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Les relations sociales en Europe : 2015-2019

La Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) vient de publier un rapport sur l’évolution des relations sociales dans l’Union Européenne sur la période 2015-2019. Il s’appuie sur une vaste surveillance des systèmes de relations et de dialogues sociaux au plan européen et dans tous les Etats membres.

La Commission Européenne dirigée par Jean Paul JUNCKER a renforcé le cadre social par la création du socle européen des droits sociaux et de l’Agence européenne du Travail. Il a également proposé une nouvelle législation sur la conciliation travail et vie personnelle, les travailleurs détachés et la protection des emplois précaires. Même si le dialogue social reste dynamique, des textes conjoints ont été émis sur la migration, l’économie verte et l’apprentissage, mais un seul accord des partenaires sociaux interprofessionnels a été obtenu sur le vieillissement actif .Les négociations autonomes entre partenaires sociaux européens sur la révision du temps de travail, le congé parental et la conciliation travail-vie personnelle, la révision de la directive sur les Comités d’Entreprises Européens et l’anticipation du changement et les restructurations ont échoué.

Pour l’avenir à la suite de la pandémie de Covid -19, une grave récession économique et de l’emploi est en perspective ce qui devrait engager les partenaires sociaux dans les transformations de l’économie et la remise en cause des structures traditionnelles, alors que le déclin de la syndicalisation se poursuit dans tous les pays et que le taux de couverture conventionnelle a globalement régressé (1 salarié sur 3 en Europe). Dans cette période de crise, il est indispensable de renforcer la démocratie sur le lieu de travail par la mise en place de comités économiques et sociaux d’entreprises et des droits de codétermination plus solides, ce qui « est plus important que jamais en période de changements sans précédent ».

Jean-Pierre Bobichon

Jean-Pierre est membre fondateur de Sauvons l’Europe, et Conseiller auprès de l’Institut Jacques Delors

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2 Commentaires

  1. Bonjour (Jean-Pierre Bobichon), quelques remarques car je ne comprends pas bien la portée de votre article, au demeurant fort synthétique :
    – le premier paragraphe annonce un « rapport… ». En cliquant dessus, je constate que, sans être du chinois mais seulement le pauvre francophone que je suis, j’aurai du mal à le lire et encore plus à le comprendre correctement, alors qu’il semble passionnant (en existe-t-il une traduction française ?)
    – le second paragraphe semble un résumé comparatif de la situation sociale européenne
    – en l’état de crise que nous connaissons, s’il est « indispensable de renforcer… », les pistes à approfondir actuellement me semblent plus relever d’un défi politique européen, du style :
    — par quels moyens politiques atténuer les conséquences sociales sur les populations les plus défavorisées ?
    — comment aller vers une plus grande solidarité financière ?
    Nous contenter de mesures sociales, tout en étant intéressantes, ne sont pas les plus primordiales
    Nous avons besoin de casser les monopoles financiers des structures et personnes physiques scandaleusement favorisées qui se considèrent comme les dieux modernes de notre nouvelle économie mondiale
    Comment casser ces monopoles ? En nous attaquant à leur porte-monnaie, tout simplement. Cf. par exemple, « Capital et Idéologie » de Piketty, et il n’est certainement pas le seul à prôner ce genre de radicalités
    Cordialement

    1. Le seul moyen de casser les monopoles en dehors de la volonté régulatrice des États pour l’instant totalement absente car le personnel politique est lié à ces monopoles, serait celui d’une consomm’action responsable des consommateurs. S’attaquer au porte-monnaie des monopoles c’est savoir ouvrir le nôtre à bon escient.

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