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Le mythe du carcan bruxellois

Plus rien de significatif ne se décide à Paris. Tout ce que font nos « dirigeants », c’est amuser la galerie et maintenir les apparences tandis qu’ils se soumettent aux diktats des fonctionnaires de l’ombre de Bruxelles ou aux politiques Allemands. Voici en résumé la chanson qu’on nous fredonne à satiété et qui explique la déchéance française supposée.

Donc, nous faisons tous la même chose, parce que nous n’avons pas le choix. Sauf que toute cette belle histoire se heurte à deux écueils. Le premier, c’est que dès qu’on sort un peu le nez des frontières européennes, on est pas frappés par des politiques si différentes que ça ailleurs. De fait, nous nous débattons tous avec les mêmes problématiques de productivité, de confiance dans la dette que nous émettons pour payer nos services publics, de solidité de nos banques, de vieillissement des populations. Et les solutions peuvent diverger, mais au final dans un champ des possibles qui n’inclut pas de trajectoire façon Venezuela.

Surtout, les politiques menées dans cet espace réduit qui donne l’illusion que nous faisons tous plus ou moins la même chose ont des résultats très différents sur le long terme. La question des inégalités est aujourd’hui centrale. Voyons donc comment progresse la part des 50% les plus pauvres de la population dans les revenus dans différents pays :

Nous avons ici retenu la période 1997-2014, qui est l’ère de l’Euro. Les données sont issues de l’observatoire mondial des inégalités (WID). Que voyons-nous ? Pour la France, une progression relative des 50% les plus pauvres jusqu’à… 22,5% des revenus. Cette progression est régulière sur la période, avec une forte secousse au plus fort de la crise en 2008. Pour l’Allemagne, au contraire, un effondrement incroyable des revenus de 23% de la part totale en 2000 à 17% en 2014, qui équivaut à un changement de société. Ceci mieux que toute autre chose montre le visage noir de la réussite industrielle Allemande des dernières années, qui s’est construite sur l’expropriation de la moitié la plus fragile de la population. Au vu de cette différence massive, qui peut dire que la France et l’Allemagne mènent la même politique unique ? C’est absurde !

A titre de comparaison, incluons la Grande-Bretagne, jalousement écartée de l’Euro, qui part d’un niveau incroyablement bas (12,5% des revenus !!!) et qui remonte la pente, avec paradoxalement un effet observé favorable au plus fort de la crise de 2008 que les conservateurs parvenus au pouvoir se sont empressés de tenter d’effacer. Les Etats-Unis racontent un écrasement constant sur le long terme (les courbes françaises et américaines sont en miroir depuis les années 70).

Le débat sur l’Europe doit sortir des mythes de pensée commodes selon lesquels il existe une politique européenne univoque, que l’on doit défendre ou combattre. Nous avons mis en commun notre monnaie et notre régulation bancaire, ce qui implique de tenter des politiques relativement compatibles. Mais la diversité des possibles n’a pas disparu. Le cadre existe, mais il est suffisamment large pour permettre des politiques très différentes et il est temps d’assumer collectivement nos choix sans faire de la question européenne un préalable du débat.

 

 

Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site

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17 Commentaires

  1. bonjour
    merci de contester les idées reçues; toutefois il faut prendre en compte le populisme de droite dure qui va être un frein à toute initiative à présent, vu qu’on a affaire à des réactionnaires échappant à l’attitude du « citoyen » ordinaire. La frénésie bancaire et ce populisme sont les deux boulets que se traine l’Europe. Nous ne pouvons plus compter sur la solidarité, qui seule aurait pu souder les membres d’emblée si disparates… l’enjeu est de savoir comment l’établir.

  2. L’article est intéressant, mais il ne dit pas un mot sur l’accumulation exponentielle des richesses par les plus favorisés, ni de la difficulté à lutter contre l’évasion fiscale dans un cadre européen. L’Europe n’est même pas capable de nommer les paradis fiscaux qui prospèrent en son sein.
    Or cette situation est le noeud du problème, les citoyens doivent se serrer la ceinture parce que les états ne sont plus capables de lever l’impôt sur les plus favorisés (entreprises et particuliers). On discute de quelques milliards (CSG, non revalorisation des pensions) tandis que l’évasion fiscale annuelle est estimée pour la France entre 80 et 100 milliards.
    La difficulté de taxer les GAFA dans un cadre européen en est l’exemple le plus frappant.
    Cette situation est délètère et si rien n’est fait va conduire à de graves désordres.
    Je tiens à préciser que je suis plutôt pro européen je ne crois pas que dans le monde actuel notre pays puisse s’en sortir seul, cependant je dois bien reconnaître que l’Europe que l’on nous a vendu (puissante et protectrice) est elle même sous la coupe des milieux financiers et a trahi les citoyens.

      1. Sans enfer fiscal pas de paradis fiscal, pour lutter contre les paradis fiscaux luttons en priorité contre le gaspillage et les largesses de l’argent public, sans ces gaspillages et ces largesses la France ne serait pas en déficit et les impôts moins élevés, la faute en revient à nos dirigeants ni responsables ni coupables, mais leurs majorités (Ils se passe la patate chaude à chaque élection) leur permet de se servir grassement. Il est grand temps de changer de logiciel. Du temps de la royauté il n’y avait qu’un seul gourmand en République ils sont des milliers. Cette pensée donne à réfléchir ?
        Pour ma part l’état ponctionne mes revenus de 214 jours, l’égalité est elle respecté ? Sans compter ce que l’état va ponctionner les jours restant en payant la TVA sur toutes les dépenses que je ne manquerais pas d’engager !
        La France est la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, et seule la classe moyenne en assurent la finance ! Trop c’est trop. Vivement la victoire des gilets jaunes.

        1. Je suis pro-Européen, mais avec une Europe différente :
          Pour l’avenir de nos enfants, faisons
          l’Union des Citoyens Européens Francophones « UCEF »

          Savez vous que les traductions de tous les documents officiels produits par la gouvernance de l’Europe traduits dans les langues de chaque pays Européen coûte plus de 2 milliards d’Euros par an. C’est impressionnant ! L’union actuelle de l’Europe, réalisée par les élites, éloignée des citoyens fonctionne mal, certains membres souhaitent la quitter ! Comment des citoyens qui ne se comprennent pas peuvent-ils s’unir ? Pour s’unir, la première condition pour s’entendre est de se comprendre !
          La diversité des langues est un frein à son unité, à sa réactivité, à la communication, à sa compréhension et à son bon fonctionnement.
          Les citoyens ne se sentent pas concernés par les décisions prisent à leur dépend !
          L’Union des citoyens est une priorité. Nous pouvons penser que les premiers instigateurs de l’Europe n’ont pas mis à l’ordre du jour le choix d’une langue commune officielle Européenne ! Conscient que pour régner il faut diviser !
          Aujourd’hui, la diversité des langues est une frontière virtuelle qu’il faut abolir.
          Au moment ou La France parle de créer une armée Européenne, comment les combattants vont-ils se comprendre ? Ne tombons pas dans l’ineptie !
          Quel choix faites vous ? Le Français ou l’Anglais ? Si vous êtes d’accord pour le Français faites nous le savoir. Aujourd’hui le peuple se fait manipuler par une presse aux ordres et le politiquement correct !

          Adhérez, soutenez et faites connaître l’UCEF.
          1 – L’UCEF a pour but d’unir les citoyens Francophones des cinq pays Européens tels que : La France, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse Francophone, Monaco, soit plus de 80 millions d’habitants, son objectif est d’adopter une langue commune officielle. Les Européens doivent se comprendre pour s’unir !
          La culture par le langage est le ciment qui uni les peuples.
          Les décisions doivent être prises, et comprises par tous.
          La vocation de l’UCEF est d’élargir à tous les pays qui compose l’Europe actuelle pour sa pérennité d’adopter une même culture par la langue qui en est la colonne vertébrale. La langue Française est reconnue dans le monde entier comme étant une des plus riches. Les Français doivent en être fier et tout faire pour en être digne, respectueux et modeste !
          La France par son rayonnement gêne les pays ambitieux qui cherchent à nous affaiblir !
          Les Américains lorsqu’ils ont unis les Etats d’Amérique ont votés pour choisir entre l’Anglais et le Français leur langue nationale. L’Anglais l’a emporté à une voie de majorité.
          Ne laissons pas le hasard pour faire évoluer notre langue ! L’anglais s’immisce de plus en plus chez nous par la musique et la mode, l’Anglais a une vocation mondiale, le Français doit avoir une vocation Européenne.
          L’UCEF aidera les pays désireux d’adopter notre langue en créant et finançant des cours de langue française, financé par l’économie sur les traductions. L’UCEF organisera des séjours linguistiques chez l’habitant à l’intention des étudiants non francophone.
          Chaque pays garde sa spécificité tout comme les régions ou les départements actuels français. Les langues parlées deviendront des patois.
          Le conseil d’administration a la latitude d’élargir ses compétences à d’autres secteurs que la culture, a condition que ces secteurs soient bien définis et adopter par le conseil d’administration à l’unanimité de ses membres.
          2 – Choisir une devise : La devise Française ne convient pas à l’esprit de l’UCEF. L’égalité est inapplicable dans le temps il y a une grande part d’utopie, elle va à l’encontre des lois de la nature, L’UCEF propose de choisir le mot Justice pour remplacer le mot égalité :
          « Liberté, Fraternité, Justice ».

          3 – Réformer le droit du sol. Pas de droit sans devoir.
          Le fait de naître en France donne des droits mais aussi des devoirs la nationalité française ne se brade pas elle se mérite.

          L’UCEF c’est quoi ?

          1 – La vocation de l’UCEF est culturelle, elle doit préservée la culture de nos ancêtres qui ont combattue et dont certains ont donnés leur vie pour un idéal et le bien vivre de tous ses citoyens.
          2 – La diversité des langues en Europe est un frein au développement, c’est une frontière virtuelle à abolir
          Pour créer une unité au sein d’une communauté, ses adhérents pour s’exprimer doivent avoir une langue commune, pour s’entendre, il faut se comprendre.
          3 – Pour la pérennité de la communauté Européenne, tous les participants doivent se comporter avec bienveillance avec tous les membres de la communauté, il est inconcevable que des membres d’une secte, d’une religion, d’un partie politique tente par des moyens subversifs de dénaturer notre culture, nous avons l’exemple malheureux de l’Islam qui essaie par tous les moyens d’imposer sa religion dictée par un livre dont certain de ses versets et hadith (396) sont contraire à nos principes et inspiré par le mal. Nous constatons qu’ils ne renoncent jamais !
          4 – Il est impossible d’accepter dans nos rangs les adeptes inconditionnels de cette pseudo religion. Seuls seront acceptés ceux qui prendront l’engagement officiel de rejeter la pratique de ces versets et Hadith subversifs dont liste sur demande, ainsi que l’entière discrétion de la pratique de leur religion. S’il y a un seul Dieu, il peut y avoir plusieurs manières de lui exprimer sa foie, elle doit se faire dans un cercle privé pour n’influencer personne, la religion doit restée une affaire strictement personnelle.

          Vous êtes sympathisants ? Faites vous connaitre :

          Vos coordonnées et votre adresse de messagerie :

          Merci pour l’avenir de nos enfants

          La population appelle au retour à l’ISF ? Matière à discutions, cet argent au mains des riches n’est il pas mieux géré que par l’État ? Si l’État était bon gestionnaire nous n’aurions pas 2500 milliards de déficit ?
          Ne tuons pas la poule aux œufs d’or, contentons nous des œufs !
          La course aux impôts conduits au collectivisme, travailler devient répréhensible ! C’est ce qui s’est passé en Union Soviétique. Les Français seraient-ils plus malins qu’eux, j’ai des doutes !

          1. Le français devrait être la langue commune de l’Europe et être enseignée en premier.
            Après, ce serait les langues aux frontières respectives de chaque état européen, et/ ou la langue régionale locale.
            Puis viendrait au choix, les diverses langues européennes, les langues anciennes, la langue régionale locale, ou une langue régionale européenne limitrophe. Le choix étant totalement libre à l’université. Actuellement, l’anglais en premier détruit la diversité de l’apprentissage des langues européennes, et nous inféode culturellement et intellectuellement au Monde Anglo-saxon.
            Le français progresse et a un poids certain dans le monde. Il contre-balancerait l’influence économique de l’Allemagne.
            Il correspond aux valeurs modernes européennes, et est toujours bien accueilli en Europe de l’est.
            Les cadres de l’administration et d’Europol, les diplomates, les officiers de la future armée et des douanes aux frontières extérieures européennes se devaient de parler aussi français.
            Toutes les écoles internationales européennes de part le monde devraient être bilingues français et langue d’origine de l’établissement. Un réseau international d’écoles bilingues français et langue du pays où elles résident devrait être établi avec un accès aux universités européennes, écoles de commerces, et autres institutions.
            Des universités bilingues français et langue du pays devraient être créées dans chaque capitale européenne.
            Le noyau dur des pays de la Francophonie et les diverses territoires européens d’outre-mers devraient être incités à faire de même.
            Ainsi, dans le cadre d’une fédéralisation (même des nations), l’Europe obtiendrait sans combattre, en deux générations, une position de superpuissance.

            Le rôle possible du français dans le cadre de la future défense européenne
            http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1205

  3. Bonjour. Analyse intéressante. Quelques questions cependant :
    Serait-il possible de préciser les sources des données statistiques? Les calculs sont-ils faits avant ou après prélèvements obligatoires et redistribution ? Par ailleurs, le constat est-il aussi net quand on raisonne sur les 10 ou 20 % les plus pauvres?

    1. Très bonne question: voir sur le site wid. En substance, il s’agit de calculs sur les plus de 20 ans, AVANT impôts et transferts mais après versement des pensions. Il est donc vraisemblable que l’écart après redistribution serait encore plus marqué entre pays. Sur les 10% ou 20%, la différence s’observe essentiellement en fonction du système de retraites. Ceci est un avant-gout d’un travail plus vaste qui sortira… un jour.

  4. Bonjour,
    Et sur le carcan bruxellois des lobbies, 15000 ou 17000 officines ? qui commande et discrédite toute l’Europe libérale, qu’avez-vous à déclarer, sans intervention des lobbies si possible .

    1. Bonjour, réponse simple: les entreprises cherchent à influencer les pouvoirs, que l’on apprécie ou pas. Elles sont comparativement moins puissantes à Bruxelles qu’à Paris (demandez son expérience à Nicolas Hulot), donc si c’est votre critère principal il vaut mieux pour se protéger des lobbies faire passer le plus de décisions possible à Bruxelles plutôt qu’à Paris. Nous savons qu’il y a des milliers d’officines parce qu’elles ont obligation à Bruxelles de déclarer leurs activités. En France, on ne sait pas.

      1. Pour compléter et préciser le commentaire d’Arthur, je voudrais attirer l’attention sur le fait qu’à la suite des remous suscités par l’intention de M.Barroso d’aller jouer du goldman-sachs-ophone après la cessation de ses fonctions un nouveau code de conduite applicable aux commissaires (il en existait déjà un précédent, adopté en 2011, mais moins clair sur certains risques de dérives) a fait l’objet d’une décision de la Commission en date du 31 janvier 2018 et est entré en vigueur dès le lendemain. Ce document, accessible sur le site « Europa », énonce un ensemble de règles en matière d’éthique et d’intégrité applicables à ces hommes et femmes politiques dans le sens d’une transparence accrue.

        Au niveau des fonctionnaires, un code de conduite a également été édicté en complément du statut qui régit les conditions d’exercice de leurs activités. Les règles ainsi énoncées couvrent notamment les éventuels conflits d’intérêts, les cadeaux et distinctions honorifiques, les activités extérieures menées pendant que les fonctionnaires travaillent pour l’UE ainsi que l’activité professionnelle exercée après cette période d’emploi.

        En 2014, un code de conduite a par ailleurs été adopté dans le but d’encadrer les activités des lobbies qui doivent s’enregistrer dans un registre de transparence. Celui-ci met ainsi en évidence les intérêts défendus, par qui et avec quels budgets.En outre, les commissaires eux-mêmes, les membres de leurs cabinets et les fonctionnaires les plus haut gradés (les directeurs généraux) sont tenus de publier des informations sur les réunions tenues avec des organisations ou des personnes agissant en qualité d’indépendants.

  5. Bonjour,

    Merci pour cet article. Je trouve que de manière générale votre site dont le titre proclame :  » Sauvons l’ Europe », développe des arguments bien pensants et timorés qui se veulent gentiment rassurants. Or nous ne sommes pas du tout rassurés. Votre titre lui même au regard de M. Freud est bien révélateur d’un vrai danger puisque le verbe sauver et associer à Europe, il y a donc péril en la demeure.
    Très bizarrement vos articles tournent autour de ce vrai sujet, celui de la crainte de voir l’ Union Européenne victime d’une implosion semblable à celle qui mit fin à L’URSS . Je sais comparaison n’est pas raison mais on ne peut que constater que ce grand système soviétique centralisé, corrompu, inadéquate, sans politique sociale , sans partage des bénéfices au profit des plus démunis, s’est effondré tout seul de l’intérieur. L’ Europe pour d’autres motifs ne semble -t-elle pas prête à suivre le même chemin ?
    J’ai fait un copier/coller des passages du commentaire de Giradet car je partage ces remarques :  » L’article ne dit pas un mot sur l’accumulation exponentielle des richesses par les plus favorisés, ni de la difficulté à lutter contre l’évasion fiscale dans un cadre européen. L’Europe n’est même pas capable de nommer les paradis fiscaux qui prospèrent en son sein.Cette situation délétère va conduire à de graves désordres…
    Pour conclure, si nous voulons sauver l’ Europe n’ayons pas peur d’appeler un chat: un chat, un alcoolique: un alcoolique, des prédateurs milliardaires :des escrocs. Il faut sauver l’ Europe en effet de tous ces trafiquants et de ces mafieux incapables qui tirent les ficelles des lobbies au sein de l’UE !

    Est-ce le début de la fin de l’ UE ? voir : https://youtu.be/OoJ2fCJxAyw?t=92

    ¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨
    :
    24 janvier 2019 GIRARDET dit

    L’article est intéressant, mais il ne dit pas un mot sur l’accumulation exponentielle des richesses par les plus favorisés, ni de la difficulté à lutter contre l’évasion fiscale dans un cadre européen. L’Europe n’est même pas capable de nommer les paradis fiscaux qui prospèrent en son sein.
    Or cette situation est le noeud du problème, les citoyens doivent se serrer la ceinture parce que les états ne sont plus capables de lever l’impôt sur les plus favorisés (entreprises et particuliers). On discute de quelques milliards (CSG, non revalorisation des pensions) tandis que l’évasion fiscale annuelle est estimée pour la France entre 80 et 100 milliards.
    La difficulté de taxer les GAFA dans un cadre européen en est l’exemple le plus frappant.
    Cette situation est délétère et si rien n’est fait va conduire à de graves désordres.
    Je tiens à préciser que je suis plutôt pro européen je ne crois pas que dans le monde actuel notre pays puisse s’en sortir seul, cependant je dois bien reconnaître que l’Europe que l’on nous a vendu (puissante et protectrice) est elle même sous la coupe des milieux financiers et a trahi les citoyens.

    1. Girardet : ce que vous dites est exact; il convient cependant de mettre les choses en perspective.
      Si vous prenez les grands ensembles géopolitiques vous constaterez que l’ UE est la plus taxatrice et la plus redistributrice, comparée aux US, a la Chine et la Russie.
      L’UE dans son ensemble est moins inégalitaire que les trois autres cites (les inégalités entre pays étant corrigées par les parités de pouvoir d’achat).

      Une autre illustration : il y a 111 Milliardaires en Russie, pays dont le PIB est d’environ 1 400 milliards (10 a 11000 $ par habitant ) , la France en compte 40 pour un PIB double et un PIB/hab quadruple. Je ne vous fais pas de dessin en ce qui concerne la Chine ou l’Inde

      Enfin en ce qui concerne la taxation des GAFA ce n’est pas l’UE qui bloque ce sont certains états membres du fait de la regle d’unanimité, souveraineté oblige.

  6. Notre Macron a décrété ni droite ni gauche, mais la vie ayant horreur du vide, cette situation génère un autre clivage naturel le public et le privé, le premier est consommateur de richesse le second créateur de richesse. Quand les premiers sont supérieur au second la France s’appauvrit. L’ISF ça se discute, qui est le plus qualifié pour gérer la richesse ? L’État ou celui qui la crée ? Vaste programme ! Avec 2500 milliards de dettes l’État est mal placé pour donner des leçons !
    Le drame de la France taxatrice et redistributrice à abandonner la notion du mérite, c’est la marche irrémédiable au collectivisme, à la pénurie telle que l’ont connue les Soviétiques. A quoi ça sert que Ducros se décarcasse ?

    1. Votre manichéisme, bien sommaire, appelle à être fortement nuancé. Le secteur public est en effet, lui aussi, créateur de richesses. Mais, à la différence du court-termisme qui oriente et détermine souvent l’action d’investisseurs privés, les effets n’en sont en général perceptibles que dans la durée. D’une certaine manière, c’est ce qui distingue l’agriculture intensive,si chère aux céréaliers, de la lente maturation d’un arbre fruitier, inégalement productif selon les années: parole d’un amateur de jardinage !

  7. démonstration dans le vide!
    chaque état membre de l’UE peut décider de redistribuer, de lever des impôts et ….de respecter les règles communes:
    faites la même démonstration avec les décisions communes , et aéussi avec toutes les décisions nationalles.
    chiche?
    jlc

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