Un million d’électeurs pour l’Union européenne des territoires !

Nous avons deux nouvelles à fêter : la survie du Front républicain et près d’un million d’électeurs pour l’Union européenne des territoires.

Pour être précis, ce dimanche, 882 305 électeurs ont soutenu l’une des listes qui se sont engagées avec nous à faire vivre l’Europe au sein de leur projet municipal. Pour un sujet qui n’est pas toujours perçu par les élus locaux comme le prolongement immédiat de leur action et n’a attiré que candidats particulièrement convaincus de la dimension européenne de toute action politique, ceci représente tout de même un peu plus de 3 % des électeurs s’étant déplacés pour voter.

Nous adressons nos félicitations chaleureuses à Vincent Chauvet à Autun, Marc Gricourt à Blois, Julien Gokel à Cappelle-la-Grande, Christophe Rouillon à Coulaines, Nathalie Koenders à Dijon, Michaël Delafosse à Montpellier, Mathieu Klein à Nancy, qui nous a adressé un message particulièrement ferme sur les valeurs européennes, Bertrand Kern à Pantin, Emmanuel Grégoire à Paris, Nicolas Meyer-Rossignol à Rouen, Régis Juanico à Saint-Etienne et Catherine Trautmann à Strasbourg.

Nous remercions également du soutien qu’ils nous ont apporté Romain Laveau à Angers, Virginie Evennou à Antony, Larbi El Hadri à Asnieres-sur-Seine, Richard Brouzes à Bayeux, Jean-Claude Iriart à Bayonne, Pierre Hurmic à Bordeaux, Judit Shan à Boulogne-Billancourt, Paul Roche à Brive, Brice Gaillard à Châtenay-Malabry, Olivier Bianchi à Clermont-Ferrand, Mathieu Morel à Issy-les-Moulinaux, Stéphane Baly à Lille, Cécile Panassac à Maisons-Alfort, Thierry Roche à Marcillac-Lanville, Isabelle Perrein à Montpellier, Joaquim Tiloeto à Montrouge, Claire Colombani à Neuilly, Baptiste Chapuis à Orléans, Léonore Moncond’huy à Poitier, Marine Caron à Rouen, Gilles Grandval Saint-Priest, Catherine Candelier à Sèvres, Jeanne Barseghian à Strasbourg, Ahmad Bouzid à Suresnes et François Briançon à Toulouse.

Il faut également tirer des leçons de cet exercice électoral. Prenons toutes les précautions de rigueur pour une lecture à chaud de résultats traduisant des situations et des enjeux très locaux. La participation est relativement faible, à 57 %. Elle se situe cependant entre les européennes et les législatives de 2024 (51,5 % et 67%). Les élections régionales de 2021 peinaient à rassembler 35 % des électeurs, les municipales de 2020 se déroulaient en plein Covid. Il semble prématuré de diagnostiquer une crise démocratique aigüe ou en tout cas nouvelle. Deux points en revanche doivent retenir notre attention.

D’abord, le Front républicain est vivant, et bien vivant.

Le Rassemblement national progresse et commence un grand remplacement de la droite classique là où elle s’était abandonnée à épouser ses thématiques. La fusion des droites tant vantée apparaît de plus en plus comme une absorption et nombre de politiques qui, à droite, ont cru trouver refuge dans l’allégeance aux idées de l’extrême-droite pour contenter leurs électeurs doivent prendre conscience de ce qu’ils organisent leur obsolescence. Cette vague cependant, se brise devant la plupart des villes.

Si une partie de la droite, derrière Nicolas Sarkozy ou Bruno Retailleau a pu croire, à grand renfort de couverture éditoriale, que le Front républicain s’était renversé au détriment de LFI et permettait tous les tripatouillages, on découvre que les électeurs de droite ne partagent pas leur rêve ardent. Marseille est hier le symbole de cette résistance des électeurs de droite à l’extrême-droite, mais nous pourrions citer Saint-Etienne et même Paris où les citoyens ont durement sanctionné les combinaisons de Rachida Dati.

La vague monte, mais elle n’est pas inexorable. La digue tient bon. Nous ne devons pas nous laisser impressionner par le chœur des aspirants collaborationnistes et d’une presse militante. Le Front républicain reste notre boussole et notre combat, demain comme hier !

La seconde leçon du scrutin est le caractère répulsif de la France Insoumise. Il ne progresse guère que dans ses bastions où il a trouvé à s’implanter. Les alliances à gauche avec ce mouvement ont enclenché presque partout des dynamiques négatives, avec des pertes de voix par rapport au premier tour parfois massives qui touchent l’électorat socialiste mais également écologiste, sans parler des centristes.

Sauvons l’Europe a depuis longtemps pris position contre LFI, d’une part en raison de son opposition de principe à l’Europe réelle, mais encore du fait de sa politique internationale et de son rapport méfiant à la démocratie. Chacun peut observer ces dernières années sa dérive et sa brutalisation du débat public qui ne vise qu’à troubler l’eau pour pêcher en eaux troubles. Nous ne mettons pas LFI au même plan que le RN et sans l’ombre d’une hésitation soutiendrons quiconque fait face à l’extrême-droite, mais nous appelons en dehors de ce cas à une grande prudence à l’égard de cette organisation.

L’année qui vient sera rude pour nos idées tant l’horizon semble interdit par une barre orageuse. Mais le vote d’hier nous permet d’éprouver que les vents peuvent nous rester propices à nos valeurs si nous savons lire les courants. Travaillons à orienter nos voiles !

Arthur Colin
Arthur Colin
Président de Sauvons l'Europe

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