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18 décembre 2018 : la Journée internationale des migrants

Cette journée annuelle dédiée aux migrants a été proclamée par l’Assemblée générale de l’ONU le 4 décembre 2000. Elle souligne l’adoption de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.

Ce terme désigne « toute personne qui a résidé dans un pays étranger pendant plus d’une année, quelles que soient les causes, volontaires ou involontaires, du mouvement, et quels que soient les moyens, réguliers ou irréguliers, utilisés pour migrer ». Cependant, il est courant d’y inclure certaines catégories de migrants de courte durée, tels que les travailleurs agricoles saisonniers qui se déplacent.

Cependant, les données manquent sur les migrants, leurs contributions à l’économie, les mouvements migratoires irréguliers et bien d’autres aspects de la question.

Migration et développement

La réalisation des 17 objectifs et cibles du Programme de développement durable des Nations Unies à l’horizon 2030 permettrait de limiter les migrations motivées par la recherche de meilleures conditions de vie, en ce qu’elle remédierait à certaines causes profondes des mouvements involontaires de réfugiés et de migrants. En outre, elle faciliterait l’adoption de politiques migratoires bien gérées et permettrait de faire baisser les coûts liés à la migration et d’accroître la contribution apportée par les réfugiés et les migrants aux pays aussi bien d’origine que de destination.

Bien définir le type de population…pour mieux agir et répondre aux besoins :

Un réfugié est une personne qui répond à certains critères établis par le droit international. À l’échelle mondiale, la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés définit un réfugié comme une personne qui, craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de ses opinions politiques ou de son appartenance à un certain groupe social, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut, du fait de cette crainte, ou ne veut se réclamer de la protection de ce pays.

En revanche, il n’existe pas de définition universelle du terme « migrant ». La politique relative à la migration de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (la Fédération internationale) définit un migrant comme une personne qui quitte ou fuit son lieu de résidence habituel pour une nouvelle destination, à l’étranger ou à l’intérieur de son propre pays, dans l’espoir d’y trouver la sécurité ou des conditions d’existence plus favorables.

Un demandeur d’asile est une personne qui sollicite la protection d’un pays autre que le sien à titre de réfugié, mais dont la demande n’a pas encore fait l’objet d’une décision. Il importe de préciser que les demandeurs d’asile ne sont pas tous reconnus comme réfugiés, mais que tous les réfugiés sont des demandeurs d’asile au départ

L’Institut Jacques Delors vient de publier un rapport intitulé : « Pour une politique européenne de l’Asile, des migrations et de la mobilité ».

Le pacte dit de « Marrakech » fait partie intégrante de cette actualité à propos des populations migrantes et/ou réfugiées. Il faudra y revenir pour partager l’information, l’analyse et son contenu et son approche la plus objective possible.

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Jean-Pierre Bobichon, Membre fondateur de Sauvons l’Europe
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Jean-Pierre Bobichon

Jean-Pierre est membre fondateur de Sauvons l’Europe, et Conseiller auprès de l’Institut Jacques Delors

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5 Commentaires

  1. Quel bonheur, quel progrès que de décider qu’un migrant, un réfugié, un émigré est un homme comme les autres !
    Qu’il peut aller et venir sur la planète, en se riant des pays, des nations, des frontières.
    Comme s’il n’avait plus la moindre attache, la moindre patrie, les moindres racines.
    Travailleur nomade, taillable et corvéable à merci par le « grand » marché où la concurrence est libre et non faussée.

    Qu’il parle ou ne parle pas la langue du pays de destination, qu’il s’insère, qu’il s’adapte, qu’il rejoigne une communauté de même origine, qu’il se retrouve paria, sans emploi, sans ressources, poussé vers la délinquance, la corruption, l’escroquerie, voire le terrorisme, quelle importance ?

    Et, dans les pays « d’accueil » qui voient leur industrie lentement ruinée ou délocalisée, l’austérité et la précarité s’étendre comme une peste, le chômage stagner à des sommets, le pouvoir d’achat se réduire comme peau de chagrin, la violence, l’insécurité devenir la norme, les valeurs, les us et coutumes maltraités, l’identité devenir une question et les possibilités d’intégration de simples vœux pieux, quelle importance ?

    Quant à consulter les populations, envisager un référendum avant d’accepter de signer et ratifier ce « pacte de Marrakech », ne rêvons pas.
    Macron, qui n’est pas à une traîtrise et à un scandale près, ne s’est pas gêné.
    Il l’a fait signer et ratifier sans l’ombre d’une hésitation, discrètement, au mépris de l’opinion et de l’hostilité des Français.
    Puisqu’il n’est pas contraignant, c’est comme s’il n’avait rien fait !

    Nos zélites zélotes de la mondialisation inévitable et inévitablement heureuse sont déterminés : le brassage des populations qu’ils veulent, ils l’obtiendront, à grands coups de propagande en appels à la générosité, à l’humanisme, à la solidarité, à l’altruisme, pour le profit de toujours les mêmes : banques, finance, multinationales, au détriment et au mépris des attentes légitimes des populations, avec la complicité de nos « zélus » et de nos « médias ».

    Puisque c’est une chance pour nous, une richesse !
    Puisqu’on vous le dit !

    Cessez donc cet égoïsme d’enfants gâtés, ouvrez vos cœurs, vos portes, vos porte-monnaie.
    Et que la pauvreté et la pollution puissent librement s’étendre sur cette planète !
    Et surtout que les plus riches puissent continuer à s’enrichir sans entrave.

    Bientôt un « gouvernement mondial », comme ces illuminés de « complotistes » ne cessent de le dire, un « nouvel ordre mondial ».
    Et, pour paraphraser Sarkozy : « personne, je dis bien personne ne pourra s’y opposer. »

    Joyeux Noël !

    1. Ruoma, je vous trouve pitoyable. Votre commentaire n’est qu’un fatras de poncifs xénophobes qui dénote votre complète fermeture d’esprit. C’est sûr, les crimes ne sont commis que par les étrangers, la France est un pays dont la population est homogène et nous sommes tous des enfants de Clovis, voire de Vercingétorix. De plus, les migrants n’ont jamais rien apporté à la France, seuls les médias (à la solde des Juifs, ou de la finance), nous racontent le contraire en inventant des Marie Curie ou des Gerges Charpac, des Ionesco, Brancusi, etc… J’arrête là car, à vouloir être plus borné, je suis certain de perdre face à vous. Mais moi, au moins, je fais semblant!

      1. @HUBIERE Daniel
        Vous avez estimé que je ne faisais que « débiter un fatras de poncifs xénophobes », que je suis pitoyable et que je n’ai pas d’argument, aussi je me suis dit qu’une analyse approfondie et factuelle devrait vous satisfaire.

        Et justement, en voici une récente d’une heure. Savourez…
        https://www.youtu.be/PnrN_bFOls0

        J’attends avec impatience de lire vos contre-arguments.

    2. D’ailleurs, j’ai oublié de relever que, dans les deux cas, que ce soient les peuples qui subissent ces vagues de migrations, « sûres, ordonnées et régulières », avec l’approbation docile d’une minorité naïve et bien pensante, que ce soient ces populations qui fuient leurs pays, avec l’aide pas nécessairement très honnête d’ONG dites « humanitaires », aucune ne fait ce qu’elle voudrait vraiment, toutes les deux subissent cette situation, imposée par les « dirigeants » du monde avec le soutien de certaines institutions internationales.

      La réalité, c’est que les migrants ne demanderaient pas mieux que de rester chez eux et de vivre dignement dans leur propre pays avec l’aide véritable de ceux qui prétendent les aider, et que les gens des pays développés préfèreraient résoudre leurs problèmes d’appauvrissement, de chômage, de précarité et de corruption.

      Mais, pour admettre ça, il faut être lucide et ne pas se laisser embobiner par une propagande qui joue sur les bons sentiments.

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