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Qu’avez-vous fait de vos cinq dernières années ?

2017 – 2022, une demie décennie, où les « surpris » et les « ravis » de la dernière élection présidentielle étaient priés,soit de revoir leur copie, soit d’assumer au pouvoir un « chamboule tout politique » qui reconnaissait enfin le rôle central de l’engagement européen au cœur des engagements politiques.

Depuis hier 20h, le peuple a rendu son verdict et distribué quelques zéros pointés qui font très mal, sonnant quasiment comme des notes d’exclusion du paysage politique français pour les ex-premiers de la classe. Par ailleurs, l’écologie politique n’aura pu en cinq ans à la fois conquérir un maillage de ville et d’élus locaux et se trouver en situation d’offrir une démarche crédible pour l’échéance de 2022.

Parmi le trio de tête, c’est bien la question européenne qui constitue « l’éléphant dans la pièce ». Marine Le Pen s’en sort en apprenant de ses erreurs. Elle remise suffisant loin des projecteurs ses désirs de FREXIT et de sortie de l’Euro, pour passer la barre de crédibilité nécessaire à ses ambitions. Jean Luc Mélenchon échoue « de si peu » pour n’avoir considéré la question européenne autrement que comme un punchingball populiste. La première place d’Emmanuel Macron laisse indiscutablement un goût amer, à l’heure où tous constatent qu’il aura manqué une articulation claire entre ambitions européennes et ambitions françaises ; une articulation qui s’adresse à tous dans les territoires, et fasse sens aussi pour ceux qui gagnent peu…

Quant à Sauvons l’Europe, en développant durant le quinquennat qui s’achève, le beau défi de l’Union européenne des territoires qui inscrit l’Europe au cœur de nos collectivités par la mobilisation d’élus de terrain, nous n’avons cessé d’œuvrer à la réconciliation entre l’Europe, les classes populaire et les territoires.

Le résultat d’hier soir ne fait donc que confirmer notre combat pour la formalisation d’un soutien public puissant à la citoyenneté européenne du quotidien, notamment au travers d’un conseil national pour l’Europe. Une mobilisation de la société civile, plus que jamais nécessaire.

Henri Lastenouse

Henri Lastenouse

Henri Lastenouse est Secrétaire général de Sauvons l'Europe, et tant d'autres choses encore !

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11 Commentaires

  1. Avec moins de fautes d’orthographe et de frappe… on pourrait mieux réfléchir à la teneur du message..
    Relire sa copie est la moindre des politesses à l’égard de ses lecteurs… merci!

  2. Tout à fait d’accord sur la question européenne « punchingball populiste de Mélanchon « et angle mort choisi à dessein par Le Pen. Mais lecontexte international prove bien que l’Europe est primordiale, et pas une Europe des nations. Même si la thématique nest pas à la mode, l’objectif reste plus que jamais européen. Haut les coeurs.

  3. Lettre à une jeune architecte
    Ma chère A … , je comprends et partage la déception des écolos purs et durs devant les résultats de Jadot. Il prouve, après d’autres, que l’Ecologie doit être un mouvement citoyen et non un parti politique.

    Tu le vis avec tes initiatives de collecte des déchets, tes pratiques personnelles et sans doute d’autres collectives que je ne connais pas.
    Il faut créer des réflexes  » écologiques, antigaspi …  » dès l’école, le collège, le lycée …
    Quand j’étais en prépa, j’ouvrais les enveloppes des lettres reçues pour faire de petites feuilles de brouillon. Maintenant, je récupère dans la poubelle jaune les ramettes de papier quadrillé qu’un jeune ami jette car il a fait une erreur sur la première page.

    Que ta déception du maigre score de Jadot t’inspire pour de multiples actions citoyennes !
    Viendra le moment de l’action collective des architectes écolos, imposant aux promoteurs leurs normes pour le climat comme pour le bien-être des futurs habitants. Tu m’as dit souvent ne pas avoir envie d’habiter dans les appartements que ton agence t’oblige à dessiner. Tu n’es sans doute pas la seule. Peut-être ce mouvement professionnel  » d’écologie intégrale existe-t-il déjà . Son développement est plus nécessaire que celui d’un parti et sera plus utile pour la France. N’hésite pas à t’y engager.

    Macron avait bien commencé avec N-D des Landes, après il a été décevant. Mais il va encore sévir pour un quinquennat dont la fin me verra dans un âge avancé, si Dieu me donne vie d’ici là. A moins qu’il ne me punisse de ne pas voter Macron !
    Belle journée, dans la perspective de Pâques

    1. Quelle subtile galanterie ! Renvoyer Mme A. à ses collectes de déchets jetés par ? … (les électeurs qui ne votent pas pour un parti écologiste peut-être ?) Ne pas étouffer dans nos déchets commence peut-être par ne pas en produire, et ça aucun des partis politiques (dignes de ce nom ?) ne semble s’en soucier. À propos de nom, le parti écologique devrait peut-être changer le sien pour accroître sa base, et s’appeler parti anti-pénuries… (d’argent, d’emplois, de logements, de travailleurs, de gaz, d’électricité, d’eau potable, de composants électroniques, de terres-rares, de fruits, de légumes, d’abeilles, de terres cultivables, de forêts, de politiciens au service des citoyens). Quel est le parti qui ne court pas après la croissance du PIB et de la productivité ?
      Pour produire quoi ? Des logements que personne ne veut habiter ? Des téléphones et des autos dont l’obsolescence est programmée ? Bravo pour les économies de bouts de papier, ça c’est de l’écologie !

  4. La gauche a une responsabilité certaine dans le nouveau duel Macron/Lepen. Les seuls moments dans l’histoire où elle s’est imposée ont été des périodes d’union et de réflexion en commun. Unir les peuples doit commencer par faire taire les égos et les idées reçues.

  5. Henri Lastenouse est Secrétaire général de Sauvons l’Europe, et tant d’autres choses encore !

    …. mais certainement pas le premier de la classe en dictée!

  6. … et c’est encore un fois un moyen et une manière de renvoyer dans les cordes l’ensemble des candidats, mais pas tout à fait non plus. L’approche est suffisamment sélective pour prendre sens.
    Parler de punching ball pour l’approche européenne de Mélenchon témoigne d’une absence de mise à jour. Le programme de l’Union Populaire parle lui, par exemple, de « refuser d’appliquer une norme européenne moins ambitieuse qu’une norme nationale ». Il ne s’agit pas d’accuser l’Union Européenne de tous les maux, travers dans lequel sont tombés d’autres cyniques qu’on ne qualifie pas de populiste. Changer l’Europe n’est ni la nier, ni accepter de s’en tenir aux impasses héritées du vingtième siècle.
    Et, par ailleurs, s’en tenir pour Le Pen au constat d’un seul changement de forme apparaît bien court, quand subsistent toutes ses positions autoritaires et anti-européennes : elle annonce l’inclusion de la France dans le groupe de Visegràd en fait.

  7. L’analyse est quelques peu biaisée, non? Expliquer que Jean-Luc Mélenchon a échoué parce qu’il critique les institutions européennes telles qu’elles sont a actuellement alors qu’il a été aux portes du 2ème tour alors qu’il était élimineé par tout le monde, y compris vous. Et expliquer le contraire, à savoir que Marine Le Pen a réussi parce qu’elle n’est plus anti-européenne, c’est de l’analyse pas sérieuse. Soyez plus professionnel la prochaine fois.

  8. Une analyse très « light » de l’héritage du 1er tour et du pourquoi du comment, réduit à la sauce européenne. Il serait peut-être plus pertinent en tant qu’association, de faire remarquer qu’aucun des 2 finalistes (le pire ou le pire ?) ne s’inquiète, ni ne semble se préoccuper du second parti de France formé par les absentionistes. Je crois pour ma part que celui-ci, par pur calcul électoral, les arrange bien en leur for intérieur ! Alors qu’il s’agit à mon sens essentiellement d’un problème d’éducation populaire laissé volontairement en déshérence, depuis le début de ce siècle, par nos pseudo démocratiques candidats ou élus.

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