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L’échec de l’expérience hongroise

Quoi de neuf dans la belle Hongrie autoritaire ? Nous ne parlerons pas aujourd’hui des différentes dérives démocratiques, mais bien du fond économique.

Nous entendons régulièrement une petite musique, disant que certes Orban n’est pas un parangon de démocratie, mais au fond qui est parfait ? En revanche, lui met en place une politique économique adaptée, en rupture avec le libéralisme européen. Il s’oppose à une immigration incontrôlée, comme le souhaite le peuple et pas les « élites internationales ». En somme, le vieux pacte que nous propose partout les tenants de l’autoritarisme, de laisser glisser un peu les libertés – c’est pas si grave – pour y gagner de la poigne et du bon sens, et des résultats.

Ah les beaux résultats ! Economiquement, la croissance hongroise est un poil plus faible que le reste des pays de l’Est. Ce n’est pas la catastrophe, mais franchement rien de stellaire non plus. Manifestement, n’importe qui aurait fait aussi bien. Un quart des jeunes ont quitté le pays depuis 2008. Majoritairement les jeunes femmes d’ailleurs, ce qui crée quelques tensions parmi ceux qui sont restés sur place et contribue certainement au raidissement politique et identitaire.

L’immigration? S’il est bien naturel d’avoir tenté d’éviter d’être un hub pour le million de réfugiés de la grande crise – il y’a l’art et la manière, mais au point où nous sommes rendus ne chipotons pas – ça ne doit pas déboucher obligatoirement sur une fermeture du pays et une exaltation de la Magyarité. Résultat, à l’exception des minorités magyares de Roumanie, naturalisées et importées à tour de bras, le départ des jeunes n’est pas compensé. Et les entreprises n’arrivent plus à recruter.

Les solutions ? Elles existent ! Orban a introduit un projet de loi permettant au employeurs de recourir à des heures supplémentaires de fait obligatoires, qui seront payées…. sous trois ans, autant dire à la Saint-Glinglin. C’est beau de voir ainsi réchauffés les vieux fonds de sauce de la période « administrée ». Là où la société ne s’était pas franchement réveillée pour défendre ses libertés publiques, Orban affronte aujourd’hui son premier véritable mouvement social dirigé contre la loi esclavagiste, et qui fait le plein de l’ensemble des partis, syndicats et mouvement citoyens.

Mais comment donc, l’autoritarisme ne serait pas une recette miracle, finalement?

 

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Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site

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2 Commentaires

  1. décidément Arthur vous avez un problème avec l’orthographe basique, comme conjuguer le verbe à son sujet.
    Faites relire et achetez un Bled!

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