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10 avril : Mélenchon, c’est non

Aux élections locales, nationales ou européennes, Sauvons l’Europe appelle régulièrement à voter pour des candidats qui sont proches de ses idées et qui soutiennent ses propositions. Il s’agit essentiellement des représentants des mouvements de l’arc europrogressiste, c’est-à-dire la majorité progressiste potentielle au sein du Parlement européen qui va de la gauche du Parlement à son centre droit.

Il va de soi que le combat contre l’extrême-droite est viscéral pour notre mouvement. L’Europe a été construite pour bannir ces spectres. Nous nous opposons également à la droite conservatrice dont le projet de société ne correspond pas à nos valeurs, particulièrement en termes d’écologie, d’égalité des droits et de justice sociale.

En 2017, devant le danger d’un second tour Marine Le Pen – François Fillon, Sauvons l’Europe avait appelé à voter dès le premier tour de l’élection présidentielle pour Emmanuel Macron. Celui-ci avait d’ailleurs apporté au préalable son soutien à plusieurs de nos propositions ou analyses. Nous l’avions par ailleurs averti que les deux défis majeurs de son quinquennat en matière de politique européenne seraient l’inclusion des territoires populaires en crise et la faiblesse de la société civile face à la machine de propagande russe.

Un quinquennat plus tard, nous entendons la musique lancinante d’un appel au « vote utile » qui laisserait entendre que voter Jean-Luc Mélenchon serait la seule possibilité pour la gauche d’accéder au second tour. Mais disons-le tout net : quelles que soient nos sympathies pour certains aspects du volet social et écologique de son programme, pour nous, Mélenchon, c’est non !

Il y a bien entendu l’obstacle européen, au cœur de notre engagement. Jean-Luc Mélenchon ne propose certes plus comme en 2017 la sortie de l’Europe si elle ne se plie pas à son programme. Il semble avoir enfin découvert qu’elle est un espace de luttes politiques, et qu’elle n’est pas un obstacle fondamental à des orientations nouvelles. En particulier, il reconnaît que les blocages de l’unanimité peuvent être contournés par des avant-gardes.

Mais la stratégie proposée par Jean-Luc Mélenchon s’apparente malgré tout plus à une longue et stérile guérilla contre les institutions européennes qu’à une réelle vision positive. La simple vue du drapeau lui est insupportable, à l’Assemblée comme sous l’Arc de Triomphe. Et les solutions d’indépendance proposées font parfois froid dans le dos : ainsi pour contrer la BCE, les banques auraient obligation de financer l’État sous peine de saisie. On ne parle pas ici de nationalisation, mais bien de spoliation et on imagine les conséquences sur le système financier ! Jean-Luc Mélenchon ne peut d’ailleurs être crédité d’aucun effort de dialogue ou de rassemblement avec les autres organisations de gauche depuis 2017 sur une position commune pour assumer et continuer l’héritage européen et internationaliste. Il est désormais illusoire d’attendre de sa part une clarification qu’il esquive depuis cinq ans, ce qui lui coûtera l’élection.

Mais notre désaccord est bien plus profond. La guerre en Ukraine interdit désormais de s’aveugler sur le cœur du projet de Jean-Luc Mélenchon qui réfute fondamentalement tout internationalisme réel.

Le manque de sympathie et d’empathie envers l’Ukraine était patent dès les premiers jours de la guerre, autant que la mansuétude avec Poutine : la responsabilité de la situation était imputée aux impérialismes américains mais aussi, européens ! Jean-Luc Mélenchon a dédié à l’Ukraine son meeting de la Place de la République pour, dans le même temps, mieux rappeler qu’aucune fourniture de matériel ne pouvait être envisagée, ni envisageable. Autant dire qu’en attendant une prochaine solution diplomatique à la main du plus fort, on laissera les Ukrainiens se faire massacrer. Tout cela ne nous regarde pas.

Cette indifférence rejoint une autre constante du projet européen de Jean-Luc Mélenchon, qui est l’absence de solidarité. Il s’insurge quand les plans de relance aident d’autres pays : « nous nous sommes fait plumer ». Et il n’est pas question d’Europe de la défense : en matière militaire, la France sera seule et « toute attaque sur son sol engendrera une réplique foudroyante et cruelle ». La politique régionale de l’Union européenne n’existe pas plus pour lui. On méprise les Néerlandais, on abhorre les Allemands et on invite les Lituaniens à aller « se faire foutre ». Quand on n’aime pas ses voisins, il est difficile de construire une quelconque forme d’internationalisme avec eux. On comprend que l’intérêt principal de l’alliance bolivarienne est sa distance, autant qu’une affinité idéologique avec des leaders forts, populistes et peu regardants envers les droits de l’Homme que la gauche radicale d’Amérique latine produit de temps en temps. Sa gauche est davantage celle de Caracas que celle de Berlin ou Stockholm.

Nos craintes portent donc également sur l’éthique du pouvoir. Le projet de sixième République porté par Jean-Luc Mélenchon lui attire bien des sympathies mais c’est mal connaître sa réflexion de longue date sur cette thématique dont son ouvrage « L’ère du peuple » est un marqueur important. Jean-Luc Mélenchon réfute absolument la possibilité d’un mouvement collectif. Un mouvement populaire fort ne peut exister sans un leader qui l’incarne et l’oriente. C’est pourquoi il n’existe pas de votes au sein des Insoumis : on choisit librement d’y adhérer ou non et d’y contribuer à sa manière. Mais on y suit le leader et sa ligne. Position soutenue jusqu’à la caricature dans son désormais fameux : « La République, c’est moi ».

Lors de son grand meeting sur la Place de la République, Jean-Luc Mélenchon a précisé ainsi sa pensée : « la Constitution, c’est l’occasion pour le Peuple français de se refonder lui-même ». Ce n’est pas une formule rhétorique creuse. Il impute l’échec du chavisme, non pas à des politiques économiques désastreuses, mais à ce qu’il n’a pas été capable « de construire le Peuple suivant » ce qui a conduit à l’effondrement de la Révolution. Son projet politique ne peut se réaliser qu’avec un Peuple militant, c’est-à-dire culturellement mobilisé, pour ne pas dire embrigadé. Si l’on veut bien noter que les figures de son panthéon personnel sont rarement des parangons de démocratie et de libertés publiques, on ne peut que nourrir quelques inquiétudes.

Ainsi, nos valeurs profondes d’internationalisme européen, de solidarité et de démocratie s’opposent absolument à considérer que porter de telles idées au second tour de l’élection présidentielle serait un « vote utile ».

A l’heure des choix, votez plutôt pour ceux qui ont en partage l’ambition européenne, et qui continuent l’héritage de Mitterrand et de Rocard, de Cohn-Bendit, de Giscard et même de Berlinguer.

Mais, vraiment, voter Jean-Luc Mélenchon, c’est non !

Sauvons lEurope

Un engagement pro-européen et progressiste en faveur d'une Europe démocratique et écologique, espace commun de libertés et de protection sociale.

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122 Commentaires

  1. Voter pour l’Union Populaire c’est éliminer l’extrême droite. Macron a eu un quinquennat assez décevant. Mélanchon au deuxième tour permettra de replacer le débat un peu plus à gauche, un débat qui s’est franchement droitisé ces dernières années même de la part de Macron.
    L’objectif pour moi est d’éliminer l’extrême droite au plus tôt. Tout autre vote ne fera qu’installer les mauvaises idées dans l’espace public pour finalement obtenir une gouvernance d’extrême-droite à terme.

    1. L’extrême droite a déjà été présente deux fois au 2e tour de la présidentielle et elle n’a aucune chance de remporter l’élection, pas plus d’ailleurs que Mélenchon. On ne voir pas l’intérêt qu’il y a à donner un but de ce genre à un vote de 1er tour. Vousvoulez appliquer la formule de Clemenceau « Au 1er tour on vote au second on élimine » dès le 1er tour. Ca n’a pas de sens.

      1. Bein pur l’image du pays, et aussi parce que ce serait intellectuellement plus intéressant, désolé mais nous sommes nombreux à gauche à ne pas vouloir d’un replay Macron_Le Pen – volu par le premier.
        J’ajoute que je fus et reste un vieux « rocardien », qui a du se coltiner le Méluche et ses sbires il y a très longtemps. Je n’aime pa la brutalité du personnage, le coté tribun. Mais oui c’est un vrai socialiste, ancré dans l’histoire de la gauche; et si vous prenez la peine de l’écouter sur de longues interviews (allez voir sur Thinkerview ses deux dernières apparitions – passionnant), c’est définitivement d’un autre niveau de réflexion (doutes compris) qu’une Hidalgo ou un Jadot.

      2. Faisant fi de son programme qui nous montre pourtant un horizon différent, d’humanisme, de progrès social et environnemental le titre de l’édito « Mélenchon, c’est non » nous rappelle la position de la bourgeoisie française en 1938 « Plutôt Hitler que Blum ».

        Toute la pensée politique, des bourgeois décadents de l’époque, se réduisait en effet à préparer, avec un béton humain, une ligne Maginot inviolable contre les dynamismes révolutionnaires portés par un gauche.

        Je constate à regret que très lucidement, sous couvert de formes bienséances, dans la parfaite continuité du tombereau de fange déversé, depuis des mois, sur Jean-Luc MÉLENCHON par le sérail politique et médiatique du monarque présidentiel, vous mettez en œuvre un travail de sape et de sabotage dont les effets désastreux se feront forcément sentir à gauche, dont l’union est, déjà, un combat

        C’est la raison pour laquelle j’estime que votre appel à faire barrage à MELENCHON au mépris du « réel danger » de l’extrême droite est consternant de bêtise nauséabonde et d’hypocrisie.

        Ce choix assumé effectivement au profit du Parti de l’Argent de Macron, regroupement hétéroclite de personnalités de tous bords engagées au service d’une mondialisation néolibérale effrénée, vous déshonore.

        Qui peut encore vouloir effectivement d’une politique aussi désastreuse sur tous les plans ?
        On rappelle juste le 100% d’échec de la politique internationale de Macron (Mali, Liban, Australie, Ukraine etc.).
        Qui peut encore vouloir d’une Mafia pareille à la tête de l’État ? Alstom, McKinsey, Rothschild, Kohler, Ferrand, Benalla, Dupont-Maserati, Sarkosy, Bayrou, Darmanin, Delevoye, Rugy, etc. …
        Qui peut encore vouloir d’une retraite à 65ans à part ceux qui ont les moyens d’arrêter avant étant donné qu’ils seront ceux qui feront travailler les vieux au-delà de leurs forces.
        Qui peut vouloir de la destruction récurrente des institutions publiques ?
        La réponse est simple, ceux qui veulent de cette politique sont derrière le bâton qui frappe le peuple.

        Tandis qu’Emmanuel McKinley propose tranquillement l’apprentissage dès 12 ans, le travail obligatoire pour les bénéficiaires du RSA, alors qu’aucune mesure sérieuse contre la délinquance en col blanc, n’apparait dans son programme, n’aurait-il mieux valu de s’élever contre les inégalités sociales mises en exergue par le dernier rapport d’Oxfam, à savoir : +236 milliards pour les riches en 19 mois de pandémie pendant que 7 millions de Français ont besoin d’aide alimentaire ???

        1. On se demande ce que Melenchon a bien pu faire pour l’union de la gauche…mais on voit que vous êtes un inconditionnel, genre godillot.

          1. Ni moins ni plus que le PS ou EELV… ne soyez pas vous un godillot de l’autre bord…

      3. Vous allez sans doute constater que le RN et la désormais séduisante Marine Lepen ont bien toutes les chances de gagner. D’où le conseil que jai souvent donné ces derniers jours de voter Mélenchon pour faire barrage à ce deuxième tour que tout le monde rejetait.
        Pour ce qui est du texte initial qui démolit Mélenchon, j’y retrouve la détestation de tout ce qui fait une vraie pensée de gauche. Si la gauche classique (dite de gouvernement) est à moins de 2%, c’est bien qu’elle a trahi ses objectifs de défendre le monde du travail et le combat contre la pauvreté et la précarité .
        J’ai voté Mélenchon pour empêcher Lepen au second tour mais pas que. Depuis trop longtemps, la politique de Macron favorise encore et toujours les puissances de l’argent. S’il passe, Macron ne fera pas vraiment différemment de son premier mandat… maintenant j’attends… et ne sais pas si j’irai comme en 2017 voter pour lui. Les Français ont peut-être besoin d’une bonne semonce…ils en rêvent…pour bcp, et jusque dans ma famille(!)
        J’enrage un peu aussi …alors, « Alea jactac est »

        1. Interprétation du texte étroitement partisane. Mélenchon et son mouvement ont largement contribué à la fracture de la gauche. C’est un peu facile de se cantonner au rôle de donneur de leçons et de distributeur de bons et mauvais points, sans les risques courus quand on est au pouvoir .

    2. Je suis entièrement d’accord avec J.M. David. Le quinquennat Macron a montré qu’il était totalement en phase avec le néolibéralisme qui est dangereux pour la planète. Il n’a aucune fibre écologique (pour lui l’écologie est une simple orientation de l’industrie et les métiers pour une reconquête de l’accroissement du PIB, le côté social est absent), il n’y aura aucune pression pour une meilleure régulation des marchés. Mélanchon n’est pas l’extrême gauche et n’oubliez pas que dans un système démocratique les législatives sont essentielles. Priver le pays d’un débat gauche droite est la pire erreur que nous puissions commettre.

  2. Bravo. Il fallait que ce soit dit. Mélenchon est un adversaire de l’Europe, de la construction européenne, de l’idée même d’Europe unie.
    Qu’il aille… euh, non, qu’il perde! (une fois de plus)

    1. Et oui, je me rappelle des « ta gueule Merkel », violences contre journaliste, du comportement stoïque du policier recevant les postillons de Mélanchon-la République-c’est-moi… Les hommes ne changent pas.

    2. N’importe quoi… Seriez-vous un de ces partisans de l’Europe sociale qui votèrent Hollande ? Waow… Désolé mais à un moment donné, il fait mettre ses actes en accord avec ce que l’on dit. Melenchon n’est pas anti-européen: c’est juste qu’il ne veut pet être pas la même Europe que vous.

  3. Macron se fera un plaisir de démolir les idées anti-européennes de Mélenchon, qui n’a de toutes les façons aucune chance d’être élu.
    Mais surtout l’alternative c’est MLP – double peine, elle est non seulement anti-européenne, mais on perd aussi le débat sur la justice sociale.

  4. Tout à fait d’accord sur l’essentiel, mais rejeter Mélanchon, l’extrême droite sous tout ses avatars, faudrait il voter Macron président des riches et du nucléaire? Pour moi le seul présidentiable serait Jadot, mais les espoirs sont plus que minces, ça ne fait rien au 2ème tour je mettrait un bulletin Jadot,

  5. Entièrement d’accord sur le fond avec l’article. Les positions de Melenchon sur le conflit Poutine/Ukraine sont inacceptables.Il dit lui même ne pas être intéressé par une union des gauches…etc… En outre, sa position et celle de ses troupes en cas de duel Macron/ Le Pen ne semble pas en faveur d’un front républicain ( voir le sondage Ipsos/Le Monde de la mi-janvier)

    1. Pas du tout d’ accord ! Bravo,à Jean-luc, pour sa position sur le conflit Ukraine-Russie ! Quelle
      vision lucide, quel courage !

      1. je suis également de votre avis
        à forçe de vouloir dénigrer certains en seront pour leurs frais
        jean luc a ses défaut comme chacun d’entre nous mais aussi ses qualités
        pour ma part hors de question d’un nouveau duel macron le pen et si zemmour baisse dans les sondages tant mieux

      2. Votre réponse manque d’arguments..Melenchon pense et dit que l’Otan et l’Europe ont leurs responsabilités dans la guere actuelle, par leur politique agressive d’encerclement de la Russie. Cela est faux. Depuis pres de 30 ans, Otan et Europe sont en position défensive et accommodante avec Poutine ( liens commerciaux, refus de voir l’Ukraine entrer dans l’Otan..) Par contre, qui est intervenu en Tchetchenie, en Géorgie, en Bielorussie, en Moldavie, qui a annexé la Crimée et va faire de même pour le Donbass, enfin qui agresse un pays souverain? Même si Poutine epargne une partie de l’Ukraine, un coup d’oeil sur une carte laisse constater que c’est bien la Russie qui « encercle », c’est bien Poutine qui se comporte en impérialiste guerrier. Voilà pourquoi Melenchon a tort sur ce point.

        1. Non. Sans que cela ne justifie le crime de Poutine (que ce soit bien clair) – mais aussi sans que celui-ci ne conduise à l’oubli, la relation avec la Russie a été mal gérée par certains – pas l’Union ou l’OTAN: par certains.
          Cela est reconnu par pas mal de spécialistes – Vedrine, Chaliand, etc. Et Melenchon a raison de pointer le besoin d’un accord sur la sécurité collective et sur la question des frontières: ce conflit est le résultat de leur absence.
          Ainsi, alors même qu’en 2008 France et Allemagne avaient refusé l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN tant que subsisterait un contentieux avec la Russie, est-il normal que cette possibilité ait continué à être agitée par certains ? De même, quand la Russie a proposé en novembre-décembre dernier 2 projets de traité à l’OTAN pour aboder ces questions, pourquoi n’y eut-il pas même discussion ? Et l’on pourrait continuer la liste…
          Une nouvelle fois sans que ca ne justifie le crime que constitue cette agression, ce conflit est le produit de nombreuses erreurs, tout comme 1914 le fut d’alliances secrètes. Oui, certains ont voulu enfermer la Russie – il faut se mettre dans la tête des russes en regardant une carte de leur point de vue, pas une Mercator centrée sur l’Atlantique. Et la Russie ne va pas déménager demain, elle reste notre voisine. ET je en crois aps que l’Union sorte gagnante de la consttituion d’une alliance en re un bloc eurasiatique dirigée par la Russie et la Chine…
          Et donc oui, Melenchon a raison sur ce coup là – et sans aucune indulgence pour Poutine: écoutez-le bien, c’est de la Russie dont il parle.

          1. Votre réponse manque de precisions sur les dates, les lieux et les paroles ou écrits de tel ou tel. Vous dites  » pas l’Europe, pas l’Otan, mais certains… » ce qui est d’un vague absolu. Je parle moi des 25 dernières années et je fournis des faits. J’attends les vôtres.

          2. réponse à Podevin: votre objection sur l’absence des dates et sources est de mauvaise foi, tant MM Hubert Védrine, Gérard Chaliand, et j’ajouterai Pierre Conesa et D. De Villepin, sont tous bien connus et leurs déclarations au sujet du conflit Russie Ukraine OTAN UE sur des médias publics, FR2, FR24, France Culture, sont faciles à retrouver.

          3. @Podevin: parce que vous donnez des faits et des dates ??? Ah bon 😀

            1/ Le refus de l’Allemagne et de la France (sans compter ceux qui se cachaient derrière eux…) date d’un sommet de l’OTAN en 2008 – cherchez… Mais oui en parallèle, les USA (et je ne suis pas anti-américain) ont continué leur jeu de rapport de force, incitant de fait l’Ukraine à ne pas respecter les accords de Minsk sur le Donbas – je vous rassure, les pro-russes ne l’ont pas respecté non plus. Ceci est expliqué par les personnes citées par Bernard Cornut, en réponse.
            Etait-ce une provocation maladroite ? Oui, car ce que certains peinent à comprendre, pensant que les relations internationales obéissent à la morale, c’est que nous ne sommes pas ici dans un litige entre personnes se réglant devant un tribunal, mais face à des rapports de puissance et sans juge autre que la force. Que ca plaise ou non, être voisin de la Russie ce n’est pas être voisin du Lesotho… c’est injuste, mais c’est come ça: la géographie est un fait têtu.

            2/ Quant aux projets de traités envoyée par la Russie à la find e l’automne 2021, je suis étonné qu’un spécialiste comme vous des relations avec ce pays n’en sache rien… voir ici (http://www.opex360.com/2021/12/17/la-russie-propose-aux-membres-de-lotan-et-aux-etats-unis-deux-projets-daccord-pour-garantir-sa-securite/)

            Ces projets étaient inacceptables en l’état sur le contenu. Mais ils aurait du servir à amorcer un dialogue – c’est la base de toute négociation: on demande l’impossible pour trouver un compromis. Il n’en fut rien, l’OTAN ne donna pas suite, poubelle. Ce n’était pas malin, rétrospectivement…

            3/ Donc vous vous mettez maintenant dans la tête des russes – pas de Poutine, mais des russes dont la perception stratégique depuis des siècles est (a) que les invasions viennent de l’ouest et (b) que les puissances « maritimes » veulent enfermer la Russie (voir les concepts géopolitiques de rimland vs heartland, et surtout regardez et pensez avec une carte centrée sur Moscou).
            Et vous percevez quoi ? Que vous avez un pays énorme avec des frontières interminables enclavé entre les glaces au nord et pas avec que des amis aux frontières (prenez une carte indiquant toutes les bas US autour de la Russie…); que certains veulent pousser l’OTAN plus à l’est; que le sort des minorités russes n’intéresse guère l’occident (normal, des russes)…et que l’OTAN met à la poubelle vos propositions d’accord global sur ces sujets. Vous faites quoi ? Bein si vous êtes un sociopathe comme Poutine, vous réglez vous-même votre problème, sachant que vous avez a puissance, que vous vous réorientez vers la Chine, et que donc….

            La diplomatie c’est l’art de prévenir les guerres. Sans que cela n’excuse le sociopathe du Kremlin, oui, nous avons nous très mal géré cette affaire. Avec un poil d’arrogance, mais surtout en oubliant que la Russie est une puissance nucléaire avec laquelle il vaut mieux être dans le réalisme.
            Au final, 1/ Poutine obtiendra sans nul doute gain de cause car nous sommes (fort heureusement) incapables de nous hisser à son niveau de violence, et 2/ nous petite Union coincée au bout du continent, nous allons faire face à un bloc eurasiatique dirigé par la Russie et allié à la Chine.. ca promet… Bravo les artistes.

            Et donc oui, je le maintiens, Melenchon a parfaitement raison sur ce coup là, quand bien même 100% de mes sympathies vont à l’Ukraine, ayant des amis coincés sous les bombes à Karkhiv. Mais l’amitié, c’est aussi empêcher ceux que l’on aime d’aller droit dans le mur…

          4. @Podevin: excusez moi mais votre réponse tient franchement de la pirouette.. di vos dates sont implicites, les miennes l’étaient donc aussi et vous les connaissiez donc… Passons..
            Après, que vous considériez la mauvaise gestion de ce dossier comme du « passé » eu égard au conflit, lequel remettrait donc les compteurs à zéro, oui, moi j’voudrais bien… sauf…
            Sauf que 1/ c’est un passé plutôt récent on dira.. Novembre 2021… et qui inquiète quant à notre capacité à mener une politique réaliste qui ne nourrissent pas simplement de grands mots-valises…; et 2/ la Russie ne va pas changer d’adresse: elle sera toujours notre voisine, elle aura toujours entre 6000 et 8000 têtes nucléaires, et donc les problématique de sécurité collective et de frontières/minorités resteront. Poutine ou pas Poutine – qui n’est qu’une 3ième couche s’ajoutant à une 1ère couche structurelle (perception des risques) et une 2ième conjoncturelle (les problèmes en Ukraine depuis Maidan, voire depuis 1991), indépendantes du bonhomme.
            A un moment donné comme disait Lacan, on se cogne contre la réalité…

        2. Il est difficile de ne pas condamner
          sans réserve une agression militaire,
          à plus forte raison des agressions militaires.

          Mettre un terme, militairement, à l’agression est plus risqué,
          pour nos finances, pour nos armées, pour nos soldats,
          pour notre pays, pour l’Europe ;
          même si le risque d’escalade est réel, ce risque
          ne doit pas servir d’alibi à une non-intervention militaire,
          dès la première agression, ou à la sixième agression, ou à la septième.

          Répondre à une guerre militaire par une guerre économique
          déplace le champ de bataille au profit de ceux et de celles qui ne sont pas sous les bombes
          et fait payer le prix de la douleur à ceux et à celles qui sont sous les bombes.

          Ne pas répondre au bon niveau de l’agression, revient à postuler
          que la roublardise triomphera de la brutalité et dans cette roublardise
          je ne doute pas que nous soyons les meilleurs
          car la mondialisation économique sans mondialisation politique
          nous convient bien et nous permet un impérialisme économique
          qui ne rencontre pas d’opposants, ce qui n’est pas le cas de l’impérialiste guerrier.

          Entre un impérialisme guerrier assourdissant
          et un impérialisme économique à bas bruit,
          nous sommes les plus forts
          à cause d’une certaine idée (fausse) de la liberté.

          Toute honte bue,
          pour notre plus grand malheur
          et le malheur effroyable des agressés.

          1. Pour N.Sabatier: l’établissement de liens commerciaux avec la Russie n’est pas un fait, datable? Pas plus que le refus de faire entrer L »Ukraine dans l’Otan?( vous avez vous-même donné la date) Les interventions de Poutine que j’ai mentionnés ne sont pas non plus des faits datés ? Alors vous avez un problème avec la signification de certains termes. Que l’Otan et l’Europe se soient mal comportés avec la Russie dans le passé, c’est un fait , mais passé.

      3. Réclamer que des armes ne soient pas livrées à l’Ukraine par les européens ou l’Otan, cela vous convient? Si cela avait été le cas, l’Ukraine serait sous la botte russe en entier, avec un gouvernement fantoche désigné par Poutine .Lucidité, courage dites-vous ?

    2. Moi non plus on ne me refera pas le coup du « barrage ». Vus voulez Le Pen au second tour ? Vous assumez. Moi ca sera piscine.

      1. Marine Le Pen, qui a un emprunt jusqu’en 2028 avec Poutine, vous remercie pour le demi-point que vous lui accordez.

        1. Parlez-en à ceux qui auront tout fait pour qu’elle soit au second tour afin de rejouer 2017… pas à moi, merci.

  6. Certaines critiques sont justes. Néanmoins sortir de l ‘OTAN est essentiel pour construire une politique étrangère et une défense européenne communes, et consolider l’Euro, car pour sortir du 2 poids et 2 mesures à l’international, il faudra bien faire payer aussi aux États-Unis les compensations dues à l’Iraq et à l’Afghanistan, si l’on veut exercer la justice due à l’Ukraine. Cela suppose aussi de regarder objectivement les griefs avancés par la Russie, et de poursuivre un dialogue européen exigeant avec Poutine. Et aussi, sur les raisons et objectifs occultés de la longue guerre en Syrie, de ne pas se contenter de ce qu’admit Macron lui-même « Ce qu’on fait mes prédécesseurs en Syrie n’était pas très malin ». Pour moi, à la fois écologiste depuis longtemps et internationaliste, co-fondateur de l’association (créée mais non déposée) « Jamais plus 2 poids et 2 mesures » après le discours de Chirac à l’Assemblée le 16 janvier 1991, aussi auteur d’une note « Cotons le pétrole en Ecu puis Euro/m3 remise en mains propres à Jacques Delors en août 1992 (à la fin de son propos invité au Congrès des Verts à St Nazaire), cet ensemble d’exigences me fait hélas refuser de voter Jadot, et sauve Mélenchon.

    1. Sortir de l’Otan est nécessaire ? En ce moment, cela ressemble plutôt à un blanc-seing pour la poursuite des visées imperialistes de Poutine.Que pèse l’Europe en matière de défense ?

      1. Je persiste: hors de l’OTAN, la France aurait pu agir plus efficacement pour construire une politique étrangère et de défense commune et freiner l’extension de l OTAN vers l ‘Est. Mieux vut tard que jamais: sortons au plus vite de l’emprise de ces USA sur-armés à coup de déficit budgétaire, sur renseignés illégalement et fauteurs de guerres d’agression illégales, de tortures et de manipulations mensongères et encore impunis, mais pas pour longtemps car désormais il y a plusieurs ardoises à effacer en même temps, Bush, Blair, Cameron, Sarkozy, Netanyahou, Poutine, avant de rendre la justice internationale universelle, seul moyen capable de freiner les chefs d’état tentés par la guerre, en finançant les réparations légitimes dues aux victimes et ayant droits par une triple taxe mondiales sur les armes, les énergies fossiles et les transactions financières, moyens et buts des guerres et des inégalités croissantes.

  7. lors de l’élection présidentielle de 2017, j’avais dit à mon entourage: voter Macron pour éviter Le Pen c’est contribuer à l’élection de celle-ci en 2022. je n’avais pas tout à fait tord, car en plus de M.Le Pen on a Zemmour à eux deux ils font plus de 30% des votes!
    en 2022, les partis de gauche sont inaudibles et falots sauf LFI. c’et juste un fait, on peut le regretter, on peut ne pas aimer son dirigeant. mais pour que la gauche existe encore contre l’ extrème droite et Macron, le vote Mélenchon c’est un vote de stratégie. pour que l’extrème-droite ne gagne pas définitivement la partie.
    DLCéleste

  8. Cet article est caricatural, tant sur les positions de Melenchon sur l’Europe et sur l’Ukraine que sur ces sujets eux mêmes.

    L’Europe a aussi besoin de responsables qui sortent du consensus mou pour la faire avancer. Car le Melenchon ne propose pas autre chose que de la faire avancer, au profit des citoyens européens – parler de spoliation à propos des banques, faut oser…. Vous voyez chez lui les meme propositions que chez les fachos?!? Maintenant que ça heurte les partisans « du cercle de la raison » minciens, ces espèces d’antibiotiques sous-dosés du projet européen qui en font un fétiche en en oubliant le but, je peux le comprendre… les pauvres chéris, ça. Mais ce n’est pas une raison.

    Quant à la fable du Melenchon aimant Poutine, au secours quoi… il est temps de quitter le registre des émotions et d’utiliser la raison: dès lors qu’il ne saurait être question de déclencher une 3ieme guerre mondiale – n’est-ce pas ?, notre aide à l’Ukraine est donc nécessairement limitée et ne la mettra jamais à la hauteur du niveau de violence de l’armée russe. Dans ces condition, oui, et comme le disent aussi les Vedrine, Challiand, etc., la seule issue est diplomatique – autrement les massacres continueront. .
    Et oui la encore, sans que cela ne justifie ni n’excuse les actes de ce facho Poutine, à l’origine de cette invasion criminelle il y a bel et bien aussi des problèmes bien réels, de frontière mais aussi d’architecture de sécurité en Europe, et non le seul hubris de ce sinistre personage. Ces sujets devront être traités, sérieusement. Car au-delà de Poutine on parle de la Russie et de l’ensemble eurasiatique qu’elle forme et pilote. Prenez une carte et demandez vous s’il est de l’intérêt de l’Europe de la voir faire alliance avec la Chine.

    Bref, caricatural et marquant franchement un manque d’analyse. C’est un peu « oui-oui découvre le monde votre article.

    1. Je partage totalement cette analyse. Les critiques malveillantes et injustes sur les positions de JLM me désole. L’éditorialiste semble oublier l’essentiel : le programme de l’Avenir En Commun. Ce programme complet et chiffré (validé par + de 160 économistes) ne lui en déplaise, qui a été conçu avec la collaboration active de personnalités issues d’horizons divers (associations, syndicats, intellectuels = Union Populaire) représente une avancée considérable dans de nombreux domaines (répartition des richesses, écologie, lutte contre la corruption, évasion fiscale, préservation des services publiques, etc. …) En conséquence, le fameux « Mélenchon, c’est non » préconisé par le fin analyste de Sauvons l’Europe, c’est nous obliger au final, comme en 2017, de voter Macron pour éviter Le Pen et contribuer ainsi à faciliter l’accès de l’extrême droite au pouvoir à brève échéance.

      1. Je ne me prononce pas ici sur le programme. Je l’ai lu (comme les autres), il est sérieux, crédible. Mais on peut ne pas être d’accord sur tout – comme avec celui des autres, chacun voyant midi à sa porte.

        Mon point visait surtout les caricatures de Melenchon que l’on voit monter en force depuis qu’il est bien en tête – à se demander à qui ça profite…. On a eu droit à tout.
        Non républicain et pas laïc selon le PS – car il ne passe pas son temps à parler de l’islam et des musulmans… car c’est ça la laïcité chez certains de mes ex-camarades socialos depuis Valls: un racisme honteux.
        Mélenchon suppôt d’Assad, il a félicité la Russie !!!! Là encore les socialos mais aussi les écolos… Oui, il a remercié la Russie (pas Poutine) pour avoir tapé Daech, pas pour le reste. Et moi aussi je remercie la Russie quoique je pense d’Assad, car l’ennemi de mon ennemi est mon allié, même ponctuel. Ou alors faudrait-il rembobiner l’histoire et ne pas s’allier avec l’URSS contre les nazis au motif des crime staliniens avant, pendant et après ??? Chiche..
        Et donc maintenant, Poutine et l’Ukraine, au motif qu’il a mis en avant les problèmes de frontière et de sécurité collective en Europe, l’impact de l’extension de l’OTAN (refusée d’ailleurs par la France et l’Allemagne, mais là personne ne les critique…), comme si énoncer de simples faits et faire une analyse de type « réaliste » des relations internationale valait complicité des crimes de guerre de l’armée russe… Dingue.

        Et je passe d’autres joyeusetés reprises das ce texte. Caricature totale, aucune vraie critique/débat de fond. Et tout ça pour se payer de nouveau les fachos au second tour afin de faire ré-élire Macron…. Bref, vu la situation, le « Melenchon bashing » est non seulement devenu insupportable mais est même pathétique.

        Un dernier point, sur le fait de « sauver l’Europe ».
        Ce qui a sauvé l’Europe depuis la crise financière et l’a faite avancer vers plus d’intégration, ce sont justement les solutions de « gauchistes » que certains ne cessaient de dénoncer comme mettent en péril « leur » Europe fétichisée. On fait la,liste ?
        La BCE en prêteur de dernier ressort ? Ils veulent tuer l’euro !!! Bonjour Draghi, son QE, et les plus de 2500 milliards de dettes rachetées…
        La mutualisation des dettes ? Quelle horreur, on veut faire fuir l’Allemagne !!! Merkel et Macron l’ont fait…
        PS: oui, Macron a été bon sur les questions européennes, j’en sais quelque chose vu mon boulot, au contraire de son prédécesseur « ravi de la crèche » pour qui oser demander quelque chose était inconvenant….

        L’Europe a donc besoin aussi d’être secouée, parfois. Elle a besoin d’imagination, d’audace, et donc aussi de discours disruptifs et non-policés lui en demandant PLUS – là est la différence avec es souverainiste de droite qui en veulent MOINS. Alors désolé, mais en paraphrasant Audiard, 2 eurobéats discutant entre eux du sexe des anges européens en font parfois pour l’Europe qu’une brute qui marche.

  9. Sans faire le tri absolument nécessaire dans cet article qui fait feu de tout bois, un rappel sur le fameux « La République, c’est moi! » qui fait la joie de tant de commentateurs. Le contexte est plus qu’important : il lance cette formule à un policier qui lui montre son insigne, sur le mode « je suis le détenteur de la violence légitime », puisque représentant de l’État dans le cadre de la perquisition des locaux qui était en cours. La réponse de Mélenchon, dont il s’est à de nombreuses reprises expliqué, signifiait qu’il était, lui, élu du peuple français et donc le légitime représentant. Ce que n’est pas un policier, en tous cas pas au même titre, on peut en convenir. C’était cela, tout cela, et rien que cela. Et pas une marque d’on ne sait quelle mégalomanie que d’aucun se plaît à lui attribuer.

  10. 1) Vaut t il mieux spolier les français. Et en particulier les agriculteurs qui ne demandent pas à faire la manche mais vivre de leur travail. En envoyant des tombereaux d’argent à cet organisme U.E .

    Où spolier des banques qui spéculent à la bourse avec notre argent ?

    Depuis Pompidou , la Banque de France n’existe pratiquement plus …’(à méditer )

    2) je ne pense pas que poutine a envahi l’ukraine dans le but d’y massacrer la population .
    Il a d’ailleurs clairement annoncé ses objectifs au monde entier .
    Si les bataillons nazis avaient été éliminés très rapidement avec l’aide des casques bleus de l’.onu ,il y aurait eu beaucoup moins de victimes civiles.voire pas du tout si l’onu avait réagi dès 2014.
    Si les collabos des nazis n’avaient pas envoyé des armes aux civiles naïfs ,manipulés … idem

    .de toute façon comme dit Lassalle, c’est le meilleur des européistes qui l’emportera ,c’est à dire macron élu par :les journalistes et les sondages et je rajoute éventuellement la fraude ….

    3) la démocratie ?
    La démocratie c’est le gouvernement d’une nation par le peuple et POUR le peuple .et le peuple c’est la nation .

    si on veut la démocratie , je dirais quand même que macron est à éviter c’est sûr .
    -Violation sans arrêt de la constitution ( couvert par un bandit à la tête du conseil constitutionnel ..)
    -Massacre des gilets jaunes et on ose critiquer la Russie où la chine moins violents pour réprimer les manifs
    -Terrorisme intellectuel visa des médias …
    -Terrorisme d’état par des lois liberticides
    haute trahison: Alstom ,etc plus mckinsey
    Conflits d’intérêt et destruction de l’état :mckinsey
    Etc
    Bref tout sauf macron

    1.  » je ne pense pas que poutine a envahi l’ukraine dans le but d’y massacrer la population » !!!
      Ce que vous pensez se trouve bien mis à mal par l’actualité ; dans les faits de guerre actuels, il est par ailleurs faux de dire que Poutine a « clairement annoncé ses objectifs au monde entier ». Et puis parler de « bataillons nazis » vous situe clairement du côté de la désinformation russophile. Mais alors, pourquoi intervenir sur un article au sujet de Mélenchon, et conclure sur « tout sauf Macron »? De quoi voulez-vous parler? Cela reste bien obscur…

      1. si vous lisez bien l’article , je ne fais qu’y répondre .
        quant à Mélenchon comment peut on avoir confiance en cet individu qui fait partie au plus au niveau d’une secte de francs maçons ?

        1. Vous aviez au moins dans votre premier commentaire évité cette basse attaque personnelle ubuesque! Si vous en êtes à parler d’une « secte de francs maçons », que faites-vous sur ce forum? Troll?

          1. une attaque ubuesque ? mais je suis très sérieux il l’a reconnu lui m^me. sans s’étendre sur le sujet bien sûr .pour votre culture perso étudiez les rites des franc maçons et osez m dire que ve n’est pas une secte .

  11. La plupart des arguments, des paragraphes du texte, souffrent d’approximations, hélas.
    Comment supposer que la politique économique annoncée dans le programme de l3union Populaire s’inspire du chavisme? La structure économique de la France n’a bien évidemment rien de commun avec le Vénézuela. l’éventuel intérêt que Mélenchon a trouvé chez Chavès porte sur d’autres points, mais il n’en a pas fait un modèle pour autant. Si on veut bien l’entendre, c’est Lula qui a initié son intérêt pour la gauche sud-américaine: c’est une référence tout de même plus fréquentable, qui n’est pourtant jamais citée par ses contempteurs. Hélas…

    1. Le nombre de réfugiés ukrainiens vient de passer la barre des quatre millions, celui des réfugiés vénézuéliens est de six millions, dommage pour Jean-Luc Mélenchon…

      1. Quel rapport entre les deux contextes? Et avec Mélenchon? Il serait bon que vous sortiez de vos obsessions, et tendiez vers un minimum d’argumentaire, pour la bonne tenue de la discussion…

  12. Bonjour, habituellement j’apprécie les articles de sauvons l’Europe, les articles sont signés, curieusement celui-ci ne l’est pas. Pourquoi ?

      1. à lire les très nombreux commentaires déjà postés, il est clair que le « mouvement » n’est pas en ligne avec la majorité de vos lecteurs qui s’expriment et ont argumenté….

        1. Ce désaccord marqué par certains intervenants est classique quand une position nette est prise.Les partisans du candidat concerné font flèche de tout bois, mais en ce qui concerne les positions de Mélenchon sur l’Ukraine et Poutine , leur mauvaise foi est évidente, et ils rejoignent ceux pour lesquels il est hors de question d’admettre la moindre erreur d’appréciation de la part de leur champion, car cela ferait mauvais effet dans sa campagne.

          1. Listez moi donc les erreurs d’appréciation, et en particulier en quoi il n’y a nul besoin en Europe d’un accord sur la sécurité collective, idem sur les frontières… Ou quand avez-vous entendu/lu Mélenchon applaudir Poutine – des arguments fondés, pas des déclarations sorties de leur contexte, genre les remerciements a la Russie en Syrie pour avoir tapé Daech….. Merci.

          2. J’insiste, c’est désormais la très grande majorité des lecteurs commentant, et avec des arguments sans mauvaise foi

  13. au désespoir de certains j’irai voter pour l’union populaire de melenchon pas pour sa propre personne son caractère parfois un peu tribun ne conçerne que lui c’est son programme qui m’intéresse
    alors parler de non européen est d’une imbécilité flagrante.
    as t’il dit une seule fois qu’il fallait sortir de l’europe ben non
    as t’il dit qu’il fallait sortir e l’euro ben noo
    mais au contraire arreter de pourvoir à des boulots à deux euros de l’heure comme dans certains pays d’europe sortir de cette spirale financière qui ne profite qu’aux plus riches rétablir l’isf parler de justice sociale sortir du nucléaire un gouffre financier comme l’epr de flamanville suspendre le recours aux cabinets conseils comme on le voit avec mac kinsey
    franchement oui pour moi ce sera la france insoumise au premier tour et si ^par malheur un nouveau duel macron le pen serait à nouveau en place c’est à desespérer de notre démocratie.
    enbfin une bonne nouvelle zemmour chute dans les sondages tant mieux nous n’avons pas besoin d’un populiste rabaissant la femme à l’image de travail famille patrie de petain niant certains faits des rafles de juifs
    enfin un personnage peu recommandable

  14. Et donc ? Votez Macron ! Est-ce cela qu’il faut lire en filigrane ? Eh bien, pour moi, ce serait encore plus non ! Non aux inégalités sociales qui se creusent, non à l’écologie hypocrite, non à un enseignement reproducteur des classes sociales, non à une politique socio-économique à destination des plus riches, non à l’impunité fiscale scandaleuse du capital ! Comme disait Mitterrand, Macron n’est pas ni de droite ni de gauche, il est ni de gauche ni de gauche.
    Certes, les critiques que vous adressez à Mélenchon sont en partie fondées. Son côté populiste, dictatorial, façon petit père des peuples (ni Dieu, ni César ni Tribun énonçait Eugène Pottier…) m’indispose au plus haut point. Cependant, j’estime, à tort ou à raison, que les critiques qu’il adresse aux institutions européennes sont largement fondées. Comme le soutien des Insoumis, à l’Assemblée nationale, aux revendications syndicales est amplement justifié. Comme les critiques adressées à l’Otan en tant que bras armé de la guerre économique que mènent les Etats-Unis dans le monde en général, vis-à-vis de la Russie, en particulier sont pertinentes. Le capitalisme porte la guerre comme la nuée l’orage, déclarait Jaurès à la veille de la première guerre mondiale. Alors oui, si je pouvais (je suis Belge), je voterais, malgré tout, Mélenchon, la seule voix audible (pour l’instant) à gauche.
    Je trouve quand même assez révélateur que vous concentriez toutes vos critiques sur Mélenchon en épargnant Le Pen, Pécresse et Zemmour…comme si la personne à abattre était le représentant des Insoumis.

      1. Débat très intéressant, mis à part les propos délirants de quelques excités, que l’on connaît bien sur le site de Sauvons l’Europe… mais que les tenants de la démocratie peuvent aisément relativiser.

        En fait, je souhaite réagir sur un point – moi aussi en voisin qui partage son temps entre la Belgique et les Hauts de France : j’ai relevé, dans les médias locaux, que, si les Belges étaient appelés à voter en France, Macron serait élu dès le 1er tour ! Vérité en-deça du Quiévrain (rivière frontalière) , erreur au-delà ?

        1. Bonjour Gérard,
          Vous savez comme moi que les trois régions de la Belgique votent différemment. En Wallonie, majoritairement à gauche (PS + Ecolo + Ptb), en Flandre, à l’extrême droite (Nva + VB) qui est quasi majoritaire (un phénomène à la française mais en pire) et Bruxelles est plutôt centriste. La Belgique n’est pas Bruxelles. Bien amicalement.

          1. Rassurez-vous: je ne l’ignore pas! Mais il n’y a pas en Belgique de vote de type présidentiel. C’est la raison pour laquelle on peut au moins se poser la question… et la RTBF, par exemple (mais elle ne semble pas être la seule), s’est bien fait l’écho de la tendance que j’ai évoquée. Ne visait-elle que Bruxelles ? Cordialement.

  15. L’Europe vous parait donc si parfaite qu’il est urgent d’empêcher quiconque de la faire évoluer ? L’Europe des lobbys agrochimiques, des lobbys pharmaceutiques, des paradis fiscaux, de la finance toute puissante, de la soumission au USA, . L’Europe incapable d’évolution à cause de l’obligation d’unanimité. L’Europe soumise au marché, à la concurrence non faussée mais incapable ne serais ce que d’approcher d’une harmonisation sociale et fiscale !? Que vive l’Europe et que Mélanchon vienne la bousculer enfin !

      1. Je lis quelquefois vos articles et j’apprécie particulièrement les vôtres Arthur. Et c’est pour cela que cette prise de position m’a étonné et déçu.

  16. Quel débat !
    Oui bien sûr moi non plus je n’apprécie guère le personnage de Mélenchon, pour l’avoir un peu fréquenté au PS et avoir subi la gifle de son mépris parce que je soutenais la réforme Fillon des retraites avec la CFDT, et aujourd’hui pour voir à la télé ses meetings qu’il transforme en stand-ups d’amuseur public, à la limite du ridicule et la franchissant même souvent.
    Ça c’est le personnage, qui une fois élu et confronté à la réalité du pouvoir, serait assez intelligent pour remettre à jour son numéro et corriger le tir.
    Mais le programme des insoumis est aussi un vrai programme de gauche, que je juge indispensable de porter au plus haut lors de cette élection, parce que la déception Macron est immense, parce que l’extrême droite n’a jamais été aussi proche du pouvoir. Il est temps pour les gens de gauche d’envoyer un message clair, nous ne sommes pas morts, il va falloir compter avec nous ! Et je considère aujourd’hui le maintien des candidatures de Jadot et Hidalgo comme une trahison.
    Ils ne sont pas candidats pour gagner mais pour l’après, pour avoir des députés, mais n’ont-ils pas encore compris que les élections ne sont plus liées ? Que les Français peuvent leur donner – de 5% à la présidentielle mais quand même des députés et les élire maires aux prochaines municipales ?
    Leur bêtise est confondante.

    1. La trahison c’est d’abord d’avoir proclamé que l’union de la gauche, cela ne m’intéresse pas. Et vous savez qui l’a fait.

  17. Je pensais voter Jadot, mais comme il a peu de chance d’ébranler la catastrophique macronie (Macron a beaucoup de mal avec la diversité démocratique, les institutions, l’écologie et « ceux qui ne sont rien »), je vais voter Mélenchon (que je n’apprécie pas du tout par ailleurs). Mais si il pouvait y avoir autre chose que le deuxième tour Macron – Le Pen tant désiré et préparé par le Jupiter du Cac 40, des Cabinets de conseil, des néonicotinoïdes, des chasseurs, du glyphosate, des policiers en roue libre…

  18. Alice Raoule
    Je crois que l’Europe et Macron ont beaucoup à se faire pardonner, et beaucoup de boulot pour faire oublier leurs lâchetés répétées face aux drames environnementaux….
    Alors, non cette fois ce ne sera pas Macron ! Il a installé sciemment Le Pen en challenger eh bien il l’aura ! Je voterai pour qu’il y ait une alternative autre et donc Mélenchon ne vous déplaise, quoique je pense du personnage.

  19. Européenne convaincue et habituellement plutôt en phase avec vos articles, je suis très déçue par cet appel, pour le moins peu nuancé, à ne pas voter pour M. Mélenchon. Vous nous aviez habitués jusque-là à des contributions plus réfléchies et qui, du moins c’était mon impression, s’efforçaient de rester factuelles et les plus objectives possibles. Pour ma part, je ne partage pas du tout votre analyse. Je pense, et à lire les courriers précédents, je ne suis apparemment pas la seule, qu’au contraire, la politique anti-sociale menée par M. Macron au cours de ce quinquennat, où l’on a vu les inégalités s’accroître plus vite que jamais, son absence de mesures environnementales concrètes n’ont fait que renforcer la défiance de nos concitoyens à l’égard des institutions et de l’Europe. C’est cette politique qui nourrit l’abstention et fait le lit de l’extrême-droite. Je ferai donc tout pour éviter un nouveau duel Macron/Le Pen en votant pour le candidat le mieux placé à gauche, tout en continuant à militer pour une nouvelle Europe, qui ne soit pas seulement le bras armé des lobbys et de la finance, mais une Europe des peuples, conforme à l’idéal de ses pères fondateurs, une Europe sociale, solidaire, écologique et pacifique, car c’est, selon moi, la seule façon de répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain et de redonner de l’espoir à ses citoyens.

  20. Votre volonté de perpétuer l’héritage de Mitterrand et de Rocard, de Cohn-Bendit, et surtout de Giscard me paraît préoccupant. Je pense qu’il faut faire mieux en matière de démocratie.

  21. Comme je l’ai déjà mentionné plus haut dans un autre commentaire, le débat suscité par SLE s’avère très intéressant, voire « passionnant » au-delà du « passionné ».

    La simple question que je me pose en vieux routier qui a connu l’euphorie de 1981 avec l’élection de François Mitterrand est de savoir à quelles « réalités » risquerait de se heurter le président Mélenchon après une période initiale d’ « état de grâce » – et avec quel Parlement , si l’électeur ne met pas tous ses oeufs dans le même panier ? : une période plus ou moins brève, dont on est en droit de penser qu’elle pourrait se traduire par des avantages sociaux immédiats et sans doute la mise en chantier de réformes plus ou moins radicales ?

    Certes, le problème risque de se poser avec moins d’acuité en ce qui concerne la monnaie, puisque l’euro nous a mis à l’abri de dévaluations récurrentes. Mais, pour ne citer qu’un exemple, quid du risque de fuite de capitaux que des bien-(dé)pensants se hâteraient de planquer dans des pays plus « accommodants » ?

    Pour rebondir sur un autre point, il est évident qu’il faut faire bouger l’Europe…Mais il convient d’éviter, notamment, de l’alourdir par des élargissements supplémentaires et de ne pas négliger, précisément en raison du trop-plein actuel d’Etats membres, la dynamique que pourrait lui insuffler la « géométrie variable » reposant sur des coopérations renforcées entre un nombre limité d’Etats membres sur des sujets « pionniers »… et que les autres pourraient rejoindre, à leur rythme.

    Ainsi que je l’ai souvent mentionné sur le présent site, mon idéalisme européen me pousse à nourrir l’espoir sous-jacent à la célèbre formule de Mark Twain: « Ils ne savaient pas que c’était impossible… Alors, ils l’ont fait ». Mais, d’un autre côté, ma passion pour les chats (seul point commun avec Mme Le Pen) ne me fait pas ignorer le dicton: « chat échaudé craint l’eau froide »… bien que l’eau froide ne soit pas précisément la marque de fabrique du camarade Jean-Luc.

    1. Vous avez raison sur beaucoup de points, il n’empêche, la seule alternative Macron VS M. Le Pen m’apparaît insupportable. JL. Mélenchon n’a-t-il pas dit et répété qu’aussitôt élu, il instituerait une assemblée constituante mettant en place les fondements de la 6ème république qui pourrait permettre alors, par un retour aux urnes, l’émergence d’une force politique plus démocratique ? Mais il faudrait pour cela que J-L. Mélenchon accède au 2ème tour et batte son concurrent… I have a dream !

      1. Ce n’est pas la première fois que nous échangeons des idées constructives, au-delà de quelques nuances qui peuvent parfois ressortir de nos propos respectifs.

        En l’occurrence, votre rappel de la référence appuyée de Jean-Luc Mélenchon à la perspective de l’instauration d’une 6ème République me conduit à souligner qu’il n’est pas le seul ni le premier à nourrir un tel « projet ». Ainsi, François Bayrou, Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg s’en sont également faits les promoteurs.

        Mais, chronologiquement, on ne peut passer sous silence que cette idée était déjà au coeur de l’ouvrage publié en 1961 par Maurice Duverger, éminent politologue et constitutionnaliste, sous le titre: « La Vième République et le régime présidentiel ». C’était donc seulement trois ans après la naissance de … la Vème république !

    2. Craindre la fuite des capitaux des bien-nantis me semble dépassé dans un monde où il y a une pléthore de paradis fiscaux. Quand aux bien-dépensants, même les libéraux ne croient plus aux vertus du ruissellement. Il est urgent d’orienter l’activité économique vers les besoins réels des gens et non plus vers la satisfaction (plus lucrative, certes ) des désirs des nantis, si on veut que la terre reste habitable. L’Europe doit s’émanciper de l’OTAN, si cette dernière s’avère une menace pour la paix. Elle ne doit pas servir de zone tampon entre pays empreints d’idéologies antagonistes.

      1. Osons espérer que ce que vous mentionnez à propos de la fuite des capitaux soit corroboré par les faits. Quant aux « bien (dé)pensants », les parenthèses ne sont pas involontaires: finance et idéologie y trouvent quelques complémentarités.

        1. Votre réponse est assez troublante. Les riches n’ont pas attendu la candidature de JL Mélanchon pour recourir de manière systématique aux paradis fiscaux. Pour le reste, je pense qu’il n’est pas plus souhaitable que la finance se mêle d’idéologie – ce qu’elle fait aussi de manière systématique.

          1. Bonjour.
            N’oublions pas que nous dépendons des marchés financiers, si les orientations ne leurs conviennent pas, nous aurons une hausse des taux qui va nous étrangler (rappel dette grecque).
            Qui osera tenter un changement radical qui aboutira à un nouveau modèle de société et laquelle ?
            Oui, il faudrait faire évoluer nos institutions, la majorité des français estiment que ce système électoral ne les représentent pas.
            Monsieur VERNIER l’écrit, un projet de réforme existe depuis longtemps, nos politiques en parlent et s’assoient dessus ensuite ?

          2. Cette réponse s’adresse à Mylord (voir ci-dessous). L’histoire nous montre que les institutions financières se sont arrogées le pouvoir absolu qui a été arraché aux monarques, sous le regard bienveillant de nos élus. Nous n’avons pas été consultés, d’ailleurs à quoi cela aurait-il servi ? Qu’a t-on fait du résultat du référendum sur la constitution européenne ?

        1. Sauf que France et Allemagne (et d’autres s’abritant derrière) ne voulaient justement pas de l’Ukraine dans l’OTAN tant que le contentieux avec la Russie n’était pas réglé, afin de ne ps se retrouver face à ce dilemme.

          1. réponse à Pharizat et à tous, yc la direction de S l’E: c’est parce que l’Ukraine pouvait encore espérer entrer dans l’Otan que la Russie a pris les devants car si l’Ukraine y entrait, la Russie n’avait plus de moyens d’obtenir satisfactions pour l’arrêt des exactions de l’armée ukrainienne envers les territoires russophones autonomismes,pour la restauration du russe comme autre langue nationale, ni sur le renoncement de l Ukraine à récupérer la Crimée. Le non progrès du processus de Minsk est la cause de cette guerre préventive, et implique donc aussi la responsabilité des 3 pays Ukraine, France, Allemagne. Comme à Chypre, où l’UE avait hélas annoncé que quelque soit le résultat du referendum proposé par Kofi Annan, Chypre divisée entrerait dans l’UE.
            En Ukraine, à Chypre, en Turquie, en Syrie, en Iraq, en Afghanistan, en Azerbaidjian, et ailleurs l’UE aurait dû plus activement proposer son assistance pour des réformes constitutionnelles régionalisantes, pour éviter les déflagrations des différences ethnico-linguistiques de ces pays. L’UE vient juste de commencer cela entre Arménie et Azerbaidjian. Entre les systèmes allemand, belge, français, espagnol, voire suisse, il y avait de quoi trouver les solutions adéquates à chaque pays. Les frontières sont toutes une cicatrice de l’histoire, un gaspillage, et annonce un crime.

          2. @bernard cornut: je ne vous suis pas sur le fait qu’il y aurait des exactions qu’ukrainiennes dans le Donbas… Il y a là un conflit avec des morts des 2 côtés – et si j’ai bien compris ce que l’ONU en dit, ce sont plutôt des militaires qui passent l’arme à gauche… Mais oui, les mesures anti-russes prises suite àMAidan (mais rapportées depuis pour l’essentiel) ont déclenché ce mouvement centrifuge au sud (Crimée) et à l’est. Feindre de penser, comme ceryains, que tout cela n’est que manipulation de la Russie est une grosse erreur d’analyse: voir les affrontements et les morts russophones de la maison des syndicats à Odessa en2014.

            Par contre, oui, les blocages sur la question du Donbas, le non respect des accords de Minsk, sont l’une des causes de cette guerre – outre la problématique de l’OTAN que Poutine proposait de régler via un traité sur la sécurité collective: une nouvelle fois être voisin d’une puissance nucléaire a des consequences, que ca plaise ou non, c’est comme ça. Si on ne comprend pas ça, si on ne fait pas preuve d’un minimum de « réalisme » dans l’analyse des relations internationales, on passe à côté de tout.

            Mais ces blocages ne sont pas du fait des seules autorités ukrainiennes: les séparatistes ont aussi leur part de responsabilité dans cet imbroglio. il n’y a pas les gentils d’un côté, les méchants de l’autre.
            A noter toutefois qu’entre le moment (22 février) où Poutine reconnait les pseudos républiques du Donbas et donne l’impression de s’arrêter là (je l’ai cru moi-même..), et le moment où il entre en guerre 2 jours plus tard, il semblerait (à confirmer) que l’armée ukrainienne bombarda le Dombas – et si tel est le cas ce n’était pas très malin…

            Mais c’est pour cela que sans être « mélenchoniste » pour 2 sous, je trouve cet article à côté de la plaque sur la question Melenchon-Ukraine. Ce qui se passe lui donne justement raison: il y a un gros problème de sécurité collective en Europe, et il y a des problèmes de frontières suite à l’effondrement de l’URSS. Et si on ne les règle pas diplomatiquement, alors ils seront (et sont déjà) sources de conflits. La diplomatie ce n’est pas faire de grands discours moralisateur en regardant son nombril, mais anticiper et régler ce type de problèmes en se mettant aussi à la place de l’autre pour prendre en comte la situation vue de son nombril à lui….

    3. Cher Gérard,
      J’aime votre intervention ici , vous êtes raisonnable et si j’ai voté Mélenchon, je n’approuve pas pour autant tous ses projets, ni toutes ses positions sur l’Europe ! Mais son audace et sa volonté de faire bouger le monde me séduisent ! Je pense que dans plusieurs pays de l’UE , il y a aussi cette envie dans la jeunesse de bouger de secouer un peu le cocotier, et de parler planète, décroissance harmonie sociale, environnementale etc…
      Les jeunes feront le travail…
      Moi j’ai 72 ans, mais je suis avec eux et vous?

        1. Avec mes 76 printemps, oserais-je me prévaloir d’un modeste droit d’aînesse ?

          En fait, c’est bien parce que je souscris pour ma part aussi à l’envie de la jeunesse (j’ai, pour le moment, cinq petits-enfants à mon « actif familial » … et je n’oublie pas le nombre d’étudiants que je côtoie du fait d’une activité universitaire) de bouger et de parler planète, harmonie sociale, environnementale, etc…qu’après avoir hésité pour un vote « utile » en faveur de Mélenchon ma candeur m’a poussé à afficher, au premier tour, une préférence pour Jadot. Ce choix n’a pas été des plus faciles… mais je le regrette d’autant moins que, dans le passé, à la faveur d’élections européennes, mon suffrage s’était déjà porté sur Daniel Cohn-Bendit, resté à mes yeux un des plus brillants parlementaires européens.

          Donc, une certaine cohérence « verte » (encouragée par mon ancien statut de supporter de l’AS Saint-Etienne ?), bien que je ne sois pas adhérent à EELV. Vieux rocardien, j’ai même milité longtemps au Parti socialiste. Mais j’ai choisi de m’en écarter, dans la mesure où, depuis quelques années déjà, je n’y reconnais plus le souffle sorti du Congrès d’Epinay, à l’origine de mon adhésion: je crains même que le PS ne se soit de nouveau SFIO-isé. Et ce n’est certes pas la dramatique erreur de casting opérée avec la candidature d’Anne Hidalgo qui aurait pu m’en dissuader.

          1. Ecolo progressiste depuis longtemps, j’ai reproché à Jadot et à EELV d’aujourd’hui de mal et insuffisamment traiter les questions de politique étrangère, alors que dans les années 1990 (Voynet et autres) les Verts étaient compétents et actifs sur ces thèmes importants.

  22. Donc vous prônez le statut quo ?!
    Et au final les même causes produisant les même effets. Nous aurons l’extrême droite au pouvoir.
    Je ne partage pas votre analyse et irai voter melenchon au premier tour malgré ma relative antipathie à son égard.
    Cdt

  23. Les enjeux d’une élection ne peuvent être dissociés des objectifs visés. La fin ne justifie pas les moyens: la fin est dans les moyens mis en œuvre pour les atteindre. Et le jeu malin du billard à trois bandes (voter utile pour empêcher l’extrême droite d’être présente au second tour) ne me paraît pas respecter les valeurs de démocratie auxquelles il faut se tenir. Jean-Luc Mélanchon? Non merci.

  24. Encore un article qui ne parle que d’économie et d’alliance militaire. Voter Macron c’est voter pour la mort de la planète. Une économie ultra libéral et capitaliste ne sera jamais compatible avec l’écologie.

  25. Se prétendre de gauche et écrire Mélenchon c’est non début avril 2022, quelle indignité comme le disait si bien le petit Nicolas, bon en fait c’est juste être de droite quoi

  26. Vous pouvez changer votre titre racoleur !
    Et pourquoi ne pas avoir titré : le 10 avril Macron c’est non ?
    Les français ne sont pas bêtes au point qu’il faille leur donner des consignes de vote. Personnellement je vote pour un projet de société, un programme et des idées progressistes, pas pour une personnalité.

  27. Je suis abonné depuis plusieurs années et vous lis chaque fois avec attention et approbation, jusqu’à cet article.
    Je n’ai pas de sympathie pour le personnage Mélanchon en lui même, je n’approuve pas l’intégralité de son programme mais il est indéniablement plus social et écologiste que ceux de Le Pen ou Macron quand à ses positions européennes si elles peuvent faire évoluer les choses vers plus de justice sociale ou est le mal?
    Étant le mieux placé à gauche c’est donc bien pour lui que je voterais ne vous en déplaise.

  28. Cet appel sans nuances est pour moi scandaleux vouloir éliminer Mélenchon dés le premier tour c’est en quelque sorte proclamer que seule la droite avec Macron et l’extrême droite avec Le Pen (et pourquoi pas Zemmour?) seraient en mesure de défendre une certaine conception de l’Europe. Laquelle d’ailleurs?
    Il est ridicule de penser qu’au deuxième tour le programme ne sera pas modifié, et donc il prendra en compte ce qui aujourd’hui n’y figure peut être pas. Mais sans deuxième tour c’est l’assurance que les valeurs de gauche et surtout les valeurs du respect de l’environnement passerons à la trappe. Je ne ferai pas partie des fossoyeurs

  29. « Le seul moyen que Le Pen ne puisse pas gagner le second tour de la présidentielle, c’est qu’elle n’y soit pas. Il faut faire barrage dès le premier tour. Malgré des désaccords avec lui, je voterai donc pour Jean-Luc Mélenchon ce dimanche. Dans un moment aussi décisif, prenons nos responsabilités. » – Pierre Larrouturou https://www.youtube.com/watch?v=AA5xgZtAGtk

     » . . . éviter de songer trop vite à des modifications radicales de notre Constitution . . . suggérer plutôt que des modifications dans la manière d’habiter la Constitution, et notamment dans les conditions pratiques de mise en oeuvre de la décentralisation, ou de l’organisation du travail des assemblées délibératives, pourraient déjà conduire à des processus coopératifs interpartisans. Ceux-ci sont mieux à même d’épouser la diversité des terrains d’application et de reconnaître la contribution d’acteurs divers. » (Jérôme Vignon – Président d’honneur des Semaines Sociales de France – La Lettre n° 107 Avril 2022)

    • L’«action» est l’activité dont la finalité tient à l’engagement qu’elle représente et la promesse qu’elle contient. C’est une activité que l’on réalise toujours à plusieurs et dont tout à la fois l’effet est irréversible et le résultat attendu, imprévisible (incertitude radicale 84). Cette finalité participe d’un projet de changement social (virtuel). Ce dernier n’est pas strictement personnel. Il implique de mobiliser la collaboration de ses semblables, la coaction avec eux. En effet, l’action ne se conçoit pas sans réaction et ce couple action-réaction ne saurait se confiner entre deux partenaires.
    84. « Cette énorme capacité de durée que possèdent les actes plus que tout autre produit humain serait un sujet de fierté si les hommes pouvaient en porter le fardeau, ce fardeau de l’irréversible et de l’imprévisible d’où le processus de l’action tire toute sa force » Hannah Arendt, 1992, page 298. (Bernard Billaudot – « Société, économie et civilisation. Vers une seconde modernité écologique et solidaire ? » pages 562 et 620) https://books.openedition.org/emsha/422

  30. Vous dormez ? Allez, on se réveille, sauf si vous voulez reprendre un quinquennat de somnolence climatique, de coma démocratique, de mania néolibérale. Qu’espérez-vous donc des autres candidats de tête ?

  31. En réponse à Jean Némar , 7 avril 2022 à 11 h 29 min

    Le lien que vous signalez vous est une signature : il s’agit bien de dénoncer un complot, n’est-ce pas? Alors je pense que vous vous trompez de site, de forum.
    Je ne vous donnerai donc pas de réponse non plus sur le nazisme ukrainien, car il relève de la même propagande. J’insiste : vous vous trompez de forum, vous ne trouverez pas ici d’oreille prête à vous écouter.

    1. mais mon bon ami , la construction de l’UE est elle même le résultat d’un complot ! : ne savez vous pas que jean monnet ; le traître qui voulait éliminer physiquement DEGAULLE et était à la solde des usa ; disait « pour construire l’Europe il faut appliquer la politique des petits pas  » c’est à dire petit à petit pour que les peuples s’en rendent pas compte et tout s’est fait comme ça. , moi perso. j’ai appris lors du référendum de 2005 qu’il existait un traité de Rome et de mastricht

      1. la politique de des petits pas (ou du « spill over » – c’est à dire l’intégration d’abord par des aspects techniques (exemple: l’harmonisation de l’emballage de la margarine) n’est pas un complot enfin… Et nul b’st censé ignorer la loi, et un Etat peut en sortir si une majorité de ses citoyens le souhaite. Bref, pa de complot.

        1. quelle naïveté !: monnet ne s’intéressait absolument pas à l’emballage de la margarine pas plus qu’à toute autre harmonisation à part celle de la grande Europe de hitler et de la mafia internationale
          et pour commencer ,avant de sortir de ce système ce qui est très compliqué ; exemple le frexit; les citoyens Français dont je suis n’ont pas voulu y entrer ( referendum 2005)
          ensuite le lavage des cerveaux et la triche font le reste …

      2. Ce qui apparaît donc clairement, c’est que vos certitudes reposent principalement sur une grande ignorance (Traité de Rome et de Maastricht, tout de même !!!). Mais vous êtes responsable de vos ignorances, vous n’êtes victime que de cela, pas d’un quelconque complot..

        1. j’ignorai,certe, les traités de Rome et Maastricht mais le projet de constitution pondu par giscard , celui là je ne l’ignore pas car je l’ai entièrement lu et dépouillé ,analysé 2 fois et relu maintes fois les passages douteux …
          et ce projet regroupe Maastricht et Rome ce que vous semblez ignorer .
          il ne faut jamais tirer de conclusion hâtive …;mon brâve; comme on dit à Marseille .

  32. L’article a seulement quelques jours, et déjà il date terriblement. Il a beaucoup été question dans les discussions de Mélenchon, de son caractère et de ses choix : c’était le sujet, donc il y a cohérence.
    Mais là où le bât blesse, c’est dans ce qu’il contient en creux, dans ce qu’il ne dit pas. S’agit-il de soutenir Emmanuel Macron « dès le premier tour », comme en 2017? Si c’est le cas, cela demandait explicitation, tant la situation actuelle est différente de ce qu’elle était en 2017. Macron pouvait représenter une alternative de centre gauche en continuité avec le quinquennat de Hollande, avec une plus-value moderniste et « disruptive » comme il l’annonçait, impression confortée à l’époque par son jeune âge et le dynamisme qu’il manifestait. Il s’agissait aussi de se prémunir d’une victoire annoncée de Fillon, dont la décrue dans l’opinion a été assez tardive (il n’échoue à la porte du deuxième tour que pour 1,3%), et bien sûr s’opposer à l’extrême droite de Le Pen, dont le positionnement n’était pas aussi « dédiabolisé » qu’aujourd’hui, notamment vis à vis de l’Union Européenne (sortie de l’euro, et Frexit, rappelons nous).
    Mais aujourd’hui, il apparaît clairement que Macron n’est que de droite, n’est pas aussi jeune qu’on l’a cru (sa pensée est passablement archaïque sur toutes les questions sociales et éducatives, où il ressort certaines vieilles antiennes de droite), et que la disruption se trouve ailleurs.
    Si Jadot semblait une hypothèse, alors il faut lui dire qu’ils s’est trompé d’élection : les écologistes auraient pu et dû le comprendre depuis un moment, et ne pas oublier les précédents (résultat de 2012, qui n’a en rien capitalisé sur l’excellent score de 2009 aux Européennes, par exemple).
    Si Hidalgo pouvait être une hypothèse, c’est à la déliquescence du PS, durablement disqualifié par le gouvernement Valls essentiellement et l’absence de travail programmatique entrepris depuis, qu’elle doit sa situation actuelle (2% dans le derniers sondages!).
    Alors il reste Mélenchon : lui a préparé cette échéance, et ne l’a pas confondu avec d’autres. Lui a un programme consistant, que l’on peut discuter, mais dont les orientations sont cohérentes. Et il est, parce qu’il se présente pour la troisième fois, et qu’il a un vécu, un personnage connu des Français, y compris de ceux qui ne s’intéressent pas aux questions politiques.
    Ces derniers jours, Jadot et Hidalgo ont fait de Mélenchon leur principale cible : je crains que ce faisant, ils insultent l’avenir et ne se disqualifient pour longtemps, hélas.
    Et « Sauvons l’Europe » ?

  33. « Mélenchon c’est non » me donne l’occasion de faire la différence entre radicalisation et justification, la justification permettant une gestion de la violence ce qui me semble plus difficile de faire avec la radicalisation.

    « La guérilla contre les institutions européennes, réfuter fondamentalement tout internationalisme réel, l’absence de solidarité, l’éthique du pouvoir » de Mélenchon justifient que je ne vote pas pour Mélenchon puisque les valeurs affichées préalablement par Mélenchon, s’opposent aux valeurs profondes de l’héritage de Mitterand, Rocard, Cohn-Bendit, et Giscard ; il est juste de ne pas voter pour Mélenchon (justification déontologique : on prend en compte les éléments sur lesquels on se met d’accord à l’avance).

    « Voter pour l’Union Populaire, c’est éliminer l’extrême droite et Mélenchon nous montre un horizon différent, d’humanisme, de progrès social et environnemental » justifient que je vote pour Mélenchon puisque c’est le moyen d’éliminer l’extrême droite ; il est bien de voter pour Mélenchon (justification conséquentialiste : on prend les moyens de faire cesser le Parti de l’Argent de Macron au service d’une mondialisation néo-libérale effrénée.)

    Pourquoi donc suis-je sommé, aujourd’hui, de me radicaliser, et pourquoi est-ce que j’exige de l’autre, qui ne pense pas comme moi, qu’il pense comme moi ?
    Et pourtant, la raison, la bienveillance, la curiosité, l’humble intérêt pour ce qu’exprime l’autre éclairent mon discernement et l’indispensable pluralité des points de vue qui fonde la richesse d’une culture.

    1. « Pourquoi donc suis-je sommé, aujourd’hui, de me radicaliser, et pourquoi est-ce que j’exige de l’autre, qui ne pense pas comme moi, qu’il pense comme moi ?
      Et pourtant, la raison, la bienveillance, la curiosité, l’humble intérêt pour ce qu’exprime l’autre éclairent mon discernement et l’indispensable pluralité des points de vue qui fonde la richesse d’une culture. » (Chronique de Christiane Rancé) https://www.la-croix.com/Debats/Lair-temps-2022-04-06-1201208929

  34. à NIcolas Sabatier, on est d’accord.. et de 2014 à mi février 2022, il y a eu bcp de morts civils au Donbass, si peu médiatisés dans nos medias courants..et les bombardements ukrainiens survenus juste avant le 24 février sont hélas bien réels et rarement évoqués. Comme si certains voulaient vraiment provoquer une invasion… C’est hélas comme en 14, où tous les pays voulaient la guerre à condition que ce soit un autre qui la démarre.

    1. de ce que je sais, il y a eu des morts des 2 côtés, et plutôt militaires… des civils aussi sans aucun doute, car toute guerre fait toujours des morts civils. Après, que parce qu’ils sont du « mauvais côté » on parle moins des morts russopones, notre fameux « deux poids deux mesures », sans doute. Mais ca n’excuse pas ce qui se passe actuellement.

      Sur les tirs avant le 24, je n’en sais rien. J’en ai entendu parler – il semblerait qu’ils ont été observés et répertoriés par l’OSCE mais je n’ai pas trouvé (je n’ai pas trop cherché non plus).
      Faut-il en déduire comme vous le faites que cette guerre aurait été voulue ? C’est toujours une hypothèse à envisager, mais je n’y crois pas. Je crois plutôt qu’il ya eu pas mal d’arrogance de notre côté vis à vis de la Russie, de par notre incapacité à appréhender les situations en nous décentrant. C’est qu’en Occident nous avons une sale tendance à penser que la Terre est plate, que nous sommes au milieu et que tous les autres sont à la périphérie….comme aux temps pas si lointains où nos avions colonisé ou « asservi » quasiment toute la planète.
      Les temps ont changé.

      1. C’est vrai qu’il y a eu des morts civils au Donbass, pro-russes ou pas. Mais on ne peut tout de même pas passer sous silence le soutien armé de Poutine aux séparatistes de la région, ni le fait qu’ils etaient minoritaires avant le debut des hostilités. Et ce soutien en matériel et en hommes dure depuis longtemps.

  35. en 14, sauf la Hongrie de l Empire Austro-Hongrois car le PM Hongrois Tisza était contre un ultimatum trop sévère à la Serbie, et du coup a été écarté de sa formulation définitive…Vu le Traité du Trianon, cela fait comprendre les positions irrédentistes de V Orban et sa réélection…

  36. réaction compréhensible, notamment parce que la direction de Sl’E n’a pas du tout réagi en cohérence avec la grande majorité de ses lecteurs ayant critiqué sa position ! du gâchis pour elle aussi!

    1. Quid, toutefois, de la « grande majorité des lecteurs » qui ne s’est pas exprimée au sujet du « chiffon rouge » ainsi agité ?

      Cela dit, il est vrai que la publication de 108 commentaires (à la date du 11 avril) sort du lot habituel des échanges pratiqués sur ce site.

  37. Cet article me semble un des plus marquant de votre « sauvons l’Europe » et je vous félicite pour votre courage. J’ai passé plus de 15 ans à travailler pour la Commission européenne et les institutions de notre Union. Voici 65 ans que le premier traité de Rome a été signé qui encrait nos pays dans la démocratie occidentale.
    La République de Mélenchon n’est pas de cette démocratie là! Ce n’est pas parce qu’il parle d’écologie, de social et de référendum qu’il est un démocrate tel que nous l’entendons en Europe et en occident.
    Le choix actuel dépasse le clivage droite/gauche. Il se fait entre le populisme qu’il soit de gauche ou de droite mais quand il a le pouvoir ne le lâche plus et notre démocratie qui accepte l’alternance gauche droite même si la droite gagne trop souvent pour moi.
    Mais je fais une différence très nette entre le national populisme antisystème et antieuropéen et à tendance autocratique de Mélenchon, de Le Pen, de Zemmour, de Dupont Aignan, des trotskystes et des anarchistes et ceux qui s’inscrivent dans notre modèle de démocratie qu’ils soient écologistes, sociaux démocrates, conservateurs ou libéraux.
    C’est pourquoi, considérant que ce qui nous sépare est bien plus grave que la fracture droite/gauche, il m’est impossible pour les législatives de soutenir une quelconque alliance avec La France Insoumise.

    1. Vous n’avez sans doute pas lu les divers programmes pour oser mettre dans le même sac de mépris JL Mélenchon et les populismes sommaires de droite souvent extrême.

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