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Asselineau contre les ninjas nazis

Ceux qui suivent François Asselineau connaissent un serial-conférencier, aussi omniprésent sur les sujets européens qu’inexistant dans les urnes. Une magnifique vidéo d’Aude Favre, journaliste qui s’est penchée sur ses dires, nous donne l’occasion d’examiner un brin de sa fibre complotiste. Car Asselineau voit des nazis partout !

Saviez-vous par exemple, que le premier président de la Commission européenne, Walter Hallstein, était un haut dignitaire nazi ? Et qu’une fois désigné, il a mis en place le plan européen qu’il avait écrit à la demande d’Hitler soi-même ? Avant d’entendre Asselineau, j’avoue que je ne le savais pas.

C’est une révélation massive qui nous est ici assénée ! Mais laissons Aude Favre mener son enquête rigolarde :

Il en ressort donc que Walter Hallstein est un nazi parce que :

  • il était allemand
  • il a adhéré aux associations professionnelles obligatoires du régime nazi
  • il a participé à un colloque de droit privé à Rome en 1938
  • ce colloque intervient juste après un voyage d’Hitler en Italie et en présence du Président des juristes nazis, donc il a nécessairement une signification particulière, par exemple l’écriture d’un plan germano-italien de gouvernement européen dont personne n’a jamais entendu parler par ailleurs
  • il a été enrôlé dans l’armée allemande et fait prisonnier par l’armée américaine

C’est peut être un peu rapide. En sens inverse, on peut noter que :

  • Walter Hallstein n’a pas adhéré au parti nazi
  • il n’apparaît dans aucune recension des cadres nazis
  • il a évité de se rendre aux conférences obligatoires de propagande nazie
  • le parti nazi ne le jugeait pas comme un élément fiable
  • les associations étudiantes nazies le considéraient comme non nazi, et professant des opinions contraires au régime
  • ses promotions lui ont par conséquent été refusées par le régime

On peut simplement dire qu’il n’a pas fait partie de la résistance. C’est un peu léger pour sauter de là à un dignitaire nazi ayant créé le plan nazi de domination d’une Europe nazie.

Mais croyez-vous que vous en avez fini avec les nazis ? Que nenni ! Avez-vous entendu parler des euro-régions ? Non ? Décidément vous ne suivez pas assidûment François Asselineau, ou pour ceux qui aiment lire, vous avez raté à l’époque le classique de Pierre Hillard. Sachez-le, l’Allemagne depuis Bismarck cherche à briser l’unité nationale des pays qui l’entourent en s’appuyant sur les particularismes régionaux. Mais ce sont les nazis qui en ont fait une politique industrielle, par exemple avec la crise des Sudètes. Or les mouvements régionalistes français sont à l’origine d’extrême-droite, ce qu’il faudrait nuancer quoique le cas soit très clair pour la Bretagne. Et l’échelon administratif des régions a été recréé par Pétain !

Et donc la décentralisation régionale est un instrument de la politique nazie, les langues régionales sont un instrument de la politique nazie, l’Union européenne qui les promeut applique un plan nazi et nos gouvernants qui le mettent en œuvre se soumettent à un plan nazi. Là encore, il y a peut être un léger saut dans le raisonnement, mais la licence poétique permet de voir des ninja nazis cachés derrière les rideaux de la décentralisation et ça c’est sympa. Si vous voulez bénéficier d’une heure de ratiocination hallucinée sur ce thème, nous vous la fournissons ci-dessous :

Notez bien que le plan nazi des eurorégions n’est pas le plan nazi de Walter Hallstein. C’est non pas un, mais deux plans nazis pour le prix d’un, Madame ! Ou trois peut être.

Car l’Union européenne est d’abord une création de la CIA. Oui, Madame ! Les Etat-Unis ont pour objectif depuis leur création de s’inféoder leurs pays voisins via des stratégies commerciales. François Asselineau appuie lourdement sa démonstration sur l’existence d’agents d’influence au Canada il y a 200 ans pour y parvenir, et on peut d’ailleurs en mesurer aujourd’hui le succès là-bas. Ce plan a été repris par la CIA pour l’appliquer à l’Europe, afin d’en faire un vassal dans la lutte contre la Russie. Les plus avisés auront déjà repéré que ce plan est incompatible avec celui des eurorégions, qui vise au contraire à affaiblir les Etats européens en les divisant. Mais ils se demanderont : où sont les nazis ?

Eh bien ! Pour asseoir la lutte anti-communiste, la CIA a recyclé toute l’extrême-droite européenne. Les nazis, les fascistes, les pétainistes, dont ils deviennent ainsi un instrument, car qui utilise qui ? Ce processus est très bien documenté par le film Captain America 2, que je conseille à tous les amateurs d’histoire. Pour la France, sont ainsi jetés dans le sac Monnet, agent américain – ce qui revient à dire qu’il a fait la guerre du bon côté – et Schuman, pétainiste comme tout le monde en 40, puis emprisonné deux ans par les nazis mais pas expédié en camp, donc nazi. Tous ces gens mettent bien sûr en place les plans nazis en construisant l’Europe.

Trois complots nazis pour l’Europe, donc, et j’arrête le compte. En soi ce n’est pas absurde : le régime nazi n’était pas un monolithe mais un maelström de factions rivales et corrompues. Nous pouvons donc avoir le complot des SA, encore que ce ne sont pas les intellos de la bande, celui des SS, celui des adorateurs de Thor, celui des descendants guatémaltèques du Reich de mille ans et celui de l’association des juristes nazis de Bavière du Sud. A ce compte, le Brexit trouve son origine avec le fils anglais caché de Rudolph Heiss.

Mais pourtant, c’est bien évidemment absurde : pourquoi donc l’ensemble des hommes politiques d’Europe de l’Ouest, rescapée de la barbarie nazie, seraient-ils allés se jeter de concert dans des plans nazis concurrents et concomitants en construisant l’Europe ? Bien évidemment, une construction pacifiste, gardienne de la démocratie et des droits de l’homme, fait un drôle de plan nazi. Peut-être ne les ont-ils pas reconnus de prime abord sous ce visage trompeur ? Et ceci continuerait depuis un gros demi-siècle, à travers des générations successives ?

On peut en rire, et c’est même la réaction de rigueur. Mais on ne peut pas l’ignorer. L’UPR de François Asselineau joue un rôle d’incubateur, et les germes de complotite se diffusent bien au-delà de son cercle de croyants dévoués qui répondent pour plus de 700.000 euros à son appel aux dons. Nous voyons ainsi ces thèses reprises telles quelles dans le dernier ouvrage de Philippe de Villiers, compagnon d’Asselineau aux belles années du RPF. Hallstein, CIA, Schuman, tout y passe. Un livre choc pour Fayard, « J’accuse ! » pour le Figaro. « Je recycle » serait sans doute plus exact, dans un salmigondis d’historiettes version Puy du Fou. Ces constructions un peu foldingues participent de la dégradation générale de la confiance publique. Les gens qui y sont exposés n’y croient pas franchement, mais ils en retirent la sensation globale que les dessous de l’histoire ne sont pas très propres.

Or il est impossible de combattre efficacement ces impressions si l’on ne s’attaque pas à leur racine. La légende noire développée par Asselineau et ses pairs n’a aucun sens mais fait miroir avec une certaine légende dorée des saints européens, volontiers contée par les thuriféraires de la construction européenne pour lesquels quelques individus d’exception porteurs de valeurs supérieures ont su, en dépit de tout, infléchir le cours des événements vers l’aventure sublime de l’Union. Là encore, la question se pose : pourquoi diable les hommes politiques d’Europe, de partis rivaux, auraient-ils consenti pendant si longtemps à quelque chose qui se ferait ainsi dans leur dos ? Dans une certaine mesure, cette autre version de l’histoire européenne mobilise finalement le même fondement complotiste, dans une lumière héroïque. Pour affronter la théorie du complot, il faut être factuel, mais surtout il faut faire appel à d’autres valeurs qui soient acceptables par les tenants de ces théories.

En réalité, les choses sont beaucoup plus prosaïques. L’Europe existe parce qu’elle fait globalement consensus, depuis cinquante ans, pour la majorité des hommes politiques et des citoyens européens. Et au-delà de la grande idée de la paix, ce consensus tient sur l’idée très simple que l’Union fait la force. La France ne s’est véritablement jetée dans l’aventure européenne qu’après l’humiliation de Suez en 56, escapade coloniale qui s’est achevée lorsque les Etats-Unis ont menacé de sanctions économiques. L’illusion d’une France encore puissance mondiale, ou simplement autonome, s’est évanouie. Les Anglais ont accepté leur statut de vassaux et se sont fondus dans leur rôle de meilleur allié des Américains. Les Français ont construit l’Europe pour être capables d’être collectivement indépendants de l’Amérique. Et de fait, la seule puissance mondiale qui ait été aujourd’hui capable de refuser un accord commercial avec les USA est l’Europe. Le Brexit montre au contraire que les Britanniques sont incapables de dire non aux USA, en dehors du parapluie européen.

La colle qui fait tenir l’Europe, c’est ça, tout bêtement. Et si cette construction de bric et de broc peine à faire émerger une véritable démocratie, ce n’est pas par complot techno mais tout simplement parce que les hommes politiques nationaux se battent de toutes leurs forces pour conserver leur pouvoir national et n’avoir que des factotums comme interlocuteurs, plutôt que d’autres politiques démocratiquement investis. Il n’y a pas de ninja nazi derrière les rideaux.

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Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site

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53 Commentaires

  1. Bonjour à toutes et tous : merci de cet envoi très intelligent……sur un sujet dangereux, mais traité avec un peu d’humour…..et ça fait du bien !!! Les complotistes et négationnistes de tous poils ne font que véhiculer des thèses absurdes……et leur cheminement « intellectuel » a été maintes fois démonté !!! Merci et Cordialement. Marc Domec m.domec@orange.fr

    1. Merci Arthur pour cet article et aussi d’avoir relayé sur Sauvons l’Europe le message de la Fondation Jean Monnet. J’ai été scandalisée de lire dans le Figaro (trouvé dans un hotel) un article d’Yvan Riouffol reprenant les thèses de P. de Villiers. C’est lamentable que cela se diffuse ainsi par la presse à grand tirage, avec des amalgames et des contre- vérités sur l’école de formation des cadres d’Uriage, qui a été aussi le creuset de la formation de nombre de résistants.
      Nicole Fondeneige

  2. article un peu long et plaidoyer en réponse.
    Les complots, comme les rumeurs, sont fondé sur des bouts de vrai sur lesquels le complotiste bâtit sa manipulation.

    Le rationnel n’a jamais vaincu l’irrationnel

    1. Sauf qu’en l’occurrence c’est beaucoup de bouts de faux.

      Mais sur le fond nous sommes d’accord, et c’est pourquoi à la fin de l’article j’ébauche un narratif plus solide sur les raisons réelles de l’existence de l’UE, au delà des myriades de marraines fantasmées ou bien réelle qui se sont penchées sur le berceau.

  3. De villiers vient de publier un bouquin qui reprend les mêmes fables (entendu ce matin sur france inter ) et ajoute que Robert Schuman lorrain et père de l’Europe portait l’uniforme allemand pendant la première guerre mondiale la lorraine étant occupée par l’Allemagne
    Plus le cas monet payé par la CIA!

    1. La Lorraine était plus qu’occupée, elle était allemande depuis 1871 pour la partie qu’habitait Schuman. Jusqu’en 1918, il était allemand, donc oui il a fait la guerre côté allemand.

  4. C’est bien beau de ridiculiser Asselineau sur ce point, mais je ne crois pas que l’ensemble de son travail se résume à dire qu’Hallstein est un nazi. Qu’il est exagéré son propos, c’est possible, mais chercher a defendre a tout prix l’integrité de cet homme, qui quoiqu’on en dise, à tout de même collaborer avec le régime nazi, me pose question. Que cherchez-vous à exprimer derrière cela ? Je crois qu’au lieu de faire du sarcasme sur un détail assez insignifiant en réalité, il serait plus judicieux de se poser des questions de fond sur ce qu’est réellement l’Union Européenne. C’est à dire une entité supranationale. non démocratique, qui impose une politique ultra libérale, prônant une compétitivité extrême entre ses membres, au bénéfice des riches industriels et des lobbys, et au détriment des intérêts des peuples. À l’heure ou les enjeux écologiques et sociaux sont incontournables, il convient de se poser des questions sérieuses sur la nature réelle de cette construction, qui s’avère être à bout de souffle. Le débat sur l’appartenance ou non à l’UE doit être amené sur la place publique, que vous le vouliez ou non. Et pour cela, on peut remercier l’UPR de se battre pour qu’il puisse avoir lieu. Bien à vous.

    1. Je m’excuse par avance pour les quelques fautes, je ne me trouvais pas dans des conditions optimales lorsque j’ai écris ce message. Comptant sur votre indulgence. Bien à vous.

      1. Bonjour,

        Nous ne cherchons pas à défendre l’intégrité de Hallstein, un Allemand qui a fait ce qu’il a pu pour vivre dans l’Allemagne nazie sans héroïsme particulier. Dans un état totalitaire, il est un peu difficile d’exister sans « collaborer » avec le régime, même quand on est doyen d’une université de province.

        Asselineau prétend, non pas seulement qu’Hallstein était nazi, mais que toute la construction européenne est un complot nazi et d’extrême-droite. Et il le dit à longueur de conférences, de manière répétée. C’est également la trame du livre de De Villiers, donc il ne s’agit pas de détails secondaires.

        Or c’est absurde. L’UE est d’abord une instance de coordination des chefs de gouvernement européens, et fondamentalement le pouvoir est là. La Commission n’est pas un pouvoir dictatorial, elle n’est pas non démocratique (les chefs de gouvernement sont élus au suffrage universel, ainsi que le président de la Commission), et elle met en place les politiques auxquelles les gouvernements acquiescent (cf ce qui s’est passé sur l’immigration). Quant au caractère néolibéral, faudrait aussi se calmer un peu. Allez lire pour de vrai les orientations de la Commission, pays par pays, vous risquez d’être un peu surpris.

        1. Je ne suis pas expert, bien qu’ayant une Licence d’Histoire, mais il me semble qu’il y ait des preuves comme quoi l,’Allemagne nazie souhaitait poser les bases d’une construction européenne fasciste. Walter Hallstein ayant collaboré avec le régime, il est fort probable qu’il ait travaillé sur cette idée, si tant est que rien de concret ne soit sorti officiellement. Je trouve donc un peu étonnant qu’on ait confié à cet homme les clé pour la construction européenne, une fois la seconde guerre mondiale terminée. Contrairement à ce que vous affirmez, il y a eu des résistants en Allemagne, notamment au niveau des élites, ce qui prouve donc qu’il y’avait d’autres alternatives que la collaboration. Vous serez d’accord avec moi pour dire qu’il aurait été plus judicieux de confier cette tâche à des personnalité ayant fait acte de résistance pour crédibiliser la construction européenne. De plus, si Asselineau émet effectivement une accusation assez rapide, cela ne veut pas dire qu’il a totalement tort. Car de sérieux doutes subsistent sur l’idéologie de cette personne, ce qui mérite que l’on s’y intéresse. Il me semble que dans le livre de Mathias Schonwald, on voit l’image de la carte du NSDAP de Walter Hallstein. Aude Favre affirme que ce pourrait être une carte de piscine, or c’est écrit NSDAP dans la légende, ce qui est plutôt étrange… Je n’ai pas lu le livre de Philippe De Villiers, mais il me semble qu’il apporte des preuves issues des archives déclassifiées. D’ailleurs, j’ai cru comprendre qu’Asselineau allait lui aussi préparer un dossier assez solide pour prouver ses dires.

        2. Je réponds à présent à votre paragraphe sur les institutions européennes. Vous contrez mon argument disant que l’UE est non démocratique en affirmant d’abord que les chefs de gouvernements sont élus au suffrage universel. Or, vous faites un raccourci un peu osé, car si ces individus sont bel et bien élus, ils le sont en tant que chefs d’État et de gouvernements nationaux, et non en tant que membres du conseil européen ou du conseil de l’Union Européenne. La nuance n’est pas à négliger. Il n’y a pas d’élections d’organisées pour ces institutions. Quant au président de la commission, s’il est effectivement élu par le Parlement européen, après nomination par le conseil européen, il ne l’est pas par les citoyens. La seule institution qui est composée de gens élus est le Parlement européen, mais celui-ci n’a, en réalité, aucun pouvoir politique. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les récents propos de Valéry Giscard d’Estaing sur Europe 1, qui affirme que son rôle n’est que de vérifier la conformité des textes proposés par la commission avec les traités européens. Qui de plus légitime pour parler du parlement que Giscard d’Estaing qui en est l’un de ses créateurs ? La politique européenne s’applique donc par les traités et par les grandes orientations de politiques économiques, qui sont élaborés par des technocrates non élus, qui se chargent de l’imposer aux États membres, sous peine de grosses amendes en cas de refus. Niveau démocratie, on a vu mieux, vous en conviendrez. C’est avec joie que j’accepte votre invitation à lire les textes de l’Union Européenne, ce que je fais depuis quelques temps maintenant. C’est en s’informant directement à la source que l’on comprend l’ampleur du problème. Par exemple, c’est en faisant cette démarche que l’on peut remarquer que les mesures de suppression des services publics et des aides sociales en France, sont en fait imposées par l’UE par exemple… Des mesures absolument contraires aux intérêts des citoyens, et qui ne pourraient donc pas être appliquées dans un système réellement démocratique. Finalement, je ne pense donc pas avoir exagéré en tenant les propos que j’ai tenu, puisqu’ils sont en fait très proches de la vérité.

          1. Merci du caractère apaisé de la discussion, ce n’est pas toujours le cas.
            1. Hallstein était doyen de la fac de Rostock (1.700 étudiants en 1930), pas vraiment une personnalité clé du régime… Il est donc parfaitement invraisemblable qu’il ait été appelé à travailler sur un plan européen nazi, sauf à apporter des preuves contraires.
            2. Le système nazi pour l’Europe était bien connu: des colonies. Au mieux, il y’aurait eu une assemblée de l’empire mais vu l’amour du Régime pour les assemblées, sans doute pas. L’UE est techniquement aux antipodes de la pensée constitutionnelle nazi qui est intégralement hiérarchique. Et surtout pas un fédéralisme entre pairs tel que Hallstein le défendait.
            3. L’UE est une construction de plusieurs générations sur plusieurs pays, Hallstein n’est qu’un parmi tant d’autres…
            4. Sur la démocratie: oui nous sommes d’accord sur l’intergouvernemental, mais à nuancer tout de même. On pourrait en dire autant sur la politique internationale. Quand au Président de la Commission, il est bien le candidat du parti ayant gagné les élections. Juncker a conduit les listes du PPE, et les chefs d’Etat et de gouvernement ont entériné sa victoire électorale.
            5. Je veux bien vos sources sur l’obligation européenne faite à la France de supprimer ses services publics et ses allocations sociales ??? Et là encore à relativiser: ça fait plus de 15 ans que nous sommes au-delà des 3% de déficit, donc le pouvoir dictatorial de l’UE a l’air un peu limité quand même…

          2. Si l’on prend en considération l’évolution de sa carrière sous le régime nazi, il est tout de même difficile de croire que Walter Hallstein ait été fermement opposé à cette idéologie, tant le contrôle des idées était important à cette époque, et les opposants écartés. Au pire, il était un nazi convaincu, au mieux un collaborateur, ce qui fait que selon moi son profil ambigu n’était pas compatible avec l’idée d’une construction européenne sincère et honnête. De plus, je crois qu’Hallstein a également fait partie de la délégation de juristes qui s’est rendu en Italie en 1938, afin d’étudier la mise en place d’un cadre juridique pour la Nouvelle Europe. Pourquoi l’a t-on choisi comme juriste dans le cadre de la construction européenne ensuite, si ce n’est pas pour cette expérience précédente ? Le fait qu’il ait participé de près ou de loin à cela aurait du suffire pour l’écarter de ce projet selon moi.

            Bref, je pense que le cas de Walter Hallstein est un détail, ce n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est de parler de l’Europe qui s’est construite et que nous avons aujourd’hui. C’est de pouvoir s’interroger sur ses aspects non-démocratiques et ultra libéraux, qui font que nous allons droit dans le mur. L’ultra compétitivité et la productivité à outrance sont une tare et un non sens total, à l’heure où nous faisons face aux conséquences du réchauffement climatique par exemple. Nous ne pouvons mettre en place la politique de décroissance pourtant absolument nécessaire dans le cadre de l’Union Européenne, car cela est tout simplement contraire à ses fondements. De plus, les inégalités sociales ne cessent de s’accroître entre les pays membres. Regardez le cas de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal, de l’Italie et même de la France. Une étude allemande, reprise récemment par Le Figaro, montre que depuis l’instauration de l’euro, les pays du sud s’appauvrissent, tandis que l’Allemagne et les Pays-Bas s’enrichissent. Chaque Français aurait même perdu 56 000 € en moyenne, sur la période 1996-2017, si l’on se fie à cet article. C’est délirant et cela n’est pas tenable.

            En ce qui concerne la privatisation des services publiques et la suppression des aides sociales, tout cela est indiqué dans les Grandes Orientations de Politiques Économiques. Par exemple, les recommandations publiées par la commission en 2017, enjoignent la France à « réduire ses dépenses publiques », ou encore à « réduire significativement l’augmentation des dépenses de sécurité sociales ». Tout cela est en train de se confirmer sous le quinquennat d’Emmanuel Macron. On le voit actuellement avec la volonté de privatiser l’aéroport de Paris notamment. Inutile de préciser, qu’une fois encore, ce sont les citoyens qui sont perdants dans l’affaire.

            Je termine en répondant à vos dernières lignes ou je crois que vous pointez du doigt le fait que ces recommandations ne sont pas contraignantes et que la France peut passer outre si elle le souhaite. Ce qu’il faut comprendre, c’est que la France est un maillon essentiel de l’Union Européenne, si elle n’y trouve plus son compte et qu’elle souhaite sortir, le système s’écroule. C’est ce qui explique, à mon sens, la mansuétude de Bruxelles vis-à-vis de la France qui est pourtant hors des clous effectivement. Cela dit, le gouvernement Macron s’active pour faire de la France un meilleur élève, puisque sa politique vise à se mettre en conformité avec les exigences européennes, d’où la disparition de nos services publics, le délabrement des dispositifs d’aides sociales, etc…

    2. Les problèmes de l’Europe sont traités superficiellement, pour être efficaces ils doivent être traités en profondeur. L’Union de l’Europe existera lorsque l’Union des peuples se fera, hors pour se faire les peuples pour être unis doivent se comprendre et pour se comprendre il faut avoir une langue commune, pour faire l’Europe nous devons abolir la frontière des langues, nous économiserons 2 milliards de frais de traduction. Je propose par commencer à faire l’Union des Citoyens Européens Francophones, UCEF. (France, Belgique, Luxembourg, Suisse, Monaco). Si vous approuvé, envoyer OK à l’adresse « ucef5302@gmail.com » sont élargissement se ferra avec des nations qui acceptent de faire cet effort. Je recommande plutôt le Français que l’Anglais; Sans passer par cette étape l’Europe telle qu’elle est va se dissoudre lentement mais surement !

    3. Provisoirement, je ne souhaite pas entrer dans le débat, tout en déplorant la maladresse de M.Asselineau.

      Cela étant, il y a belle lurette que l’Europe supranationale a cédé la place à l’Europe intergouvernementale – effectivement, pas toujours démocratique, celle-là non plus. Faut-il, du reste, négliger le fait que les riches industriels et les lobbys que vous pointez du doigt agissent tout autant – sinon d’abord – au niveau national ? N’oubliez pas, au surplus, qu’en ayant instauré des règles déontologiques tout à fait transparentes pour les contacts de ses membres (voire de son personnel) avec des tiers, la Commission a pris quelques longueurs d’avance sur les Etats membres de l’UE.

      Quant à une construction à bout de souffle, c’est davantage à son surpoids – encore 27 Etats membres ! – qu’elle doit ses problèmes respiratoires. Comme pour les sportifs de haut niveau, une cure d’amaigrissement, opportunément esquissée avec le Brexit, serait la bienvenue. Une progression des politiques européennes au niveau d’un cercle plus restreint ne constituerait-elle pas, précisément, une manière élégante de « sortir de l’UE »… et retrouver, d’une certaine façon, la dynamique de la « Communauté » des premiers temps ? Bien plus, dans ce cas, je n’ai aucun doute sur le fait que la France, notamment en liaison avec le Benelux, pourrait jouer un rôle pionnier pour donner quelques impulsions à cette progression. C’est là où l’UPR se complaît malheureusement dans une fâcheuse illusion d’optique.

  5. Rien de plus facile pour discréditer une personne que de le faire passer pour un complotiste irrationel ! Sur des heures et des heures de conférences d’éducation populaire, se concentrer sur 5 minutes d’abus de langage (et qui à mon sens, ne sont pas complètement à côté de la plaque) sur les origines de ce fameux Walter Hallstein… ça ne me semble pas très juste !

    1. Ce n’est pas un abus de langage. Dans sa conférence, il développe clairement le point que Hallstein est non seulement nazi, mais surtout qu’il a été chargé par Hitler lui-même de créer un plan d’Europe nazie et que c’est ce plan qui a servi par la suite pour créer l’Union européenne.

      On est très au-delà de savoir si Hallstein a été plus ou moins collabo pendant la guerre, c’est toute la nature de l’UE qui est ainsi affirmée. Et très franchement, les heures et les heures de conférences sont largement à côté de la plaque parce qu’elles reposent sur ces postulats de « plan obligatoire » dans l’UE, alors que l’UE est fondamentalement une instance de négociation entre chefs d’Etats.

      1. Sérieux là Arthur…
        ne tombez pas dans l’excès inverse…

        En traitant la concordance juridique de fake news, vous insultez le métier meme de juriste qui est un travail apolitique. Un article, un cadre juridique est un outil, pas une idéologie. Réfléchissez 2 min: si Hitler avait inventé le lean management, les méthodes agiles et le 6 sigma, est-ce que ca aurait été « cacapopo » de les réutiliser par la suite dans toutes nos entreprises? Ben non! Alors peu importe que l’UE dans sa jeunesse ait fait du copier coller de textes juridiques écrits par un juriste nazi (nazi au sens historique non idéologique) (et franchement, je vois pas pourquoi ils s’en seraient privés), tant mieux pour nous! ca s’appelle l’EFFICACITE mec!

        Car à vouloir tout nier et tout déclarer « délire complotiste » vous risquez de nier certains faits avérés et ca, c’est du négationnisme.

        Allez bonne continuation

  6. Tous les responsables nazis ou pro-nazis n’ont pas été jugés ni condamnés après Nuremberg…
    Certains sont partis en amérique latine, d’autres ont collaboré avec l’URSS en RDA, avec les USA dans la recherche, voire en France dans l’administration…

    Maintenant si je suis plutôt en accord avec votre conclusion, il faut dire aussi que si les anglais se montrent incapables de dire non à leur grand allié, nous subissons nous aussi en Europe, une influence « pro-financière » de la part des USA. Ils ont réussit à placer, sans en avoir l’air, aux leviers du pouvoir de l’UE quelques ex Goldman Sachs qui, sous couvert de l’union, ont bien fait progresser lobbys et industries US. Si aujourd’hui la finance s’est internationalisée en se diffusant, elle n’a pas plus qu’hier de valeurs autres que celle de « faire » de l’argent.
    Alors avons-nous d’autres choix aujourd’hui en UE que l’argent fou ou l’argent roi ??
    That’s the question today my dear Arthur !

    1. C’est exact ! Il ne s’agit pas non plus de dire que l’UE est parfaite bien sûr. Ceci dit c’est pas mieux dans les Etats: le président de la banque de France est l’ex président de la BNP…

      Ce sont des batailles qu’il nous faut mener !!

  7. Le référendum de 2005.

    Fin du débat.

    Ça commence à se voir, les gentils Européistes contre les méchants complotistes fascistes nationalistes anti-progrès..

    Pardon, mais le bilan est catastrophique, à tous les niveaux, pour 99% des français.

    Arrêtez de nous faire croire que sans l’Europe ça serait pire, c’est difficile de faire pire.

    Qui va payer ce que les anglais donnaient à l’Europe ?
    Encore nous.

    Mettre d’accord 28 ou 27 membres sur une politique commune, impossible.
    Des contraintes qui nous forcent à brader nos autoroutes et nos services publics à des groupes privés.

    Je ne suis pas un spécialiste, loin de là, mon message part dans tous les sens, mais il me paraît assez évident que le débat doit avoir lieu.

    Et l’on sauve quelqu’un qui se noie, pas quelqu’un qui nage tranquillement.

    Cordialement

    1. Votre commentaire ne m’a pas laissé indifférent.

      Tombé très jeune, tel Obélix, dans la « potion magique » du chaudron européen, j’ai suivi tous les méandres de cette laborieuse construction depuis les années 60 (oui, c’est un « vieux de la vieille » – et de surcroît issu d’une cité HLM- qui s’exprime ici). Aussi vous répondrai-je de manière nuancée:

      – je partage entièrement votre opinion au sujet du surpoids de l’UE, qui doit décider à 27 ou 28 membres. Ma « longévité » d’observateur m’autorise à souligner que tout a vraiment basculé lorsque l’Union a dépassé le seuil encore tolérable de 15 Etats membres;

      – en tant que très attaché aux démarches scientifiques, je vous serais reconnaissant de bien vouloir m’indiquer d’où vous tirez le pourcentage de 99 % de Français (avec un F majuscule, svp) jugeant catastrophique le bilan de l’UE. Sauf erreur de ma part, ce n’est pas la tendance qu’au fil des mois le très sérieux « Eurobaromètre » enregistre dans ses enquêtes d’opinion;

      – quant au fait de savoir si, sans l’Europe, la situation serait ou non pire, je vous invite à vous intéresser à une étude réalisée par le Service de recherche du Parlement européen et ayant pour objet d’évaluer le coût de la non-Europe entre 2014 et 2019 (créneau correspondant à la durée de la législature du Parlement actuel) dans un certain nombre de domaines d’action. Ce coût avoisine les 1000 milliards d’euros, soit environ 7,5 % du PIB de l’UE. Le document, qui peut être considéré comme un élément du débat – qu’il prend en quelque sorte à rebrousse-poil – est accessible sur le site du Parlement sous l’intitulé « Evaluer le coût de la non-Europe 2014-19 ».

      Au plaisir de vous lire à nouveau pour le cas où vous auriez d’autres états d’âme à évoquer en considération d’une construction peu ou mal connue du citoyen. Et pourtant, ce n’est pas faute de transparence de la part des institutions de l’UE… mais cet effort d’information souffre d’être souvent hélas! mal relayé par les canaux intermédiaires. De ce point de vue, la tendance serait comparable à l’intérêt que suscitent les quelques trains qui arrivent en retard, au détriment des nombreux convois parfaitement à l’heure.

  8. Le terreau du complotisme il vient par exemple du triste fait qu’un des 6 grands pères fondateurs de l’Europe, Walter Hallstein, n’aie pas une seule rue ou un seul batiment à son nom sur tout le continent, contrairement aux autres: on se met à penser: qu’ont-ils à cacher? IL vient du fait que Monnet et Schuman aient pris le soin par ex de détruire leur correspondance avec les américains. OK, on se dit « que pouvaient ils avoir à cacher? » et on commence à se faire des idées à tort.
    Et puis franchement, qu’est-ce qui prend à tous les journaux de s’exciter la meme semaine sur un sujet (Hallstein) dont les ouvrages sur lui datent des années 90 ou 2000 (la fameuse conférence d’Asselineau doit avoir presque 10 ans non?). C’est quoi le délire là?

    Malheureusement, ce qui « crée » le complotisme, ce n’est pas des gens comme Asselineau, c’est surtout les non-dits et les omissions d’une Europe qui a une tendance elle aussi à vouloir réécrire sa propre histoire à sa gloire: s’arroger le mérite entier de la paix d’après guerre, encenser des hommes comme vous dites dont les motivations n’étaient pas si pures, clamer partout que l’UE est un système enviable et exemplaire qu’on nous envie. – alors que pas un seul autre continent n’a trouvé bon de nous copier dans le monde. C’est aussi l’absence de volonté de proposer officiellement un vrai projet de suppression des nations en vue d’une grande Europe (qui pourrait être dirigée, j’espère fermement, par un allemand), et à la place de fourguer des faux arguments qui se retournent contre nous (ex: la protection économique, l’environnmnet…)…

    Dernier point, votre propre argumentation : oui vous avez raison de dire que Hallstein n’était pas un nazi (enfin personne ne saura jamais ce qu’il avait dans la tete), mais vous devriez, par honneteté, admettre qu’il y a eu une tres forte concordance de « projets » entre le projet d’europe allemande et le projet d’europe UE. OUI, les formes juridiques se RESSEMBLENT, OUI les outils et messages de communication (« propagande ») se ressemble à 70 ans d’écart (« faisons l’europe pour etre plus fort, pour etre en paix, etc. »), et cette « convergence » malheureuse des projets mérite d’être analysée de façon ontologique, car c’est troublant, au lieu d’etre traitée en point godwin.

    1. Outre que le « point godwin » relève d’une conclusion scientifique douteuse – mais on sait que les avocats américains cherchent à tirer gloriole de beaucoup de facéties, ne serait-ce que pour se rendre intéressants – je dois malheureusement vous contredire sur un point au moins: prétendre que « pas un seul autre continent n’a trouvé bon de nous copier dans le monde » relève de ce qu’il est à la mode aujourd’hui de qualifier de « fake new ».

      En effet, c’est en 2000 que la défunte « Organisation de l’Unité africaine  » (OUA) a cédé la place à l’Union africaine (UA). Or, le clonage avec son modèle européen est flagrant, dans la mesure où, sur le plan institutionnel, cette entité regroupant une bonne cinquantaine d’Etats comporte:

      – une Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement
      – un Conseil exécutif (au niveau des ministres)
      – un Comité des représentants permanents
      – un collège composé de « commissaires »
      – un Parlement panafricain

      On peut considérer que le hasard fait bien les choses… mais tout de même…

      Il convient en outre d’ajouter que, sur un plan pratique, chacune de ces institutions rencontre à intervalles plus ou moins réguliers son homologue de l’UE. C’est une des facettes de la « coopération au développement « , qui trouve par ailleurs dans le traité de Lisbonne un fondement juridique propice à d’autres formes de relations politiques, économiques et institutionnelles dans des espaces géographiques spécifiques.

      1. bien vu pour l’Afrique ca m’était sorti de la tete. Mais attention: c’est quand meme de nature différente puisqu’il n’y a AUCUN transfert de souveraineté: il s’agit de structures consultatives seulement.
        Enfin bon, ca a peutetre vocation a évoluer, mais on verra.

        1. Je n’ai pas de mérite particulier, la prise en considération des activités de l’Union africaine faisant partie de mon enseignement sur la coopération européenne au développement .

          Cela dit, votre propos mérite d’être quelque peu nuancé. Si un « machin » (suivez mon regard) groupant 55 Etats membres – soit le double de ceux constituant l’UE – n’est effectivement pas aisé à manier sur le plan opérationnel, ses institutions ne se cantonnent pas à un rôle consultatif. Par exemple, la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement dispose d’un pouvoir d’intervention en cas de crises graves impliquant notamment les crimes de guerre et les génocides. De même, le Conseil exécutif n’est pas dépourvu de tout pouvoir décisionnel et assume un rôle indispensable de coordination des travaux de l’organisation. En fait, la fonction consultative s’exerce surtout au niveau du Parlement panafricain, qui, invoquant le modèle européen, revendique un pouvoir législatif. Reconnaissons que cette « conquête » a pris quelque temps avant d’aboutir sur notre continent.

          Bref, comme vous l’exprimez avec sagesse, « ça a peut-être vocation à évoluer, mais on verra ».

          1. merci pour les précisions. je vais aller me renseigner un peu sur tout ca car l’afrique c’est vrai qu’on n’entend pas trop parler dans les médias francais (sauf en cas de possibilité d’intervention militaire) et pourtant c’est un magnifique continent.

            j’aime bien votre style pince sans rire aussi!

  9. Donc les documents déclassifié Américain sont fausses ,donc les publications de journalistes(qui disent exactement la même chose) dans des journaux de référence (stampa ,the times ,le temps ,washington post,daily mail ect ) sont complotistes . Un certain nombre d’historiens qui disent la même chose que Asselineau sont complotistes .

    Je vous rappelle que Asselineau est un politicien ,Asselineau ne fait que faire la synthèse des publications . La profession d’Asselineau est de faire la synthèse des études pour définir une stratégie.

    les compétences ont été utilisé sous mitterrand, chirac, sarkozy(subitement il devient un complotiste ,crétin) je vous signale que l’upr n’est pas un groupuscule 34 804 adhérents ,3 eme parti de France ,premier site politique de France (nombre de visite) 2 eme chaine politique (plus de 25 000 000 vues) .

    1. Merci pour ces indications chiffrées concernant l’UPR… sous réserve d’une omission due sans doute au hasard ou à l’inattention: au premier tour de la présidentielle de 2017, Asselineau, c’est 0,92 % des voix.

      Merci aussi de l’usage du terme qui convient: « Asselineau est un politicien ». En effet, cette qualification doit être soigneusement distinguée de celle de « politique », à connotation plus noble.

      1. non pas d’omission ,mais d’abord l’eu et la France défendent les valeurs européennes ,la démocratie pas le modèle de la Russie de poutine qui empêche les mouvements d’oppositions de s’exprimer dans les médias ect (l’ue = démocratie ) L’upr a 12 ans d’existence et a été présent aux européennes, régionales( 20000 candidats) ect . L’upr a été interdit de médias (tv,radio,presse écrite) contrairement à des petits partis politiques avec des petits scores électorales .

        Nouvelle donne et nous citoyens(nouveaux partis 2013) ont bénéficié d’une couverture médiatique énorme (upr zéro ) .
        Présidentielle ;Asselineau étant interdit de débat (démocratie ue ) les gens ne connaissaient pas Asselineau contrairement aux autre partis politique qui étaient présent dans la presse depuis 2 ans . En plus Asselineau à beneficié de 1% de temps de paroles contre 28 % marcon (démocratie européenne)

        maintenant après 22mois de la présidentielle l’upr a zéro minute dans les médias (ue =démocratie) Npa (groupuscule)1.09 présidentielle 4 fois ,en trois mois sur le service public ,lutte ouvriere 0.64 présidentielle ,5 fois en trois mois sur le service public ,l’upr zéro privée et service public. L’upr a fait 1.8 % élection partiel ,

        Il faut dire que la presse étrangère demande des interviews comme la presse suisse ,Belge,allemande ,Pologne , ukraine, russie, la presse du Maghreb, chine , le japon ect … ( pas la France ) .Asselineau est invité par les pays étrangers Liban , africain ,et dernièrement il a été invité au japon pour rencontrer des hauts responsables du gouvernement et de l’opposition.

        Juste pour dire que l’upr est reconnu crédible par la presse étrangère ,mais en France il y a une stratégie de décrédibilisation comme ici et de museler l’upr pour éviter qu’il fasse des voix

        Politicien est un mot noble ,mais je comprends que les pro européens préfèrent le mot autoritaire ou dictature .

        1. Mettons votre dernière phrase sur le compte de l’irritation face à des considérations dérangeantes pour votre asselino-dépendance. Il n’empêche que le terme « politicien » est souvent utilisé pour distinguer les comportements « magouilleurs » de ce qui fait la noblesse du « politique ». Pour prendre un exemple parlant, de Gaulle était un « politique » et Pasqua un « politicien. »

          1. Vous êtes dans le ridicule . politicien : personne qui s’occupe de politique à titre professionnel ,donc de Gaulle était un politicien (pas un joueur de billes ) et vous avez l’aspect péjoratif du mot .

            comme vous êtes une personne intelligente , vous avez compris que je mets le mot en opposition avec le mot historien . Asselineau ne fait que la synthèse des travaux d ‘historiens ,libre a vous de remettre en cause les historiens .

            La journaliste Lea Salamé qui parle ou interview une étude(controversé) d’un historien ,vous fustigez la journaliste ,moi l’historien . Ici nous avons une manœuvre politique dans le but de discréditer ,mais qui évite le vrai sujet d’asselineau qui est le fonctionnement désastreuse de l’ue.

            Autoritaire ; Un pays qui mutile sa population et qui restreint la liberté de manifester et qui empêche des mouvements de s’exprimer est une dérive autoritaire( les article de la presse étrangère confirme mes propos ) .

            Dictature ; J’ai travaillé à Bruxelles 15 ans (berlaymont) , j’ai rencontré les lobbies , la corruption,le bizness, le clientélisme, je n’est jamais rencontré la démocratie dans les couloirs

        2. (quelques précisions complémentaires en réponse au commentaire de Paul du 14 mars, 12 h 24):

          – on peut disserter à l’infini sur « politique » et « politicien ». Disons qu’en y réfléchissant bien, le terme le plus approprié pour qualifier certains europhobes serait finalement celui de « politicard »;

          – quant aux historiens – dont je peux, en partie, me réclamer très modestement lorsque je présente l’histoire des politiques européennes à mes étudiants – mes références essentielles se nomment en particulier Marie-Thérèse Bitsch, Gérard Bossuat,Pierrre Gerbet, Charles Zorgbibe ou Olivi et Giacone. Tout en ne dissimulant pas les défauts qui affectent la construction européenne telle que nous la connaissons, ces auteurs semblent néanmoins faire assez objectivement la part des choses en présence d’avancées que seuls des « négationnistes » peuvent délibérément faire semblant d’ignorer;

          – je n’ai travaillé que 38 ans au Berlaymont, voire dans d’autres immeubles de la Commission en raison de la « déménagite aiguë » qui affecte souvent les pulsions de certains bureaucrates responsables des « ressources (dites) humaines ».

          Dans cet environnement, je n’ai pas non plus rencontré la démocratie dans les couloirs… pour la simple raison que ce n’est pas les endroits qu’elle fréquente. En revanche, dans de vastes enceintes, j’ai participé à de nombreuses rencontres avec la société civile, avec de petits entrepreneurs, avec des syndicalistes ou avec des représentants de pays en développement. Il m’est également arrivé de contribuer à des communications destinées à éclairer les citoyens sur l’objet et le sens des initiatives préconisées par la Commission (documents, hélas !, trop souvent mal relayés par des médias que ce travail pédagogique n’intéresse pas). Et comment pourrait-on perdre de vue la pratique des consultations publiques que la Commission – en dépit de tout ce qu’on peut lui reprocher – met régulièrement en ligne ?

          – si je suis dans le ridicule, comme vous l’affirmez, constatons au moins que celui-ci, contrairement à une fâcheuse tendance qu’on lui prête, ne m’a pas encore tué… au point que, si l’occasion s’en présente, c’est bien volontiers que mon verre à moitié vide (je prends délibérément le « mauvais rôle ») trinquerait avec votre verre à moitié plein pour articuler « Santé ! » et confronter nos expériences respectives.

  10. « Sauvons l’Europe » , le nom de ce thinktank vaut le détour ^^
    ps: il a déjà eu plusieurs débunkage de la vidéo de Favre. Du coup cette article est caduque

      1. Nous commettons tous des fautes par inattention, si ce n’est par précipitation.
        En revanche, toujours attentif à l’évolution de ma langue maternelle quant à sa substance, je vous serais reconnaissant de bien vouloir éclairer ma petite lanterne sur la signification du terme « debunkage ». Merci d’avance !

          1. L’europhobe est à l’eurosceptique ce que l’athée est à l’agnostique. Que chacun se situe. Pour ma part, j’ai la foi du charbonnier, celui qui, peut-être, si l’en en croit Brassens et son génie de la formule, « est heureux comme un pape et con comme un panier »…

    1. Attention aux confusions ! « Sauvons l’Europe » n’est pas un think-tank… à la manière de ces « tanks » qui, comme à Budapest ou à Prague il y a quelques décennies, se faisaient un peu trop visibles.

      Si j’ai adhéré à « Sauvons l’Europe », c’est précisément parce que, à la différence de la réflexion de salon, ce mouvement reflète une aspiration de la société civile en résistance contre la propagande europhobe maniant la désinformation avec l’obstination d’une monture équipée de puissantes oeillères. Toutes proportions gardées, SLE, c’est « Radio-Londres » contre « Radio-Paris » du temps de l’Occupation.

      1.  » L’europhobe est à l’eurosceptique ce que l’athée est à l’agnostique. »
        Quand c’est flou c’est qu’il y a un loup!
        J’ai l’impression d’être de retour dans le langage liberticide de 1984 ou même celui des scientologues.

        Europhobe= phobie de l’Europe?=peur de l’Europe?=haine de l’Europe?
        Eurosceptique=Doute de l’existence de l’Europe? Est ce que l’Europe est une nouvelle religion?
        Je pense que le mot Europe désigne le continent Européen. Je ne fais pas la confusion avec l’UE qui désigne une entité entre certains pays.
        Pourriez vous précisez le sens exact des mots que vous employez? Sinon cela devient difficile de communiquer si votre langage est codé.

        1. Ne compliquez pas inutilement le dialogue.

          A mes yeux – il est vrai que je porte des lunettes, qui ont néanmoins l’avantage de me permettre de bénéficier à la fois d’une meilleure vision de près et d’une meilleure vision de loin – les « eurosceptiques » sont ceux qui, comme les agnostiques, expriment des doutes, du reste très sincères, car ils posent des questions conduisant d’autres à effectivement s’interroger sur leurs propres croyances… alors que les « europhobes » ont plutôt tendance à développer, du moins dans la manière dont certains de leurs gourous s’expriment, une sorte de « négationnisme » parfois tout aussi irrationnel que la « foi du charbonnier ».

          Fort heureusement, dans la vie réelle, je suis heureux de compter des amis croyants, des amis agnostiques et des amis athées. Puis-je ajouter que les témoins de Jéhovah, quant à eux, ne m’ont jusqu’à présent pas convaincu ?

          Quant à la croyance en l’Europe, vous avez raison, elle ne porte pas sur l’existence d’un continent européen – certes aux contours bien flous – , mais en grande partie sur les « miracles » que l’on peut – ou non ! – attribuer à l’UE.

          1. « Ne compliquez pas inutilement le dialogue. »
            Vous entretenez le flou. Vous ne souhaitez pas le dialogue.
            Si les mots ne sont pas clairs, il devient difficile de dialoguer voire impossible. Je vous laisse donc tranquille dans votre chambre à échos.

          2. (réponse au commentaire du sieur Casasampera posté le 20 mars à 12 h 31):

            Si je comprends bien, chacun sa posture: vous me recommandez de rester tranquille dans ma « chambre à échos »…mais est-ce aussi porteur de symbole que la roue du hamster à laquelle s’accrochent vos considérations ?

            En fait, lorsque vous évoquez l’écho, vous ne pouvez imaginer à quel point ce terme me va droit au coeur. En effet, « ECHO » est l’acronyme correspondant à l’Office d’aide humanitaire de l’UE: un service que j’ai longuement côtoyé lorsque, dans le cadre de la coopération européenne au développement, mes tâches ont largement consisté en dialogue avec les représentants des Etats membres de l’UE, ceux des autorités africaines, les ONG, les syndicats ou les Chambres de commerce et d’industrie.

            Dans le même registre, je garde en outre le souvenir des contributions qui m’ont été demandées par la suite pour entretenir le contact avec les citoyens dans le cadre du service « Europe direct » qui permet à ces derniers de solliciter des explications sur le fonctionnement de l’UE.

            Enfin, puisque j’ai depuis quelques années le plaisir de participer à un enseignement universitaire, il est fort heureux que celui-ci ne se cantonne pas à un cours magistral mais donne lieu à des échanges fréquents avec l’auditoire au regard des questions souvent très pertinentes des étudiants.

            Tout en regrettant de devoir faire des mises au point aussi personnelles, puis-je vous inviter à vous méfier de préjugés à l’endroit d’interlocuteurs que vous ne connaissez pas ?

  11. Je suis un peu hors sujet mais je sais que lors des dernières élections présidentielles, au 1er tour, certains courants musulmans, je ne sais pas lesquels, appelaient à voter Asselineau. Apparemment sans grand succès. Quelqu’un connaît-il les liens qui peuvent exister?

  12. Ce qu’on retiendra de votre article poussif, c’est qu’on pouvait être un dignitaire sous le régime nazi, sans être nazi… Moi qui croyait que les nazis avaient tout vérouillé la société. En fait non, En lisant les justiciers-défenseurs de Hallstein, on en arrive à se dire, « en fait, Il y avait donc les gentils nazis, et les méchants nazis ». On retiendra aussi que la preuve que vous retenez qu’il n’était pas nazi, c’est qu’on ne pourrait pas prouver définitivement qu’il était nazi, malgré une bonne grosse probabilité… Mais on veut nous faire passer son pedigree, comme « un allemand comme les autres car tous les allemands n’étaient pas nazis ». On notera qu’aujourd’hui, les européistes traitent les souverainistes de nazis pour moins que ça, mais que traiter ou soupçonner de nazisme les dignitaires du régime qui n’auraient pas mérité d’être pendus à Nuremberg, est désormais qualifié de « complotisme ». Cherchez l’erreur, mais surtout constatons le désarroi, pour en arriver à une telle dichotomie cognitive. Tous les allemands n’ont pas bossé pour Frank, qui était sans doute la tête, chargée par Hitler (lui même) de mettre sur pied le projet « das Neue Europa ». Le raccourcis de langage d’Asselineau étant « Hitler a chargé Hallstein de… ». Oui, mais sans doute via l’intermédiaire hierarchique qui les séparait : Frank.
    Tous les allemands, simples officiers de la Wehrmacht, n’ont pas été retenus prisonniers 2 ANS aux USA… pour ensuite être propulsés à la tête de l’UE après avoir refusé un poste dans le jeune gouvernement allemand. Hallstein a un profil qui pose des questions. Mais aujourd’hui, se poser des question, est considérée comme une maladie mentale nommée complotisme. CQFD. C’est pratique… Toute contestation du dogme officiel, hop, complotisme!

    Vous « oubliez » (oups) également dans votre article de faire allusion à certains discours très orientés de Hallstein…
    Vous « oubliez » aussi d’évoquer les grandes lignes de propagande du projet « das neue Europa », qu’on peut découvrir lors de l’expo au grand palais de 1942 (Et oui, il reste des preuves, dommage), et dont les promesses ou préceptes font étrangement beaucoup penser aux dogmes actuels qu’on nous martèle pour justifier la nécessité de rester dans l’UE.
    Bref, vous faites exactement ce que vous repprochez à Asselineau : exagérer le trait dans la direction qui vous arrange. A cela près, que pour étayer sa démonstration, Asselineau n’est pas obligé de faire appel aux techniques réthoriques de de mépris, tentative de ridiculiser l’interlocuteur par des blagounettes ironiques, d’ailleurs sans queue ni tête, au point où quand on vous lit, on ne sait plus distinguer ce qui est de l’ironie ou pas. Vous semblez persuadé que relayer certaines thèses, suffit à les discréditer, tant elles seraient absurdes en tant que telles, la démonstration de leur sottise est inutile. Aude la journaliste France TV déguisée en youtubeuse, d’ailleurs, maitrise très bien l’art du gloussement pour indiquer à son auditeur « là il faut se moquer »; Sauf que pour votre article, ça marche moins bien à l’écris. Etant moi même un gran fan de ninjas, je n’ai d’ailleurs pas compris le rapport avec les nazis…

    1. Bonjour,
      Asselineau n’est pas méprisant pour ses contradicteurs? Vous ne devez pas l’écouter souvent.
      Pour vous répondre:
      1. Asselineau ne fait pas un raccourci, il théorise une nature nazie de l’Europe qu’il explique par le chaînon Hallstein. L’Europe serait donc irrémédiablement viciée par nature. Ce n’est pas un point de détail de son discours.
      2. Hallstein n’est pas nazi, navré. Il n’était pas un « dignitaire du régime », il était doyen de la fac de Rostock, 1.700 étudiants. C’est comme dire que le doyen de la fac de Clermont-Ferrand est un dignitaire tellement important du régime de Vichy qu’il n’est pas imaginable que Pétain ne l’ait pas fait travailler à la collaboration avec l’Allemagne.
      2. Hallstein a été à un colloque de droit à Rome en 1938 où il a fait une intervention sur le droit comparé des entreprises commerciales. C’est le seul lien que les Asselinistes peuvent mobiliser pour le relier au plan allemand de réorganisation de l’Europe, et c’est un peu léger.
      3. Hallstein a été prisonnier de guerre de mi-1944 à mi 1945. Il a été libéré immédiatement à la fin de la guerre, donc.
      4. A partir de 1950, Hallstein a été de fait ministre des affaires étrangères Allemand (le titre était pris par le chancelier), précisément parce qu’Adenauer avait besoin d’une personne qui n’aie pas été nazie.
      5. Pas de rue Walter Hallstein? Essayez Hallstein Strasse dans google, et vous verrez bien…

      1. Vous allez aussi essayer de debunker Philippe de Villiers ? Si je ne suis pas fan de lui, il me semble que son livre qui vient de sortir apporte la preuve qu’hallstein était bien nazi (ou tellement collabo qu’on peu le qualifier ainsi car ça revient au même). Je trouve incroyable comment vous nier le bon sens. Si Hallstein ne l’étais pas il n’aurai pas pu garder une telle place et il n’aurai pas accompagné Franck dans cette conférence nauséabonde. Je suppose que vous avez les mêmes biais cognitifs de vouloir toujours trouver toutes les justifications possibles pour des politiciens totalement irresponsables..

        1. Décidément, l’impérialisme linguistique américain gagne un terrain considérable ! Pourquoi, vous aussi, recourir au terme barbare de « debunker » – ça fait très CIA – alors que notre belle langue maternelle (que vous malmenez quelque peu: ‘ »vous nier », « ne l’étais pas ») regorge de synonymes infiniment plus élégants ? « Dénigrer », « réfuter », vous ne connaissez pas ? Ou alors, il faut nous expliquer la nuance.

          Quant au fond du problème, ne s’improvise pas Klarsfeld qui veut. Le procès uniquemment à charge fait à Hallstein ressemble – hélas ! – à un Nuremberg d’opérette.

          1. Je me suis emporté..
            Mais j’aimerais que vous cherchiez objectivement la vérité.
            Je trouve cela injuste d’essayer de ridiculiser la partie adverse en parlant de ninja nazi. Trouvez nous de vrais preuves et ne jugez pas la partie adverse. On a l’impression que vous ne voulez pas accepter l’évidence, que Hallstein était ou nazi ou extrêmement collabo pour participer a un plan d’unification de l’Europe ou l’Allemagne aurait le contrôle alors que celle ci allait vers le pire.
            Ce n’est pas pour autant que Hallstein n’aurait pas pu changer et vouloir ensuite d’une UE démocratique.
            Mais c’est un mauvais point d’avoir choisi cette personne, et on peu douter que même si il le voulait il soie assez sensible au question démocratique pour une tâche aussi ardue et complexe.
            Vous devriez vraiment réussir a prouver qu’il n’était quasiment pas collabo, et qu’il n’a pas participé a ce plan pour réunir l’Europe sous le régime nazi, car tout porte a croire que si a moins de faire preuve d’une grande naïveté et même si il est vrai un doute subsistait.
            Doute qui il me semble ne serait plus avec le livre de Philippe de Villiers. Mais je reste au conditionnel pour n’avoir lu que quelques extraits, et en attente d’une vrai contradiction factuelle.
            Mais je sais bien qu’avent de trouver une critique objective de ce livre je vais avoir droit a une tonne d’attaque subjective et fausse du genre « vous ne faites que répéter des choses dites sur internet depuis longtemps ».
            Ou encore « debunker ce n’est pas français alors j’ignore les nouveaux éléments disponibles »..

  13. Un petit coup d’oeil sur Wikipedia suffit à semer la confusion dans cette confrontation autour de Walter Hallstein. Il nous rapelle l’affrontement majeur qui a opposé De Gaulle à Hallstein au sujet de la construction de l’UE:

     »Hallstein qualifiait les tentatives de de Gaulle de démanteler les avancées atteintes sur la voie d’une Europe supranationale de « plus grand acte de destruction de l’histoire de l’Europe, et même du monde libre, depuis Hitler » »

    Ces personnages savaient de quoi ils parlaient en évoquant Hitler, ayant connu le nazisme de leur vivant, contrairement à la plupart des commentateurs (moi compris). Je pense qu’il vaut mieux éviter d’être manichéen envers les gens qui ont vécu une période aussi trouble: vivant en Alsace, mon grand père a fini ses études d’architecte dans une université allemande peu avant la 1ère guerre mondiale. Ce diplôme lui a valu d’être envoyé au front russe (pas fous les Allemands) avec un grade d’officier. Au début de la 2ème guerre, il a été chargé par le gouvernement français, de réquisitionner des logements pour les Français fuyant la guerre. Lors de l’occupation allemande, il est devenu officier de réserve sous le régime allemand et fut chargé de trouver des abris anti-aériens pour les civils (ma grand-mère a accouché de mon oncle dans un hôpital alors qu’il était bombardé par les alliés). Il a protégé des juifs et des civils français et allemands. Mon père et ma mère ont fait partie des malgré-nous (enrolés de force par la Wehrmacht). Pour eux, le choix était simple: soit ils obtempéraient, soit ils partaient en camp de concentration avec toute leur famille. Il ne s’agissait pas d’exprimer une opinion caché derrière un écran d’ordinateur.

    Si on veut parler de complot, il y a bien plus de matière dans le lobbyisme des think-tanks que dans l’héritage de ces illustres personnages:
    – Council on Foreign Relations
    – la Fondation Berstelman
    – les fondations de la famille Koch

  14. en tout cas, rien ne remet en cause le fait que l’europe soit une création des US et que monet comme beaucoup d’autres ait été rémunéré par les US !! le fait que nos politiciens en général passe par la case des young leaders !! Asselineau ne dit pas qu’hitler a créé l’europe mais l’idée de l’europe en est une continuité et que les américains l’ont reprise et modelée !! Donnez plutôt des information sur l’honnêteté de nos députés et commissaires européens qui interdisent maintenant les peuples à disposer de leur libertés ! la dictature européiste au services des bourgeois et des multi nationales !! Les usa gouvernent l’europe par la corruption !! c’est devenu un modèle archaique et stérile !! une idéologie aussi destructrice que le communisme !! le grand remplacement est un petit morceau du nouvel ordre mondial sanglant monstrueux !

  15. Merci de se commentaire. Je viens de ma faire brancher par un soutien mordicus d’Asselineau et je cherchait « des billes » pour lui répondre. Votre commentaire confirme mes impressions. Bonne journée

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