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Le choix absurde de la nomination de Black Rock comme conseiller environnemental de l’UE

Les élections européennes de 2019 ont été marquées par une forte augmentation du vote écologiste, ce qui a amené la Commission von der Leyen à mettre l’accent sur la transition écologique et le développement durable. Pourtant, une affaire très récente est venue ternir les efforts qui avaient été entrepris jusque là : la nomination de Black Rock comme conseiller environnemental et social pour la transition écologique du continent. Plus précisément, le groupe sera appelé à proposer des solutions pour développer la finance durable, ainsi que l’intégration de critères écologiques au système bancaire européen. En réalité, ça n’est pas une « affaire », car tout est légal et « transparent », se défend la Commission. Le problème réside évidemment dans le choix de ce partenaire, plus que controversé. Il semble donc que cette nomination incarne bien les causes de l’impopularité grandissante des institutions européennes.

Le groupe en question est le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, avec environ 6 800 milliards de dollars d’actifs à lui seul. Afin de bien comprendre ce que cela représente, c’est un montant 2,5 fois plus élevé que le PIB annuel de la France, qui est d’environ 2 700 milliards. S’il y a encore peu de personnes qui ont connaissance de cette entreprise, c’est parce que cette opacité est bien volontaire. Même si son chiffre d’affaires n’est pas à la hauteur de celui des GAFA, cette capitalisation confère à Black Rock une influence extrêmement importante. Cette nomination pose donc un énorme problème, car elle risque d’entrer directement en conflit avec la transition écologique voulue par la Commission. Le potentiel conflit d’intérêts n’a pourtant pas été une raison du refus de la candidature de Black Rock, car ses activités sont nombreuses, et, selon certains responsables européens et représentants du fonds, il n’y a aucun problème à ce que Black Rock participe à l’élaboration des politiques climatiques de l’UE.

Mais si le conflit d’intérêts parait aussi évident, c’est parce que Black Rock est le deuxième investisseur mondial dans l’industrie des énergies fossiles, avec 87,3 milliards de dollars engagés, derrière The Vanguard Group et ses 161 milliards (The Guardian, « World’s top three asset managers fossil fuel investments »). De plus, le quotidien britannique The Guardian a révélé que la société avait bloqué 82% des motions d’actionnaires liées au climat dans les entreprises d’énergies fossiles, entre 2015 et 2019. Il n’est donc pas raisonnable de penser que l’entreprise conseillera objectivement l’Union européenne pour accélérer la transition écologique ou rendre la finance plus « verte ». Afin de se faire bien voir par les instances européennes, Black Rock a tout simplement bradé son offre, passant de 500 000€ en moyenne à 280 000€ (Le Monde, « Blackrock : l’encombrante conseillère de la Commission de Bruxelles »). Il paraissait à priori difficile pour l’UE de refuser une telle ristourne. Alors même que Black Rock est l’un des organes de lobbying des plus importants de Bruxelles : son budget alloué au lobbying a été multiplié par 10 en 5 ans, passant de 150 000 à 1.5 millions d’euros. Désormais, Black Rock est rémunérée par l’UE, alors qu’elle continue à exercer ses activités d’influence et de lobbying. Une situation presque kafkaïenne. Enfin, Black Rock est une entreprise américaine, certes privée ; toutefois confier une tâche aussi importante, qui aura des conséquences directes sur les citoyens européens, à une société étrangère est un choix très discutable. Sachant que la nouvelle Commission européenne a fait de l’écologie son cheval de bataille, cette nomination peut être perçue comme une grande erreur, aussi bien tactique que stratégique.

Tactique, car, bien que la communication européenne fût discrète, la nouvelle révélée par The Guardian s’est tout de même répandue. Bien que très peu connue en Europe, Black Rock jouissait déjà en France d’une réputation sulfureuse. Au moment de la réforme des retraites engagée par le gouvernement français, l’exécutif a reçu à l’Elysée le patron de Black Rock France, qui aurait alors prodigué des conseils « pro-business » et « pro-capitalisation » au président Macron. Au-delà des questions idéologiques, il est un fait que Black Rock est très impopulaire.

Stratégique, car cette impopularité va forcément déteindre sur l’image de l’UE. Certains électeurs écologistes peuvent se sentir trahis par cette nomination. Black Rock représente pour de nombreux citoyens l’archétype de la société de « l’ancien monde », où profit et rentabilité sont les seuls et uniques maîtres-mots. Une société américaine qui n’est donc pas la bienvenue aux tables des négociations bruxelloises. De plus, il est très difficile, voire impossible, de trouver des informations qui concernent cette nomination, émanant directement des instances européennes. Elle s’est donc faite dans la plus totale discrétion, en plein milieu d’une période difficile. Cela ne contribuera donc pas à faire rayonner la transparence revendiquée par les institutions européennes.

Interrogé par The Guardian, et c’est la seule déclaration que nous avons de l’UE jusque-là, un porte-parole de la Commission européenne a affirmé que ce contrat avait été attribué « dans le respect total et strict des règles de l’UE applicables aux marchés publics, notamment celles concernant l’éligibilité des soumissionnaires et la prévention de tout conflit d’intérêts potentiel ».

Si l’UE veut rassembler davantage les citoyens européens autour de son projet, c’est donc en procédant dans le sens inverse. D’une part, adopter une communication plus transparente, car sans The Guardian, l’information n’aurait probablement jamais été mise au grand jour. D’autre part, donner des gages de modernité, aussi bien politiquement que philosophiquement. Engager une société très impopulaire, réputée pour ne satisfaire que les intérêts de la finance, et américaine de surcroît, pour s’occuper de la transition écologique européenne ne peut qu’avoir des effets négatifs sur l’opinion publique et sur l’image de l’UE. D’autant plus si Black Rock a été choisi uniquement en raison de son offre très avantageuse. Cela donne une image d’une Europe faible et non souveraine, qui délègue pour une poignée de dollars les plus grands enjeux de demain à une entreprise qui partage des intérêts opposés. Les instances européennes devraient enfin comprendre que c’est exactement ce type d’affaires qui rend l’UE impopulaire, comme si elle était subordonnée aux intérêts financiers et économiques, avant d’être au service de ses citoyens. Il en va de sa survie dans l’opinion publique, sans quoi les tentations de « Frexit » et « Quitaly » deviendront monnaie courante.

Léon de Tombeur

Policy Analyst chez EU-Logos Athena, partenaire de Sauvons l’Europe
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Sauvons lEurope

Sauvons l’Europe, association pro-européenne et progressiste qui s’engage pour une Europe démocratique et solidaire

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27 Commentaires

  1. Est-ce de la bêtise ou du cynisme? Européen convaincu et défenseur ardent de notre environnement, je suis atterré de voir ainsi livrer un argument flagrant aux eurosceptiques.

    1. Tous les moyens sont bons pour la Finance internationale pour coloniser ce qui reste d’Europe et l’empêcher de se construire. A quand une volonté politique de préférence européenne pour ce genre de contrats ? Elle peut seule empêcher de mettre des loups dans la bergerie.
      N’y a-t-il pas suffisamment de compétences en Europe pour aider la Commission dans ce domaine ?
      La vision de l’avenir de l’Europe ne peut être soumise aux règles des marchés publics.
      Sauvons l’Europe peut-elle prendre l’initiative d’une pétition européenne pour dénoncer ce contrat ?
      Louis

  2. Excellente analyse, pleine de lucidité. J’ai souvent dénoncé ici l’abîme qui sépare la caste composant la commission européenne des préoccupations des peuples.. Le lobbying continue en-dehors de tout ce qui se passe hors de leur palais feutré, l’indécence des salaires pratiqués rend sourds et aveugles ces privilégiés auto-élus.

    1. « caste », »palais feutré » indécence des salaires », « privilégiés auto-élus », …on est loin du sujet. Il ne s’agit pas d’attaquer la fonction publique européenne mais de contester l’attribution d’un marché public européen à un mauvais soumissionnaire.
      N’en rajoutons pas dans l’euro-scepticisme, qui fait le lit des extrêmes et n’aide nullement à sauver l’Europe.

  3. C’est si absurde et contreproductif que ça mérite d’abord des explications et enfin de changer la décision. Pourquoi ne pas lancer une pétition à l’échelle européenne en ce sens?

    1. Ce choix est en complète contradiction avec les objectifs généreusement affichés dans l’appel du 14 juin « POUR UN PLAN DE RELANCE VERTE POUR UN MONDE DURABLE, signé par 180 ministres, députés européens, syndicalistes, chefs d’entreprises, ONG… Cet appel peut être téléchargé à partir de :
      https://www.actu-environnement.com/ae/news/alliance-europe-gouvernance-verte-monde-durable-35318.php4

      La désignation de BLACKROCK par l’UE apporte un cruel démenti à la réalité de cette manifestation de bonne volonté. Voir pour s’en convaincre le documentaire diffusé par ARTE sur ce lien (disponible jusqu’au 1/07/2020):
      https://www.youtube.com/watch?v=Abz3Ab9HhaQ

      Il faut effectivement lancer une pétition européenne pour que cette nomination soit annulée…

  4. Le manque de sens politique de la Commission étonne souvent.
    On peut éventuellement, intellectuellement, justifier cette participation de Black Rock, de même que les policiers payent des indics, mais que l’on rémunère un lobbyiste richissime, dont les intérêts financiers passés et actuels sont aux antipodes des mesures envisageables pour lutter contre la dégradation inéluctable du climat et contesté par l’opinion publique européenne pour « donner » ses conseils est renversant.
    Pas de conseillers politiques, pas de conseillers en communication dans cette Commission opaque au trop grand nombre de commissaires?

    1. Il m’est souvent arrivé de procéder ici à des mises au point pour contrer des procès d’intention intentés, parfois avec arrogance, souvent avec naïveté, à l’égard de la Commission.

      Mais il est bien clair qu’au vu de ce qui est dénoncé dans l’article je n’hésite pas à faire part de mon indignation en présence d’une telle « maladresse » (terme que j’ajoute à « bêtise » et « cynisme », pour reprendre les termes employés plus haut par Roux) – bourde qui n’aurait certainement pas été commise à l’époque où je côtoyais les services internes chargés de veiller à la régularité des procédures d’appels d’offres. L’affichage d’un rabais de l’importance de celui consenti par Black Rock aurait à lui seul éveillé quelques soupçons. Je ne puis donc que déplorer la grave atteinte à l’image de l’institution dont se sont rendus coupables quelques irresponsables – en carence flagrante de sens politique – dans cette regrettable péripétie. Accessoirement, je serais curieux de savoir ce qu’en pensera la Cour des comptes européenne si elle se penche un jour sur le détail de l’affaire.

      Cela étant précisé, je me permets de répondre aux deux points que vous soulevez à la fin de votre commentaire.

      1. S’agissant de la communication (celle-ci pouvant être définie comme le tuyau qui sert de conduit à la substance qu’est en soi l’information), permettez-moi de renvoyer au commentaire que j’ai publié à la suite de l’article paru sur le présent site le 13 juin dernier sous le titre « Désinformation 2.0. L’Europe contre-attaque ». En l’état actuel des choses, cette réaction, datée du 21 juin, figure en dernière position des commentaires. Elle avait pour objet de présenter un panorama de l’ensemble des sources d’information sur l’Union européenne, dans le but, entre autres, de dissiper certaines zones d’ombre censées contribuer à la réputation d’opacité des institutions. Etant donné sa longueur, je me contente donc d’y renvoyer afin de ne pas alourdir ce volet de ma réponse d’aujourd’hui.

      2. S’agissant du nombre de commissaires, vous soulevez là à juste titre une problématique que l’on a tendance à mettre sous le tapis, alors que les intentions étaient claires au moment de l’élaboration du traité de Lisbonne signé le 13 décembre 2007 et régissant les missions et le fonctionnement de l’UE.

      Ainsi, l’article 17 du traité sur l’Union européenne prévoyait une articulation en deux temps:

      – la Commission nommée entre la date d’entrée en vigueur du traité (qui sera effective au 1er décembre 2009) et le 31 octobre 2014 devait comprendre un commissaire pour chaque Etat membre;

      – à partir du 1er novembre 2014, sa composition était appelée à se réduire à un nombre de membres correspondant aux deux tiers du nombre d’Etats membres (soit 18 dans l’hypothèse de 27 Etats membres).

      Dans les faits, le second temps a été « oublié » en raison de la résistance des Etats membres, qui ont tenu à conserver un portefeuille pour chacun de leurs ressortissants au sein de la Commission. Il a fallu notamment calmer les ardeurs de l’Irlande, très chatouilleuse sur cette perspective. Un tel « fait accompli » démontrerait, s’il en était besoin, que l’empreinte « supranationale » trop facilement accolée à la Commission appelle à être nuancée.

  5. La marchandisation du monde revient nécessairement à la corruption de ses organes politiques : comment l' »investissement-lobbying » et les « conseils » à vil prix procurent le vrai pouvoir au Capital

  6. Comment expliquer autrement que par la compromission la surdité de cette Commission – dont la Présidence a été voulue par Macron, premier mauvais point dans son histoire ? Oui, désormais, l’Europe a définitivement cessé d’être un espoir et n’est plus qu’une machine à oppression dirigée par des lobbies. Dommage, l’idée était belle, mais est partie en fumée, pour nous asphyxier toujours plus.

  7. C’est ahurissant de bêtise. Comment ne pas réagir à cette décision ? La braderie continue de l’Europe nous pousse au désespoir. Comment rester de fervents européens dans un tel contexte? AGISSONS! Franic

  8. Comment l’Europe pourra-t-elle prendre des mesures pour protéger le climat si elle se fait financer par une grosse firme non européenne dont les productions sont polluantes. Simone Schwab

  9. il faut impérativement trouver AVEC PRECISION : qui a participé et entériné la décision ??? et pourquoi ce candidat a été retenu ???….. IL FAUT COMPRENDRE !!!
    …d’autant plus que maintenant Juncker ne cuve plus son whisky a la commission …!!!!!!!!

  10. Le seul but de Blackrock est de préserver le revenu de ses actions, voir les multiplier, en agissant par l’intermédiaire des états pour le faire, façon de récupérer l’argent prêté. quant à Macron après le masque des grands débats (qu’en reste-t-il?) encore une entourloupe qui permet de faire payer par les contribuables la prime d’activité pour éviter aux entreprises d’avoir à augmenter le SMIG…on voit que nos impôts n’est plus là pour soutenir le secteur public mais les entreprises privées et surtout celles actionnaires du CAC, après le masque du projet Delevoy (il en est où celui-là?) conseillé par une filiale française de blackrock, après la manipulation de l’opportunité covid, pour justifier la baisse du coût du travail et le développement de la numérisation dérégulée: vers l’uberisation du télé-travail non plus en CDI mais en CDD, sur projets, en auto-entreprenariat, fin des agences bancaires avec fin de l’argent liquide et des DAB, généralisation du E-commerce (amazon, drive, magasins caisses CB automatiques+ vigiles…), fin des TPE, indépendants, artisans (vers des chaînes francisées…), télé-médecine, télé-surveillance,traçage, 5G…le nouveau masque, la CCC: l’écologie présentée de façon négative, punitive,interdire, taxer pour par le flou organisé diviser de nouveau les français, Macron promet à nouveau de changer mais compte bien continuer son plan: la retraite à points, la mise en faillite des ressources de la SS, chômage, retraites, le passage des lobbies actuels en lobbies écolos…

  11. « l’intégration de critères écologiques au système bancaire européen »: le problème est mal posé. Il s’agit de mettre le système bancaire au service du combat contre la dégradation de notre climat et de notre environnement.

  12. Cela repose clairement la problématique du lobbying que vous défendiez par ailleurs. Que les députés élus aient besoins d’être conseillés est une évidence ( personne n’a la science infuse), mais la pratique actuelle dont la nomination de BlackRock constitue l’apogée montre clairement qu’elle doit être remise en cause fondamentalement. Mais qui d’autre qu’une instance politique élue peut le faire? Or cette instance est élue grâce, entre autre, à ces lobbyistes. La boucle est bouclée et, hélas, je crains que les Frexit et autre Quitaly n’aient de beaux jours devant eux!

  13. Au moins on ne pourra pas taxer « Sauvons l’Europe » d’opacité sur le sujet du lobbying ! Il est vrai qu’après the Guardian et le Monde, il devenait difficile de masquer, voire de s’associer au choix incohérent d’une C.E., qui confirme ce que j’écrivais la semaine passée sur la fameuse « task force East StratCom », un organe sensé protéger les européens des dangers de la désinformation extérieure à l’UE ! Or que dit cette task force sur ce sujet sensible ? Rien !
    Peut-être juge-t-elle que cela ne rentre pas dans ses attributions…puisque en l’occurrence il ne s’agit pas là d’un risque de désinformation mais d’un risque pur d’information. La C.E. marche bien sur la tête et prouve par son choix de Blackrock qu’elle n’est qu’une émanation issue de la communauté financière internationale majoritairement US pour contrôler le marché européen et imposer ses idées. Demandez donc à nos voisins allemands ce qu’ils pensent de Blackrock !

    1. En effet, il convient de ne pas négliger un détail essentiel: à savoir que la mission d’une task force est – par nature et par vocation – ciblée et temporaire. Celle que vous citez a été spécifiquement conçue en regard de la désinformation liée au coronavirus

      Pour la « bourde Black Rock », il existe d’autres possibilités d’offensive, à commencer par le terrain institutionnel propre à l’Union, comme la sensibilisation du Parlement européen, assurément pas avare de questions écrites ou orales dérangeantes pour la Commission ou le contrôle a posteriori de la Cour des comptes européenne… voire un recours judiciaire à l’initiative d’un concurrent qui s’estimerait lésé par le choix des services de la Commission.

      Accessoirement, merci aussi de nous épargner le style d’un tract stalinien des années 50 qui alourdit la fin de votre commentaire.

      1. M. Vernier toujours prompt à se faire l’avocat des causes… perdues d’avance ! La « bourde » que vous nommez est une faute inexcusable aux yeux de beaucoup de lecteurs de ce blog et en est encore plus une dans le sens où la C. E. se «lâche», révélant sa vraie nature, infiltrée, pro-capitaliste, pro US et de plus réactionnaire !
        Il est vrai que s’occuper d’écologie doit tout d’abord rapporter des $$$ avant de procurer une meilleure qualité de vie ou quoi que ce soit d’autre…On voit bien la main mise par la finance pour empêcher de laisser émerger ce qui pourrait faire sens commun (je ne parle pas de communisme M. Vernier) pour des millions de personnes qui s’interrogent sur l’avenir de la vie sur terre. Et à l’instar de cette commission que vous semblez excuser sinon défendre, votre comment de fin est lui aussi du même type, j’entends «réac» !
        Car si vous relisez l’Histoire de la CECA, celle de votre jeunesse et des années post-staliniennes, dont si cela peut vous rassurer je ne suis pas nostalgique, tout le monde sait qu’elle a été fondée par des personnalités très proches de nos amis américains, voire pas du tout à fait désintéressés ! Et ne me faites pas dire que je dépeins les pères fondateurs de l’UE actuelle tout blancs ou tout noirs car ils sont tous gris comme tous les hommes de pouvoir, ce que vous devez bien savoir.
        Les US qui d’ailleurs ont été à l’époque le premier pays étranger aux 6 qui fondèrent la CECA, à la légitimer. Ce qui n’est pas un hasard quand on sait de cette époque trouble que des capitaux privés US en accord, déjà, avec le Gvrt fédéral et ses services secrets, étaient fléchés vers l’Europe pour soutenir les organismes pro-européens susceptibles de contrer l’influence communiste.
        Pour en revenir à votre «task force etc» un peu de cohérence dans vos différents écrits sur le sujet serait bienvenue !
        En effet lors d’un précédent post intitulé « Désinformation 2.0, l’Europe contre-attaque » vous me répondiez : «… que le budget consacré à ce service s’est élevé à 1,1 million d’euros en 2018 et à 3 millions en 2019 (pour le moment, pas d’indication pour 2020). »
        Alors cette « task force etc » «réellement conçue en regard de la désinformation liée au coronavirus»?Ou pour en revenir à ce que j’écrivais un peu plus haut à propos d’une autre époque, une officine susceptible de contrer l’influence communiste et aujourd’hui nationaliste ?

  14. Finalement toutes les bonnes nouvelles concernant l’Europe et l’écologie n’étaient que de la poudre aux yeux… Ceux qui ont le pouvoir ne voient et donc ne comprennent rien, aveuglés qu’ils sont par leur milliards ils ne songent qu’à une seule chose: en avoir plus. On sait ce qu’a couté son aveuglement à l’aristocratie française au 18éme. Poussant le peuple à bout, je crains qu’on en arrive aux mêmes méthodes pour se débarrasser de ces ‘fous’ qui gouvernent ce monde et de leurs sbires, les lobbyistes.

    1. Et on peut rajouter que l’argent n’aveugle pas seulement celles et ceux qui jonglent avec, il les rend également sourds ! Et avec eux une majorité de personnes qui leur ont donné, ou pas mandat de les représenter.

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