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BREXIT horribilis…

Jamais plus qu’en ces jours si pénibles pour nos amis britanniques, la mission historique de la monarchie britannique comme garant de l’Unité du Royaume Uni n’est apparu si tangible et actuelle. Quel retournement de situation depuis cette année 1997, qualifiée alors « d’Annus Horribilis » par une reine Elisabeth II, visiblement « à la remorque » du pétillant premier ministre Tony Blair. Depuis vingt ans, bien de l’eau a coulé sous les ponts de la Tamise… Pourtant, la classe politique britannique gagnerait à retenir l’exemple que donna alors leur souveraine. Comme pour le BREXIT, la crise était venue d’une trop longue mystification de la réalité, en l’occurrence celle du mariage entre Charles et Diana. La reine accepta alors avec les formes adéquates de reconnaître ses torts et surtout évita, in fine, le pari suicidaire de jouer la légitimité de la monarchie britannique contre la réalité des faits…

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Henri Lastenouse

Henri Lastenouse est Secrétaire général de Sauvons l'Europe, et tant d'autres choses encore !

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3 Commentaires

  1. C’est l’Europe telle qu’elle est qui a fait monter le nationalisme en ne se réformant pas comme elle l’avait promis après la crise de 2008 et comme elle devrait le faire après le brexit, il faut plus d’Europe, plus démocratique, plus informative, plus social, qui demande son avis aux électeurs, qui informe sur ce qu’elle fait, rend des comptes et lutte contre les lobbys des multinationales et non qui les défend!

    1. Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Notre Europe actuelle est dirigée plutôt pas les lobbies et donc, corrompue au niveau politique. Complications, règlementations insoutenables, impossible de leur demander des comptes notamment à la BCE, Ces gens sont payés grassement – avec NOS IMPÔTS – et ne font pas leur boulot, Citons en exemple le taux de présence aux assemblées pour chacun des députés : c’est très révélateur.

      1. Bon, passons sur le couplet éculé relatif aux lobbies: ils sont tout autant actifs, sinon davantage, à l’échelle nationale.

        Bien plus, les institutions européennes ont institué et mis en oeuvre des mécanismes qui, outre un code de conduite des commissaires vis-à-vis des « influences extérieures » tant dans l’exercice de leurs fonctions qu’après leur départ de Bruxelles (les maladresses du sieur Barroso n’y ayant pas pour peu contribué) , répertorient systématiquement les rencontres que ces responsables politiques peuvent avoir avec les représentants d’intérêts. Que ne s’en inspire-t-on à l’échelle de nos Etats membres !

        Quant au taux de présence des députés européens, ne cantonnez pas votre regard au buisson qui cache la forêt. Leur véritable travail ne se limite pas à des concours d’éloquence dans un hémicycle parfois peu fréquenté – à l’instar, là encore, de notre propre représentation nationale, à traitement quasiment équivalent (hors les frais liés aux déplacements à l’intérieur de l’UE, vaste terrain d’action). Le vrai boulot, c’est dans les commissions parlementaires qu’il prend place, à travers des rapports soigneusement élaborés, très souvent après audition de nombreux interlocuteurs, dont la société civile.

        Hélas ! des médias plus intéressés par les trains qui arrivent en retard que par ceux qui sont ponctuels, n’en rendent pas vraiment compte. Or, toute cette information existe bel et bien. Simplement, il faut avoir l’ « audace » de consulter les sources les plus pertinentes… à commencer par le site du Parlement européen, facilement accessible par internet.

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