche issu de divers courants d’extrême gauche. Cette alliance improbable a reçu le nom de « gerigonça » – le bidule – et elle duré suffisamment longtemps pour que les socialistes gouvernent pendant deux mandats, permettant au Premier ministre, António Costa d’en finir avec l’austérité.

La rupture de cette alliance n’a pas affaibli pour autant les socialistes, puisqu’aux élections législatives anticipées du 30 janvier dernier, ils furent reconduits pour un troisième mandat avec cette fois, une majorité absolue !

En Belgique où on suit de près ce qui se passe en France, le Parti socialiste, principale force de gauche, est talonné par le Parti des travailleurs belges (PTB) qui est un mouvement d’ascendance maoïste et stalinienne qui a eu, par le passé, des liens avec le Hamas. Le PTB pratique toujours le centralisme démocratique. Ses députés n’ont voté ni la reconnaissance du génocide arménien, ni le soutien aux Ouïghours.

Enfin, en Italie, toute la gauche, notamment les anciens communistes, a toujours trouvé les moyens de converger quand il le fallait, par exemple, les primaires du Parti démocrate.

En rupture avec l’hégémonie du PD, divers courants radicaux ou alternatifs se sont regroupés dans Potere al Popolo (Pouvoir au peuple, PaP) qui refuse toute alliance avec le PD. Directement inspiré de réseaux proches de Jeremy Corbyn et de Jean-Luc Mélenchon, PaP est encore aujourd’hui minoritaire et isolé en Italie.

LFI n’est affiliée qu’à un groupe européen, « Maintenant le peuple » où on retrouve le Bloc de gauche du Portugal ou encore Podemos. Les autres mouvements sont les partis de gauche radicale nordiques qui ont toujours été dans la discussion ou l’alliance avec la social-démocratie. Plus écologistes et eurosceptiques qu’« insoumis », ils sont issus de pays dont l’Histoire politique n’est pas celle du dogmatisme ou de l’intransigeance sectaire…

S’il faut de la détermination dans la revendication de l’égalité des droits et de nouvelles étapes dans l’émancipation des gens, il faut trouver les moyens d’attendre ces buts. Cela passe par la conquête d’une majorité dans les idées et dans les votes. Faire converger les cultures politiques de 27 Etats-membres est plus difficile que faire vibrer une salle un soir de meeting. Cela demande du temps et de la pédagogie.

Voilà pourquoi La France Insoumise doit faire en quelques jours le chemin que la social-démocratie a fait en 150 ans : offrir un débouché praticable à l’indignation et à la radicalité sans l’instrumentaliser. C’est la seule voie pour être utile tant à la gauche qu’à celles et ceux dont elle veut rendre la vie meilleure.

Quand une députée de La France Insoumise  dit « l’enjeu n’est pas la sortie immédiate de l’Union européenne et de l’euro », on est en droit de s’inquiéter.

 

Pierre Kanuty

Ancien conseiller régional Ile-de-France, Ancien Conseiller diplomatique auprès du Premier secrétaire du PS

Sauvons lEurope

Un engagement pro-européen et progressiste en faveur d'une Europe démocratique et écologique, espace commun de libertés et de protection sociale.

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26 Commentaires

  1. Merci pour « les eurobéats » fédéralistes. S’ils étaient des eurobéats, ils seraient pleinement satisfaits de l’Europe telle qu’elle est. Ce n’est pas le cas. Mais ils ont une conviction forte, fondée sur une vision lucide, pas vous ? Les fédéralistes sont des progressistes. Les socialistes partageaient cette même vision et cette même conviction. N’est-ce plus le cas ?

    1. À commencer par l’oxymore selon lequel on respecterait l’état de droit tout en désobéissant aux règles établies. Mais que ce soit TFUE ou TUE, le respect de l’état de droit y est clairement défini et son non-respect vaudrait sanctions, et de facto Frexit par exclusion. Qu’on se le dise !

      Ah ! Je sais ce qu’on va répondre : les règles n’auraient pas été adoptées démocratiquement. Que le fonctionnement actuel de l’UE repose en partie sur une méconnaissance de ce que légitimité démocratique veut dire, c’est certain (exemple : le Conseil européen n’en a aucune au niveau européen, justement). C’est précisément l’amélioration de cette légitimité que les réformes maintenant envisagées à la suite de la Conférence sur l’avenir de l’Europe devraient rectifier sur demande des citoyens. Curieux tout de même que Manon Aubry soutienne les résultats de la CoFoE. Mais est-on sûr qu’elle reste encore LFI ? Au Parlement européen, l’amour de l’Europe devient vite contagieux. On l’avait déjà constaté dans le cas de José Bové.

  2. Vous avez oublié de préciser ce que les sociaux-démocrates nordiques pensent « du modèle d’état providence qui fonctionne depuis près de 80 ans maintenant dans les pays scandinaves ».
    Cela aurait été intéressant car c’est l’état providence qui a permis la reconstruction de la France après la 2ème guerre mondiale et pendant les 30 glorieuses. Je peux aisément imaginer que « les pays scandinaves » aient éprouvé une certaine défiance à l’égard de plans de sauvetage mis en avant par des institutions qui n’ont cessé de combattre « le modèle d’état providence ».
    Il est difficile de juger de la pertinence du reste de votre article car vous ne citez aucune source.
    Pour ma part, je m’abstiens de réécrire l’histoire, je me contente de citer des faits que tout un chacun peut vérifier : on se gaussait des files d’attente devant les magasins du temps de l’URSS, soulignant l’incapacité d’un régime communiste à diriger un pays.
    De nos jours, au sein même des démocraties libérales, on voit se multiplier les pénuries : argent, emplois, main d’oeuvre, logements, terres cultivables, ressources naturelles, composants électroniques, etc… la liste s’allonge de jour en jour.
    Je n’ose pas imaginer que ce soit l’effet de la démocratie. Je pense plutôt que la cause vienne du mot libéral, car c’est ce qui caractérise la gestion économique des démocraties libérales. C’est en adoptant ce mode de gestion que le parti socialiste français a signé sa perte. Il est plus que temps pour les libéraux de réviser les paradigmes qui fondent leur vision de l’économie. Ce serait l’occasion pour eux de tenir compte des résultats de la recherche scientifique et des urgences climatiques et autres pénuries.

  3. Je rejoins les remarques de plusieurs commentateurs sur le caractère quelque peu sibyllin de la rédaction, à commencer par une phrase incomplète concernant la position des sociaux-démocrates nordiques. Visiblement, en dépit de la richesse du tableau qu’il a eu le mérite de brosser, l’auteur ne s’est pas relu. Dommage…

  4. je me marre : mitterrand avait détruit le pcf et mélenchon va achever ce qui reste du ps .LOL c’est trop drôle ….

  5. Bonjour.

    Cette recherche d’unité de la gauche est une réaction intelligente face aux manipulations de Monsieur MACRON pour se faire réélire, comme je l’ai déjà écrit, il nous prend pour un peuple de moutons, nous devons démontrer que même les moutons peuvent se révolter.
    Maintenant, quitte à être intelligent, il faut l’être totalement, cette union ne peut se faire contre l’EUROPE mais avec elle, la démagogie doit cesser.
    Il faut espérer que dans le futur programme qui sera mis en place, une liberté d’opinion et de vote sur ce sujet soit laissée aux futurs postulants.
    Si ce n’est pas fait, beaucoup d’électeurs de gauche euro progressiste se détourneront d’eux.
    SAUVONS L’EUROPE ne devrait ‘il pas adressé un message dans ce sens aux différents acteurs de cette unité ?
    Il faut espérer que cette ces élections législatives ne donne surtout pas les pleins pouvoirs au président actuel, qu’il sera obligé d’avaler les couleuvres qu’il nous destinait.

  6. La politique c’est, le contact, la peau….
    Gauche- Droite … KO
    Ils se seront bien gavés sur notre dos…
    Reste plus que la cerise sur le gâteau…
    et bientôt plus que des os.

  7. Avec un tel sigle, « NUPES – correspondant à « Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale » – on pourrait se demander si – n’était le rapport de forces – le PS ne se serait pas prêté à un jeu de … DUPES.

    La « dynamique Mélenchon » a certes le vent en poupe… et c’est peut-être le souffle de l’Histoire. Mais, plus profondément, si l’on se place en regard de l’héritage de Jaurès, on pourrait se demander lequel des deux « courants » serait le plus légitime pour se revendiquer de sa déclaration devant la Chambre des Députés en janvier 1910: « … oui, nous avons le culte du passé. Ce n’est pas en vain que tous les foyers de générations humaines ont flambé, ont rayonné; mais c’est nous, parce que nous marchons, parce que nous luttons pour un idéal nouveau, c’est nous qui sommes les vrais héritiers du foyer des aïeux; nous en avons pris la flamme, vous n’en avez gardé que la cendre. »

    Si l’on veut bien se remémorer par ailleurs que le poing et la rose ont représenté un symbole fort du PS au temps de sa gloire, on est aussi en droit de regretter qu’aujourd’hui la « rose » ne soit réduite à une position… d' »appoint ».

  8. l’europe intelligente eut été celle de la collaboration étroite avec la russie qui est en Europe et qui dispose de pratiquement toutes les sources d’énergie de matières premières nécessaires….
    l’Europe très con est celle de la soumission imbécile aux usa qui veulent nous refourguer leur gaz de schistes ( entre autres )
    la politique intelligente Française eut été que LFI s’unisse avec le RN afin d’éliminer macron et ainsi soulager le peuple Français et pour aller vers un avenir meilleur ..comme après la guerre de 40…
    la politique imbécile française est celle des magouilles ,trahisons et unions de connivences pour sauver les postes confortables de bons à rien …

      1. Puisque mon patronyme, à quelques lettres près, est proche de celui de l’auteur de « Vingt mille lieues sous les mers » – voire d’une nouvelle moins connue, parue en 1865 sous le titre « Les forceurs de blocus » (tiens, tiens…) – je souhaite répondre une fois de plus aux errements du capitaine Nemar, promu commandant du « Nautile russe » en qualité de « vain mielleux sous l’amer ».

        Ce dernier, puisqu’il emploie le concept, semble en effet obsédé par la « connerie » des autres, sans se rendre vraiment compte de la poutre qui obscurcit son propre regard: ne conviendrait-il pas, alors, de l’inviter à se délester de cet obstacle encombrant, puis à se regarder dans un miroir qui lui renverrait l’empreinte de deux phrases-culte du cinéma français ?:
        – « Les cons, ça ose tout… c’est même à çà qu’on les reconnaît » (Les Tontons flingueurs)
        – « Monsieur est un gabarit: si la connerie se mesurait, il servirait de mètre-étalon » (Le cave se rebiffe).

        Bonne méditation au réactionnaire de service !

        1. Rectification: puisque j’ai évoqué les vertus du miroir, je retire le terme « méditation » et lui substitue celui de … « réflexion ».

          1. Monsieur Vernier vous ternissez l’éclat du miroir…
            Laissez donc ce miroir tranquille, il est innocent…
            Quand à Jean Némar, il aurait bien l’image d’un Troll…
            Juste là pour semer la discorde…
            Je pense qu’il s’agit d’un agent soviétique mandaté par le Kremlin pour semer la zizanie…

  9. Cet article enfonce des portes ouvertes car la Nupes est en réalité un accord électoral et pas un programme de gouvernement. C’est d’ailleurs bien ainsi qu’elle a été perçue par le conseil du PS. Une fois les élections passées le groupe parlementaire PS rompra très certainement avec Mélenchon comme aussi sans doute EELV. Cet accord tactique répond par ailleurs a une large demande de l’électorat que Faure ne pouvait pas ignorer. Sur le long terme LFI est en réalité moins bien lotie que le PS en dépit des apparences. Le seul embarras serait que la NUPES gagne les élections mais c’est très improbable.

  10. Ces derniers commentaires ne seraient pas nécessaire si la construction européenne avait été finalisée.
    Lourde responsabilité de nos dirigeants actuels et passés, une EUROPE avec le statut de puissance au même titre que les USA, la RUSSIE, la CHINE lui aurait conférée une totale indépendance.
    Ne l’étant pas, ses dirigeants se sont permis des initiatives qu’ils ne pouvaient pas assumer, il est là le véritable problème.
    Aujourd’hui comme hier, collaborer avec la RUSSIE de POUTINE me semble improbable, peut-on traiter avec un despote, un criminel de guerre, un mafieux ?
    Le paysage politique français et européen risque de se redessiner dans les mois et années à venir, il faut souhaiter qu’il se fasse dans le cadre d’une meilleure justice et d’une plus grande démocratie en France, pour finaliser ENFIN la construction Européenne, nous n’en serions pas là si cela avait été fait.

  11. (à MP)
    Si j’invitais le capitaine Nemar à se mettre face à un miroir, c’est précisément pour lui permettre de mieux observer certaines contre-vérités dont il fait volontiers son fonds de commerce.
    Cela étant précisé, je pense que vous et moi sommes sur la même longueur d’onde au sujet de ce commandant de sous-marin paré plus ou moins grossièrement des armoiries du Kremlin
    … et c’est là qu’à mon sens l’évocation du miroir revêt encore plus de signification: le terme « miroir » ayant pour synonyme le mot « glace », on assiste à une singulière performance de…
    « putin à glace ».

    1. Juste excellent… Comme d’habitude…
      Merci Mr Vernier…
      Gogol disait « n’insulte pas le miroir si tu as le visage tordu »… mais les mots sont faits pour être tordus ainsi le propre et l’image de l’homme sont peut-être de rire de soi même et de s’entendre…
      Mire, la visée et oir, entendre… Miroir

      1. Mais les hommes visent t’ils vraiment à s’entendre ?
        Pour l’instant en Ukraine, ils visent les écoles…
        Si peu de chemin parcouru à la découverte de soi résumé en quelques Larmes.
        Des armes des armées ne resteront que des larmes d’âmes désarmées…
        Pour Putin tout est déjà écrit…
        Il est des mots qui ne s’inventent pas, d’autres qui n’existent pas.
        Respect pour ces dames, il est des hommes qui ne valent pas une putin.

  12. je ne pense pas pouvoir être qualifié de troll car je ne suis pas méchant . ça c’est sûr et certain .suis je bête ? on l’est tous un peu. on est toujours le con de quelqu’un. parmi tous les intervenants ici je ne pense pas être le plus con car il y en a qui en tiennent une couche ….et c’est peu dire .
    je suis venu par hazard sur ce forum et j’ai simplement voulu rendre service en pensant éclairer des lanternes . je n’ai absolument rien à voir avec la Russie ni poutine. que je considère pourtant il est vrai moins mafieux que macron. et toute la clique de bruxelles .
    je suis un simple citoyen qui en a marre de voir autant de conneries et autant de cons .
    pour prendre un exemple de connerie : les russes viseraient délibérément. des écoles :mais bougre d’âne ,croyez vous vraiment que poutine fait viser des écoles pour tuer des petits écoliers ? quel intérêt y aurait il ? le bourricot en chef dira encore que c’est une contre vérité
    mais en vérité c’est BFMTV (bfmensonge)qui dit des contres vérités
    ces écoles sont occupées par des militaires ukrainiens n’écoutez pas que bfm ou lci. je vous donnerai bien des pistes pour vous instruire mais finalement vous êtes vraiment trop cons. et comme disait un collègue : je ne parle pas aux cons car ça les instruit et ils peuvent devenir méchants
    alors adieu. je ne vous embêterai plus puisque vous me considérez comme troll .peut être découvrirez vous un jour à vos frais. que vous avez été les idiots utiles …. aucun intérêt ci. pataugez bien dans votre merde .. adios

    1. Mais arrêtez je vais pleurer…
      j’hésite entre bon vent et bonne route mais par humanité et comptant sur votre sincérité, je suis ravi que vous ne soyez pas un Troll.
      C’est laid un Troll. Ceci dit les goûts et les couleurs…
      Donc puisque vous n’êtes pas un Troll de Vladivostok, vous portez une défiance dans le système tel qu’il existe, ce système imparfait en construction, cette institution imaginaire de la société dirait Cornélius Castoriadis…
      Alors vous êtes certainement un fervent défenseur de la cause complotiste qui tente de renverser le Monde pour en construire un autre… Je doute fort en écoutant DIVIZIO ou LALANNE ou BIGARD ou BERCOFF… que l’avenir qu’il nous promettent soit meilleur.
      Entre la défiance et la confiance, il y a un choix à faire…
      Les Français que vous nommez les veaux ont choisi.
      Quand le conflit cognitif devient du conflit tout court, la violence s’installe, la haine même, puis la peur, la sidération et au final la guerre.
      Plus que jamais et sans être crédules, les gens ont besoin d’apaisement et de se sentir rassurés.
      Vos propos, vos positionnement sont souvent agressifs et dénués comme beaucoup vous l’ont fait remarqué, de bon sens, de fondements. Ce sont les fondations d’une ruine.
      Vous pouvez piétiner comme Poutine, Trump, le RN, Zemmour et tous les complotistes de la Terre le château de sable du camarade, le votre, malgré toutes vos illusions et vos promesses de Terre promise se révélera encore pire.
      Comme vous le dites, les Français ne sont pas cons… le château Europe est en construction, que cela vous plaise ou non…
      Et puis si l’Europe ne vous plaît pas alors… bonne route.

      1. Votre départ… le jour de la libération…
        Tout est écrit.
        Je vous souhaite juste d’acquérir cette liberté car vous voyez le Mal… vous le répandez et vous le dites très bien… parce que moi aussi Jean Némar.
        Effectivement, ça doit être difficile à porter.

  13. (à Jean Nemar)

    J’ai bien conscience de vous avoir rarement ménagé … mais, pour ma part également, mes réponses ont exprimé le plus souvent une révolte contre une désinformation, dont, peut-être par excès de naïveté, vous vous êtes fait le relais.

    Il serait malvenu d’opposer les « sachants » aux « ingénus », car le problème fondamental ne réside pas dans ce clivage. Il a plutôt sa source dans l’ignorance dans laquelle les grands médias tiennent les citoyens au sujet des avancées de l’Union européenne… mais il est vrai que c’est surtout quand ça ne va pas qu’on trouve une plus large audience.

    C’est ce déficit d’information que « Sauvons l’Europe » a entendu contrebalancer – et c’est la raison pour laquelle j’ai rejoint cette forme de « Résistance » depuis quelques années. C’est aussi au nom de cette cause que, au delà des débats auxquels, occasionnellement, je prends part au niveau des commentaires, il m’arrive de publier des développements plus longs – à commencer par ce que SLE appelle le « coup de périscope » et qui n’a pas d’autre ambition que d’attirer l’attention sur des FAITS qui ponctuent quotidiennement l’actualité de l’UE.

    Mais il m’est également arrivé de rédiger des articles de réflexion. A titre d’exemple, permettez-moi, au cas où le « hasard » que vous évoquez ne vous aurait conduit que récemment à fréquenter le site de SLE, de vous renvoyer à deux chroniques publiées en 2020:
    – le 8 mai (à la veille du 70ème anniversaire de la déclaration Schuman):
    https://www.sauvonsleurope.eu/septantaine-dans-schuman-il-y-a-human/
    – le 7 octobre, : https://www.sauvonsleurope.eu/wp-content/upload/2020/10/SLE-souveraineté-suzeraineté-10-20.pdf

    Peut-être qu’à vos yeux je mériterais le surnom d’ « eurobéat »… mais je dois avouer que je préférerais celui d’ « eurobelix »: en effet comme le personnage immortalisé par Uderzo et Gosciny, je suis tombé très jeune dans une marmite… celle où mijotait la potion magique européenne, sans que mes origines plutôt modestes ne m’y prédisposent (ceci juste pour faire remarquer que les combats de la classe ouvrière, j’en ai été un témoin direct par mon milieu familial).

    Pour conclure, je souhaiterais rebondir sur votre souci de rendre service « en pensant éclairer des lanternes ». Cela me rappelle l’image employée par un politologue: celle d’un personnage qui, ayant égaré sa montre, s’obstine à la rechercher au pied d’un réverbère au motif que c’est le seul endroit éclairé; or, sans doute ce personnage ne fait pas suffisamment confiance à la lumière des étoiles… à commencer par douze d’entre elles…

    Vous feriez donc un grand pas en avant si vous admettiez que les sources d’information auxquelles vous vous abreuvez ne sont pas les seules à nourrir le débat… et que, peut-être, elles ne sont pas toujours les plus fiables.

    Bref, notre « ressenti », comme ont dit en termes de météo, est sans aucun doute différent… Mais personne ne détient le monopole de LA vérité. Si cela peut vous rassurer, je m’efforce d’appliquer ce constat à ma propre démarche.

    Bien cordialement !

  14. (À Jean Nemar)
    J’ai bien conscience de vous avoir rarement ménagé… mais, pour ma part également, mes réponses ont exprimé le plus souvent une révolte contre une désinformation dont, peut-être par excès de naïveté (la bonne foi se présume), vous vous êtes fait le relais.
    Il serait malvenu d’opposer les « sachants » et les « ingénus », car le problème fondamental ne réside pas dans ce clivage. Il trouve plutôt sa source du côté de l’ignorance dans laquelle les grands médias tiennent les citoyens au sujet des avancées de l’Union européenne… mais il est vrai que c’est surtout quand ça ne va pas qu’on peut compter sur une large audience. C’est ce déficit d’information que « Sauvons l’Europe » a entendu contrebalancer – et cela explique pourquoi j’ai rejoint cette forme de « Résistance » depuis quelques années. C’est aussi au nom de cette cause que, au-delà des débats auxquels je prends part avec la conviction d’une sérieuse connaissance du terrain, il m’arrive de publier des développements plus longs, à commencer par ce que SLE appelle « le coup de périscope » et qui n’a pas d’autre ambition que d’attirer l’attention sur des FAITS qui ponctuent l’actualité quotidienne de l’UE.
    Mais il m’est également arrivé de rédiger des articles plus substantiels. A titre d’exemple, permettez-moi – au cas où le « hasard »que vous évoquez ne vous aurait conduit que récemment à fréquenter le site de SLE – de vous renvoyer à deux chroniques publiées en 2020 :
    https://www.sauvonsleurope.eu/septantaine-dans-schuman-il-y-a- human/
    https://www.sauvonsleurope.eu/wp-content/upload/2020/10/SLE-souveraineté-suzeraineté-10-20.pdf
    Peut-être qu’à vos yeux je mériterais le surnom d’ « eurobéat »… mais je dois avouer que je préférerais celui d’ « eurobelix » : en effet, comme le personnage immortalisé par Gosciny et Uderzo, je suis tombé très jeune dans la marmite où mijotait la potion magique européenne (celle qui redonne de la vigueur aux Etats membres).
    Pour conclure, je voudrais juste rebondir sur votre souci de rendre service « en pensant éclairer des lanternes ». Cela me rappelle l’image employée par un politologue : celle d’un personnage qui, ayant égaré sa montre, s’obstine à la rechercher au pied d’un réverbère, au motif que c’est le seul endroit éclairé. Vous feriez un grand pas en avant si vous admettiez que les sources d’information auxquelles vous vous abreuvez ne sont pas toujours les plus fiables, ni les plus appropriées.
    Bref, notre « ressenti » respectif – comme on dit en termes de météo – est donc sans doute différent… et personne ne peut se prévaloir de détenir le monopole de la vérité. Si cela peut vous rassurer, je m’efforce d’appliquer cette évidence à ma propre démarche.
    Bien cordialement !

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