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Le dernier discours sur l’état de l’Union européenne devant le Parlement européen… et les actes ?

Lors de son dernier discours, pour ce mandat de 5 ans, à propos de l’état de l’Union devant le Parlement européen le 12 septembre dernier, le Président de la Commission européenne a mis en exergue quelques points essentiels pour l’immédiat et le proche avenir : il a affirmé « le travail continue pour faire de l’Union européenne imparfaite, une Union toujours plus parfaite », rappelant « le pacte fondateur de l’Union européenne – plus jamais la guerre – reste une ardente exigence qui s’impose chez nous et autour de nous ».

La Paix installée durablement entre les Etats membres de l’Union européenne, depuis 1945, est un acquis précieux sur lequel tous les regards, toutes nos actions et objectifs doivent être au centre des préoccupations quotidiennes de l’Union européenne, car la Paix reste fragile aux frontières de l’Union européenne et dans le-reste-du-monde.

Dans les domaines économiques, l’Union européenne a connu une croissance ininterrompue sur 21 trimestres, 12 millions d’emplois ont été créés depuis 2014. Durant cette période, 239 millions de femmes et d’hommes ont été au travail en Europe. Le chômage des jeunes s’élève à 14,8%, un chiffre trop élevé mais qui se situe à son niveau le plus bas depuis l’an 2000.

L’investissement est de retour et le fonds européen à ce sujet est actif. Le plan dit « Juncker » annoncé en septembre 2017 fait progressivement son œuvre : fixé au départ d’un enjeu de 335 milliards d’euros, il est maintenant sur une dynamique vers les 400 milliards.

«Unis, nous Européens, sommes, en tant qu’Union, devenus une force incontournable » pour atteindre plusieurs objectifs, que ce soit pour « défendre l’Accord de Paris sur le climat » ou bien « pour définir d’une façon irrévocable notre attitude vis-à-vis des Balkans occidentaux » et aussi pour briser le silence assourdissant « face à l’imminence d’un désastre humanitaire annoncé… une Europe forte et unie permet à ses Etats membres de décrocher les étoiles » Un exemple, parmi d’autres : le programme européen « Galileo » existant, entre autres, par la ténacité de François Lamoureux – haut fonctionnaire – conseiller de Jacques Delors –, décédé, qui peut être considéré comme le Père de ce programme. Aucun Etat membre n’aurait pu mettre sur orbite 26 satellites dont bénéficient aujourd’hui 400 millions d’utilisateurs dans le monde.

Jean-Claude Juncker poursuit : « L’heure de la souveraineté européenne a sonné, cette conviction qu’unis nous sommes grands et plus forts est l’essence même de ce que veut dire faire partie de l’Union européenne…et d’ici aux élections européennes, nous devons démontrer que l’Europe peut surmonter les différences entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest, la gauche et la droite. L’Europe est trop petite pour se diviser par deux, ou quatre ».

En matière de sécurité, les peuples européens attendent l’achèvement de l’Union de la sécurité, c’est pourquoi « la Commission européenne propose de nouvelles règles, comme l’extension du mandat du Parquet européen, qui a été récemment créé afin d’y inclure la lutte contre tous les terroristes. Ils ne connaissent pas de frontières. Nous ne devons pas nous rendre complices par notre absence de coopération.  »

Pour ce qui concerne les réfugiés, Jean-Claude Juncker, rappelle que « cinq des sept propositions de la Commission européenne en vue de réformer notre régime ont été approuvées. Le nombre de réfugiés en Méditerranée orientale a chuté de 97% et de 80% par les voies de la Méditerranée centrale. L’Union européenne a contribué à sauver plus de 690 000 vies, en mer, depuis 2015. »

Jean-Claude Juncker réaffirme « son opposition aux frontières intérieures, et là où celles-ci ont été rétablies – unilatéralement – elles doivent être supprimées. » D’autres propositions restent à débattre – et surtout à être mises en œuvre – comme le développement de l’Agence de l’Union Européenne pour l’asile, l’ouverture des voies d’accès pour répondre aux besoins de migrants qualifiés, le respect de l’Etat de droit, partout où il est en danger, – ce n’est pas une option mais une obligation -, et Jean-Claude Juncker de conclure – provisoirement – « que l’Union européenne prenne davantage soin de sa dimension sociale…Transformons les intentions du sommet social de Göteborg, de novembre 2017 en règles de droits »

A nous d’intervenir, d’agir, de faire entendre notre voix citoyenne en utilisant au mieux les élections européennes du 26 mai prochain en France.

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Jean-Pierre Bobichon

Jean-Pierre est membre fondateur de Sauvons l’Europe, et Conseiller auprès de l’Institut Jacques Delors

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4 Commentaires

  1. Rien, me semble-t-il, sur une réforme structurelle de l’Europe, politique, économique, militaire, diplomatique, sociale… vers des États unis européens plus démocratiques, vers une stratégie à long terme,moins l’Europe se réforme et plus elle est faible et encourage les populisme et les nationalismes!

  2. Bonjour
    Est-il possible de communiquer un lien sur le discours social de Göteberg ? Il est urgent que la possibilité de nouveaux droits dans ce domaine soient connue des populations. Je crains un désastre aux prochaines élections européennes suite à la vague de mécontentement qui inonde la France ….

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