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Embarras à Ankara

La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a subi mardi un affront diplomatique lors de sa visite d’Etat en Turquie. Lors de la séance photo avec presse et drapeaux, elle arrive avec le Président turc Erdogan et le Président du Conseil Charles Michel devant… deux chaises. Ses deux compagnons s’assoient tranquillement, la laissant debout, les bras ballants. Après un « Hem… » non suivi d’effets, elle prend le parti de ne pas provoquer d’esclandre et part s’assoir à l’écart dans un canapé.

Superbe symbole ! Les Européens venaient morigéner les Turcs sur le recul de l’Etat de droit et du droits des femmes, la seule femme de la pièce est privée de chaise. La gifle est publique et l’on se demande immédiatement pourquoi l’Union a choisi de se laisser marcher dessus aussi publiquement. Charles Michel aurait-il dû se relever ? Après l’humiliation infligée par Poutine en salle de presse à son Haut Représentant Josep Borrell, le moins que l’on puisse dire est que l’Europe n’affirme pas son statut de puissance. Clément Beaune appelle à une Europe qui s’affirme, alors que les chefs Européens étaient là selon lui « pour voir si la Turquie était, ou non, dans une démarche de désescalade, et ne pas céder sur le front« . Belle réussite.

Mais il semble que les choses soient largement pire et qu’Ankara ne soit pas le premier coupable de ce faux pas. Le porte-parole de la Commission a confirmé que les services du protocole de Charles Michel se sont rendu en amont à Ankara pour préparer la visite, et ont accepté cette mise en scène au motif que le rang protocolaire du Président du Conseil serait supérieur à celui de la Présidente de la Commission. Charles Michel lui-même a regretté sur Facebook que « En dépit d’une volonté manifeste de bien faire, l’interprétation stricte par les services turcs des règles protocolaires a produit une situation désolante », dédouanant ainsi la Turquie. Il confirme ainsi son rang et la normalité de principe de cet arrangement, certes regrettable. Sur le coup et à voir les images, la situation ne l’a manifestement pas choqué.

Ce raté exceptionnel apparaît donc comme le résultat d’une rivalité picrocholine entre les deux « têtes » de l’Union européenne, dont la plus élevée est parfaitement inconnue du grand public et a essentiellement un rôle de facilitateur de discussion entre les chefs d’Etat européens. Disons-le simplement, ce n’est pas ainsi que l’on construit une Europe souveraine.

Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site

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40 Commentaires

  1. Tout à fait d’accord avec cette analyse juste d’une situation désolante pour l’image de l’Union européenne face à la Turquie !

    1. Une buse, vous êtes gentil. Un goujat , un plouc oui ……..qu’elle honte. A sa place , avec le sourire bien en face des caméras et des photographes j’aurai tourné le dos à ces deux zozos à charge , aux services diplomatiques de réparer la chose. Erdogan est certes un « rusto » et il n’y a qu’un langage clair qu’il comprenne. A priori c’est pareil pour Charles Michel.

        1. Exactement, ça aurait fait encore plus de bruit mais pour tout le monde au bénéfice de l’Europe !
          Erdogan se croit revenu en plein Moyen-Âge

  2. C’est à en pleurer! Qui a déclaré que le Président du Conseil européen était « au-dessus » de la Présidente de la Commission? Monsieur Michel nous fait honte ; il n’a pas seulement humilié Mme Ursula bon der Leyen qui a tout notre respect, mais toute l’Europe. Il devrait démissionner.

  3. Quelques jours après avoir annoncé qu’elle allait dénoncer la Convention d’Istanbul (!) sur la protection des femmes victimes de violence, la Turquie humilie publiquement la représentante de l’Europe, présidente de la Commission, sous les yeux de ce benêt inutile et incompétent qu’a toujours été le goujat Charles Michel. C’est l’Europe toute entière qui a été humiliée.
    Généralement, on est toujours trop faible avec les dictateurs qui font régner la même peur dans les relations internationales que dans leur pays. Erdogan joue sur plusieurs chantages à la fois: l’OTAN, Chypre, les migrants, la Lybie, la Syrie, les Kurdes… et nous laissons faire.

  4. A la place d’Ursula von der Leyen je quittais cette réunion – laquelle je précise, était destinée à fustiger Erdogan sur le recul de l’Etat de droit et du droits des femmes en Turquie, la seule femme de la pièce est privée de chaise. La gifle est publique et délibérée dans le chef d’Erdogan; Ch Michel est bien le « plouc » arriviste.

  5. Preuve que les hommes politiques européens n’ont pas fait leur l’égalité avec les femmes…. Charles Michel aurait dû se lever et Ursula van der Leyen sortir! Humiliant! D accord: l’Europe doit s affirmer.

    1. S’affirmer sous peine de disparaître. Je suis de plus en plus fâchée avec l’Europe pour de multiples raisons, moi qui suis française, mariée (en Suède)avec un Portugais, résidant actuellement au Portugal, j’ai cru longtemps en une Europe sociale et écologiquement en pointe, une Europe forte, ne craignant pas les tigres (souvent de papier) et sachant choisir dans le « progrès « , ce qui est efficace, bon pour les humains et la vie, les animaux et les plantes, devenant le modèle à suivre pour le reste du monde.

  6. Tiens, tiens, on dirait que vous découvrez Charles Michel, libéral pur jus dont le gouvernement belge dont il était le 1er ministre a été l’auteur des pires reculs sociaux que la Belgique ait connus depuis la 2ème guerre mondiale. Encore un petit effort « Sauvons l’Europe », vous deviendrez bientôt réellement progressiste (ceci n’est ni une pipe ni un poisson d’avril).

  7. Un titre digne d’un roman de Ian Flemming ! Louis Michel a été en dessous de tout et il a légitimé la politique d’Erdogan dont le pays est sorti de la convention d’Istambul (sic) en quelques minutes vis à vis de l’opinion turque. Les amis frères musulmans de Mr Erdogan ont du bien se marrer………. Plus que jamais Sauvons l’Europe !

  8. Si le ¨Président du Conseil était porteur de l’galité Femme- Homme en Europe, il serait resété debout avec La Présidenteen attendant la suite devant les photos!!
    mais il n’attend rien, il a/est tout !!!

    1. Je pense que l’égalité Femme-Homme n’a rien à voir avec ce camouflet! Simplement un manque de galanterie de M. MICHEL et surtout une grave erreur de protocole! S’il n’y avait que 2 chaises les 2 représentants de l’Europe devaient rester debout et si Erdogan restait assis se retirer.
      Quel document public décide qu’en matière de protocole le président du conseil prime sur le président de la commission? E
      t question plus grave en cas de désaccord qui tranche?

  9. Les droits de la femme en pays musulman? Ouaf, Ni le crétin Michel ni Ursula n’ont lu le coran alors voilà une réunion bien inutile de plus. Il y a peut-être quelques problèmes plus graves tel que l’antagonisme séculaire avec la Grèce, la volonté d’envahir tout Chypre, l’instrumentation des Loups Gris en France et en Belgique etc… Le problème numéro un est de virer la Turquie de l’Otan mais …Attendons que Poutine règle le problème comme d’habitude avec des moyens plus musclés que ceux du minuscule Michel ..

  10. Je ne suis pas d’accord avec la majorité des commentaires. Mme Van der Leyen s’est comportée en « homme d’état » (pardon pour ce mot) alors que ces deux bonshommes se sont contentés d’avoir fait une bonne blague. Je me félicite que Mme Van der Leyen ait choisi de s’asseoir sur son honneur personnel au profit de son rôle politique. Et cette bévue machiste marquera l’histoire, alors que les trois fauteuils seraient aussitôt tombés dans l’oubli

    1. Ce n’est pas « une bévue machiste ». C’est la légitimation de la politique d’Erdogan face à l’Union européenne. C’est également une grave erreur des services du protocole de l’UE qui devaient connaitre les « plans » des services d’Erdogan.

  11. Jusqu’à quand acceptera-t-on de se faire cracher dessus par Erdogan?
    Je ressens l’affront fait à Ursula von der Leyen comme un affront personnel, ne peux l’admettre et ne l’oublierai pas..
    Quant à Michel, c’est un plouc
    Jean-Pierre Guth
    EUROPE AVENIR

  12. Déjà, dans la « courtoisie » européenne Charles Michel aurait du avancer sa chaise vers Mme Van Der Leyen!!!! Quelle ignominie, quelle bassesse d’esprit de Charles Michel!!! Je croyais, bêtement, qu’un président devait être irréprochable, bref, montrer l’exemple!!!!!

  13. les 2 hommes sont des goujats et le plus choquant est de fait l’attitude de Mr Michel . il mérite desaprobation , et même sanction de l’union européenne . Comme femme et citoyenne , je me sens humiliée par cette attitude et j’aimerais exprimer à Mme Van der Leyen ma solidarité et mon soutien . Plus: ça ne doit plus jamais se reproduire ; Sauvons l Europe doit faire part à nos dirigeants européens de notre colère !

  14. L’image de M. Michel qui s’assoit sur la galanterie, la courtoisie et la parité en même temps est lamentable. Comme quoi, nous sommes dans une Europe présidée par un bouffon belge ! Que reste-il à sauver quand il n’y a même plus l’honneur ?
    Sauvons l’Europe de la médiocrité.

  15. Les chaises musicales résonneraient-elles avec des accents empruntés à la « Marche turque » ? Le triste spectacle offert par l’ « incident », largement relayé par les caméras, tendrait en tout cas à accréditer l’idée que le nouvel Empire ottoman ne s’accommoderait guère d’un féminin du genre (si l’on peut dire) « otto-woman ».

    Reste, plus froidement, la question tout aussi pernicieuse de la préséance protocolaire si, en parcourant les traités, on se place du point de vue non « genré » des attributions conférées aux responsables des différentes institutions de l’UE. Ainsi (et pardon pour mon approche digne d’un notaire):

    – dans l’énumération des institutions, l’article 13 § 1 du traité sur l’Union européenne (TUE) place en tête le Parlement européen, suivi du Conseil européen (au niveau des chefs d’Etat ou de gouvernement), puis du Conseil (niveau ministériel) et, en quatrième position, la Commission européenne;

    – aux termes de l’article 15 § 2 TUE, le (en l’occurrence, la) président de la Commission est néanmoins membre de droit du Conseil européen, au même titre que les plus hauts responsables des Etats membres;

    – de même, le « haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (ouf !) , qui préside le Conseil lorsque celui-ci réunit les ministres des affaires étrangères des 27 (article 18 § 3 TUE), est en même temps l’un des vice-présidents de la Commission (article 18 § 4 TUE), magnifique « hybridité » !: à ce titre de haut représentant, il est nommé par le Conseil européen avec l’accord du président de la Commission (article 18 § 1 TUE);

    – par ailleurs, on n’oubliera pas qu’aux termes de l’article 17 § 4 TUE l’investiture du président de la Commission relève elle-même d’une action combinée du Conseil européen (proposition de candidature) et du Parlement européen (élection proprement dite du ou de la titulaire).

    Comme on l’aura constaté, le puzzle serait plus approprié que le damier pour dessiner le champ du jeu institutionnel.

    Si l’on s’attarde un instant sur les compétences en matière de relations extérieures, qui se trouvent au coeur de l’embrouillamini d’Ankara, le jeu n’en est pas moins tout aussi « subtil »:

    – l’article 13 § 2 TUE pose le principe que chaque institution agit dans les limites des attributions qui lui sont conférées dans les traités;

    – l’article 15 § 6 TUE précise que le président du Conseil européen assure à son niveau et en sa qualité, la représentation extérieure de l’Union pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune… tout en en ajoutant: « sans préjudice des attributions du haut représentant »;

    – l’article 16 § 6 TUE confie au Conseil des affaires étrangères (donc, la formation présidée par le haut représentant – cf. plus haut) la tâche « d’élaborer l’action extérieure de l’Union selon les lignes stratégiques fixées par le Conseil européen » et « d’assurer la cohérence de l’action de l’Union »;

    – l’article 18 § 4 TUE revient à la charge en invitant le haut représentant à veiller à la cohérence de l’action de l’Union;

    – l’article 21 § 3 TUE semble destiné à réaliser une certaine synthèse en précisant que le Conseil et la Commission, assistés par le haut représentant, assurent la cohérence entre les différents domaines de l’action extérieure ainsi qu’entre ceux-ci et les autres politiques de l’Union.

    Un recours aussi appuyé – sinon redondant – au souci de « cohérence » atteste pour le moins à quel point les négociateurs du traité sur l’Union européenne éprouvaient le besoin de se rassurer dans un domaine où le cheminement n’exclut pas de marcher sur des oeufs. De là à bien percevoir qu’il est difficile de faire une omelette sans les casser…

    Reste la question très subjective de l’ « équation personnelle » – comme aurait dit le Général – de l’actuel président du Conseil européen, élu pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. Le cours du mandat de Charles Michel se trouve actuellement à un peu moins d’un an et demi.

    Une observation attentive de son action tendrait à accréditer l’idée de la montée en puissance dont il souhaite doter – voire doper – sa fonction dans le domaine des relations extérieures. Et il semblerait que les déconvenues récemment éprouvées à Moscou par Josep Borrell, présentement « haut représentant », ait pu lui faciliter la tâche. D’où l empressement de Charles Michel à occuper, par exemple, le créneau en s’investissant personnellement, à l’occasion d’une visite à Tbilissi, dans une médiation entre gouvernement et opposition en Géorgie. Cela dit, l’échec de la mission de son représentant personnel pour la concrétisation de ces bons offices conduit à quelques interrogations…

    On n’oubliera pas, au demeurant, que Charles Michel est le fils de Louis Michel, une grosse pointure de la politique belge qui s’est révélé d’une grande efficacité lorsqu’il a occupé le poste de commissaire européen à la coopération au développement. Osera-t-on alors se poser la question de savoir si la subtilité politique est héréditaire ? En tout état de cause, l’incident d’Ankara tendrait à montrer que convoiter un fauteuil (délibérément ?) absent ne peut être assimilée à une quelconque « promotion canapé »…

    1. Vous êtes Gérard Vernier un redoutable avocat de la défense Européenne. Explications nettes claires et précises de la situation que certaines personnes analysent rapidement et , moi le premier. Merci .
      Néanmoins, pour ce que j’en sais, dans les coulisses de ce type de voyage officiel il y a des acteurs qui préparent ces visites, et je pense que le représentant de la l’Union Européenne à Ankara ne doit pas avoir l’esprit tranquille en ce moment.

      1. Bravo à Gérard Vernier. Quant aux erreurs manifestes du représentant de l’Union européenne à Ankara, je note qu’il s’agit d’un diplomate allemand proche d’Angela Merckel et donc D’Ursula von der Leyen. Quand je lis ce qui s’écrit sur la gestion très nationaliste de cette dernière et la confiance qu’elle accorderait de façon unilatérale à l’égard de ses compatriotes, je me dis que cet incident pourrait lui servir de leçon et lui apporter la démonstration que l’Union européenne repose sur l’action commune de ses 28 Etats membres et pas uniquement sur ces seuls « amis-compatriotes ».

      2. Merci à vous pour cette observation, dont je peux soupçonner qu’elle émane d’un fin connaisseur des institutions… ce qui semble être aussi le cas de Georges-Marc André.

        Cela dit, s’il m’arrive de jouer les avocats de la défense lorsque, par méconnaissance des réalités de l’UE, des contre-vérités à charge, fondées sur la rumeur davantage que sur l’observation, déferlent sur les réseaux prétendument « sociaux », les explications fournies dans mon commentaire relèveraient plutôt de la mission d’un juge d’instruction soucieux de clarifier les données d’un dossier complexe. Du moins était-ce l’intention à la base d’un développement dont la longueur a pu en dissuader certains d’entreprendre la lecture.

        1. Très bien pour le développement très «techniciste» mais ça c’est à froid ! A chaud, c.-à-d. humainement on constate simplement le comportement idiot* d’un Pdt devant un dictateur. Comme d’autres en d’autres temps ont pu en avoir…De plus le fait que M. Juncker ait pu s’asseoir lors d’un précédent, ce qui a été refusé à Mme Von der Leyen, n’arrange pas les choses vues de l’extérieur.
          * Sans sens, ni valeurs ce qui est plutôt un mauvais signal de la part d’un Pdt censé représenter l’UE.

          1. Disons plutôt « pédagogique » que « techniciste ».
            Quant à la température de la réaction, il semblerait que vous n’ayez pas prêté suffisamment d’attention au dernier paragraphe, pas spécialement tiède, au sujet de l’ « équation personnelle » du président du Conseil européen.

  16. Ni l’égalité des genres, ni la courtoisie/galanterie européenne ne sont de mise dans cette pitoyable et nouvelle démonstration du mépris affiché par Erdogan à l’égard de l’UE et de ses représentants, dans ce cas la Présidente de la Commission.
    Cette réunion était destinée à fustiger Erdogan sur le recul de l’Etat de droit et du droits des femmes en Turquie, la seule femme de la pièce est privée de chaise !!! Pour moi c’est parlant.
    La gifle est publique et délibérée dans le chef d’Erdogan; Ch Michel est bien le « plouc » dont les « lamentations » sur Tweeter se plaignant des commentaires désobligeants de ses collègues belges à son égard sont pItoyables !!!!
    Voyez des photos de précédents sommets/réunions en Turquie entre les Président de la Commission J-C Juncker, Président du Conseil européen Donald Tusk et Erdogan…où dans tous les cas, Ankara et Antalya, les 3 chaises sont alignées de front sur le même plan. Il s’agit aussi d’un grave manquement des services de protocole de l’UE.

  17. Avec tout le respect que nous pouvons avoir à l’égard de la Présidente de la Commission, nous devons admettre que le Président du Conseil représente les Chefs d’Etats et de Gouvernements européens tandis que la Présidente de la Commission est à la tête de l’exécutif. L’un représente donc les Chefs d’Etats et l’autre se place au niveau des Premiers Ministres. Je ne doute pas que les autorités turques ont joué ce point à leur avantage. Je pense également que Charles Michel a possiblement manqué de réflexe. Il n’empêche que, au grand plaisir des autorités turques, on monte ici en exergue une affaire qui n’en est pas une. Voilà où ces Institutions que je soutiendrai toujours, sont occupées à rater le coche. Dans le contexte « COVID » où la Commission est fortement critiquée, même si c’est essentiellement à tort, un tel épisode ne fait que jeter de l’huile sur un feu que personne n’aurait dû allumer.

  18. C. Michel, quelle honte, attitude inadmissible, qui affaiblit encore plus la représentation de l’Europe, qui plus est auprès d’un autocrate puissant et un macho mysogine qui piétine de plus en plus le droit des femmes Turques

  19. Vous faites manifestement erreur. La visite a été organisée avec les autorités turques par l’Ambassadeur de l’Union européenne en Turquie qui est un diplomate allemand proche de Mme Merkel et donc d’Ursula von der Leyen. La faute ne revient pas au Président du Conseil qui représente les Chefs d’Etats et Chef de Gouvernements européens, mais à celui, un de ses proches, qui n’a pas cadré les choses avant que l’incident ne survienne.

    1. 1°) SVP, sortez et voyez les photos des 2 sommets EU/Turquie précédents, l’un à Ankara, l’autre à Antalya: les parties présentes étaient : ERDOGAN, le Président du Conseil Donald Tusk, le Président de la Commission européenne J-C Juncker tous trois assis sur 3 sièges alignés de front sur le même plan…..mais dans ce double cas: ce sont 3 hommes !!!
      2°) Le Conseil européen a un service du protocole -qui était sur place 1 semaine avant la date de ce sommet – Même si l’Ambassadeur de l’UE était informé et présent lors de ces préparations, c’est le service du protocole du Conseil qui donne le ton.

  20. Suite au post précédent :
    1°) Les préséances étaient évidemment identiques lors des sommets précédents, dont question ci-dessus.
    2°) Rappel : le thème de ce sommet :Cette réunion était destinée à fustiger Erdogan sur le recul de l’Etat de droit et du droits des femmes en Turquie, la seule femme de la pièce est privée de chaise !!!

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