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Autriche : Faut-il boycotter les ministres d’extrême-droite et la présidence du Conseil de l’UE ?

A l’heure où les postes stratégiques du gouvernement autrichien sont occupés par un mouvemement d’extrême droite, la question se pose de la meilleure manière d’y faire face. Un boycott institutionnel est-il possible ? Techniquement, il s’agirait d’une sorte de mise en oeuvre informelle de l’article 7 des traités sans en suivre la procédure. Si il serait symboliquement pertinent d’ « oublier » le tour de l’Autriche à la présidence de l’Union, il semble délicat d’écarter ses ministres des discussions techniques du Conseil. Nous reproduisons cependant ici la prise de position en ce sens de l’EGAM pour nourrir le débat.

 

Ne détournons pas les yeux : ce sont bien les héritiers du nazisme qui sont entrés en position de force dans le nouveau gouvernement autrichien. Nous sommes tous concernés car nous sommes tous menacés par leur funeste idéologie de haine. La démocratie et l’Europe font face à un nouveau coup de boutoir, qui pourrait leur être fatal. C’est une étape dangereuse.
Pourtant, c’est dans un silence et une apathie coupables que les chancelleries comme la rue ont accueilli cette nouvelle.

Nous refusons l’idée selon laquelle la progression du nationalisme et la fin de la démocratie seraient une fatalité, et l’action contre les héritiers du nazisme, inutile voire illégitime. Au contraire, nous pensons qu’il est de la responsabilité éthique, citoyenne et politique de tous de se confronter résolument à eux.

C’est pourquoi nous appelons à la mise au ban de l’Europe de ce gouvernement autrichien.
En pratique, cela signifie que les ministres autrichiens d’extrême-droite ne doivent être reçus par aucun de leurs homologues européens, qui ne doivent participer à aucune réunion ou rencontre avec eux.
Cela signifie également le boycott par les Chefs d’Etats et de gouvernements de la présidence autrichienne du Conseil de l’Union Européenne, entre le 1er juillet et le 31 décembre 2018.

Ce n’est pas en laissant se déployer avec permissivité les idéologies qui ont amené à sa destruction que l’avenir de l’Europe peut être bâti, mais en combattant vigoureusement pour ses valeurs humanistes fondamentales.
Il en va de la nature de notre destin partagé.

Appel initialement publié le 28 décembre 2017 dans Le Monde et d’autres quotidiens européens

Benjamin Abtan, président du Mouvement antiraciste européen – EGAM, et Bernard Kouchner, ancien Ministre des Affaires étrangères (France)

Avec : Beate et Serge Klarsfeld, dirigeants des Fils et Filles des déportés juifs de France, Ambassadeurs honoraires et Envoyés spéciaux de l’UNESCO pour l’enseignement de l’histoire de la Shoah et la prévention du génocide (Allemagne & France), José Ramos-Horta, Prix Nobel de la Paix, ancien président de la République démocratique du Timor-Oriental, Miguel-Angel Moratinos, ancien ministre des Affaires étrangères (Espagne),Kim Campbell, ancienne première ministre du Canada, présidente du World Movement for democracy (Canada), Livia Fränkel, présidente de l’association des rescapés de la Shoah (Suède), Vojtěch Blodig, Directeur adjoint du Mémorial du camp de concentration de Terezin (République Tchèque), Danis Tanovic, cinéaste (Bosnie-Herzégovine), Rithy Panh, écrivain, cinéaste (Cambodge, France), Oliviero Toscani, artiste plasticien (Italie),Jovan Divjak, ancien général commandant le 1er Corps d’Armée de l’armée de la République de Bosnie et d’Herzégovine, défenseur de Sarajevo assiégée, Directeur Exécutif de « Education Builds Bosnia and Herzegovina » (Bosnie-Herzégovine), Willy Silberstein, président du Comité contre l’antisémitisme (Suède), Richard Prasquier, ancien président du Conseil représentatif des institutions juives de France – CRIF, ancien président de Yad Vashem France, Pascal Bruckner, essayiste (France), Evelynne Garbacz, directrice des programmes de la Fondation Yad Vashem (Grande-Bretagne),Gérad Biard, rédacteur-en-chef de Charlie Hebdo (France), Naomi Kramer, présidente de la Fondation pour la prévention des génocides et l’éducation sur la Shoah (Canada),Oriol López-Badell, Coordinateur de l’Observatoire européen des mémoires (Espagne), Alain Goldschläger, ancien président du Comité académique de l’International Holocaust Remembrance Alliance, professeur (Canada), Felicia Waldman, professeure au Goldstein Goren Center for Hebrew Studies de l’Université de Bucarest, cheffe adjointe de délégation nationale à l’International Holocaust Remembrance Alliance (Roumanie),Jacques Smits, directeur des Territoires

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Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site

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39 Commentaires

    1. L’arrivée au pouvoir d’un parti d’extrême droite est le
      signe qu’il existe un dysfonctionnement de la société civile Autrichienne.
      Qu’il s’agisse de problèmes économiques, ou ethniques il conviendrait de
      déterminer les raisons qui ont amené ce parti au pouvoir car nous ne sommes pas
      à l’abri d’un tel chambardement. Rappelons nous que la montée du Nazisme est
      liée à la crise de 1929, un chômage massif et la promesse d’un groupe d’individus,
      soutenus par ceux qui détenaient le capital, de jours meilleurs.

      En tout état de cause c’est le signe d’un dysfonctionnement
      de la structure Européenne sur le plan de ses choix de gouvernance car d’autres
      peuples sont sur le point de suivre le même chemin.

      Tant que les règles communautaires, y compris les droits de
      l’humain, ne sont pas considérées bafouées, il impossible d’appliquer des sanctions,
      d’autant que les dites sanctions ont la fâcheuse tendance d’être à géométrie
      variable (cas de la Pologne).

      Attirer l’attention, pointer du doigt cette dérive et
      rappeler les faits historiques est une nécessité mais fustiger le peuple
      Autrichien ne servira à rien car cela va encore développer le mécontentement au
      sujet de l’EUROPE. Posons nous plutôt les bonnes questions:

      _ »Pourquoi les peuples cèdent aux sirènes de l’extrême
      droite ? ».

      _ »Quels changements faut t’il envisager sur le
      fonctionnement de l’EUROPE pour enrayer le processus ? »

      _ »La gouvernance ne devrait t’elle pas être du ressort
      du parlement Européen pour que les peuples puissent trouver la voie ? »

      _ Une harmonisation sociale, juridique et fiscale ne devrait
      t’elle pas être envisagée pour éviter la confrontation des peuples ? »

      1. Juste de dire: comment trouve le remède contre le fascisme. Si on va soutenir les vois démocratique et on fait les sourds , de oublie élection de HITLER aussi démocratiquement élu. Ou on va finir ? L’Europe avec des membres « démocratique » fasciste? J’aime l’Europe, on devrais trouve meilleurs solutions!?

      2. Mais l’Autriche est prospère, il y a peu de chômage etc…Ce que la majorité du pays manifeste, c’est un refus de solidarité, une valeur essentielle de la construction européenne, précisée noir sur blanc dans des traités que l’Autriche a approuvé, par un processus vraisemblablement démocratique!

        1. Parfaitement d’accord avec cette analyse. L »Europe est DEJA la plus  »démocratique » qu’il est possible de faire, à peine un demi siècle après sa création. Les choses ne progressent pas par coups de baguettes magiques, mais lentement. L’électorat autrichien est parmi les plus privilégiés de cette Europe qu’ils exècrent.

          Qu’ils assument les conséquences de leur vote, effectué en toute connaissance de cause. La démocratie n’est pas un jouet qu’on peut jeter si elle ne plait plus à ces messieurs-dames.

      3. vous êtes complétement fous
        les autrichiens ont le droit de faire ce qu’ils veulent chez eux, ce sont des gens charmants cultivés francophiles, pourquoi devraient-ils céder à vos sirènes à vous, mais vous êtes qui vous ???
        ce que vous appelez extrème-droite est tout bonnement une réaction de défense de gens qui veulent garder leur identité et leurs valeurs et ne pas les voir dénaturées par des gens qu’on a pas invité chez soi, qui ne partagent pas ces valeurs et même les vomissent, ils sont musulmans nous on est catholiques (au moins de culture), donc on a rien de commun
        posez vous plutôt la question de savoir pourquoi l’Arabie Saoudite n’accueille pas tous ces musulmans alors qu’ il y a des millions de place dans l’immense camp de tentes installé pour le ramadan

      4. Exact, mais les élus européens sont au service de la mondialisation (voir les accords avec le Canada) et des grandes firmes (glyphosate) pour s’assurer leurs vieux jours bien au chaud dans des postes de prestige dans ces mêmes firmes.
        Le devenir des peuples ne les intéressent que quand ils ont besoin de leurs voix pour se faire élire ou nommer

  1. Si je suis d’accord avec le fond, je suis en desaccord avec la forme. Il ne faut pas oublier que ces gens-la ont ete elus democratiquement. Les exclure arbitrairement ne fera que renforcer le sentiment anti-Europe de ceux qui les ont elus. Se confronter a eux oui, parler ouvertement de nos differences oui, expliquer les risques qu’ils posent a l’ensemble de notre societe oui, mais les exclure/boycotter en adoptant une attitude condescendante et autoritaire qui contribute pleinement au mecontentement montant envers l’UE, non.

    1. Faites attention, Hitler est arrivé au pouvoir à la suite d’une processus régulier, conforme aux institutions de la République de Weimar!

      1. Tout a fait, mais essayer d’etouffer Hitler par une autorite bienpensante n’aurait pas empeche les gens de voter pour lui, au contraire. La question n’est pas « comment se debarrasser de ces ministres autrichiens » mais plutot « comment faire en sorte que leurs electeurs n’aient plus envie de voter pour eux »! Autrement dit, il faut s’attaquer a la source du probleme, et non a ses symptomes. Mais la politique moderne a malheureusement tendance a oublier ce principe dans un but d’atteindre des objectifs a court terme.

        1. Et quelle est la  »source » du problème ??? Contrairement aux Allemands quand ils ont envoyé une majorité NSDAP au Reichstag, alors qu’un simple pain coutait deux milliards de marks, les Autrichiens d’aujourd’hui sont parmi les gens les plus  »confortables » d’Europe : PNB par habitant que bien des peuples envieraient, stabilité des institutions (depuis WW2), etc…

          Cela ne les a pas empêchés d’élire des (in)dignes descendants du-dit NSDAP.

           »Faire en sorte qu’ils n’aient plus envie de voter pour eux » ??? Mais ils l’ont fait en parfaite connaissance de cause ! Et maintenant, il faudrait les choyer ?? On est complètement à coté de la plaque !

          1. au lieu de tourner autour du pot posez vous la question de savoir pourquoi les allemands de 2017 ont voté à près de 15% pour l’ALD, tout simplement parce que quand on dit les choses à Merkel qui fait rentrer 1 millions de migrants sans demander l’avis des autres pays européens ni des allemands eux-mêmes, et qu’on est pas entendu et bien on va vers ceux qui vous comprennent et ont des solutions
            pouvez vous comprendre que tout le monde ne soit pas d’accord avec votre préchi-précha de gauche bien pensant

          2. Expliquez-moi où, et en quoi je  »tourne autour du pot » ??? Pensez-vous qu’un habitué de ‘Sauvons l’Europe’ arborant Diogène comme pseudo… tournerait autour de quelque pot que ce soit pour exprimer sa pensée ?? (lol)

            En fait, ce que vous appelez  »tourner autour du pot » consiste.. à ne pas avoir inclus votre argument personnel concernant l’exaspération devant les  »hordes » d’immigrants qui auraient envahi l’Autriche…

            Malheureusement pour vous, il s’avère que l’Autriche ne compte, fin 2017, QUE ~21000 réfugiés  »officiels » de la guerre civile en Syrie (chiffres FRONTEX). Même en doublant ce chiffre pour prendre en compte les clandestins, on est loin du million autorisé par Merkel (= sans doute un million cinq en comptant les  »non-répertoriés »). A ce train-là, l’Allemagne devrait proportionnellement déjà avoir…. un gouvernement AfD depuis longtemps ! Et pourtant ce n’est pas le cas.

            A contrario, l’Autriche s’est déjà fait remarquer il y a déjà plusieurs années avec les scores obtenus par le FPÖ, et cela bien avant les crises syrienne et libyenne.

            CQFD. L’argument  »migratoire » ne tient pas.
            Par ailleurs, évitez de  »qualifier », sans rien savoir d’eux, ceux qui ne sont pas de votre avis : je ne suis PAS  »de gauche », et encore moins  »bien-pensant » (là encore, vous auriez pu le deviner à mon pseudo).
            D’avance, merci.

          3. 21000 réfugiés officiels vraiment, où pêchez vous vos stats ? les miennes sont issues de l’université de Sherbrooke en 2018, à savoir 10x plus en 2017 soit 234329,
            http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/AUT/fr/SM.POP.NETM.html

            l’argument migratoire sort on ne peut plus renforcé de votre tentative d’enfumage !!
            que l’Autriche ait voté pour le FPÖ il y a qq années n’est pour moi qu’un signe de la constance de leur bonne santé mentale
            que cherchez vous )à prouver, que les immigrants sont une chance ? pour vous peut-être, pour bon nb d’européens une grande catastrophe, ouverz les yeux, réveillez vous !

          4. Tiens tiens….. Un militant d’extrême droite dans les commentaires de ‘Sauvons l’Europe’…. Et qui vient faire du  »fake news », qui plus est ! ! Intéressant….

            Il se trouve que j’ai suivi le lien que vous indiquez vous-même. Le graphique que vous citez comme  »preuve » indique bien une marque à  »250000 » personnes.

            Malheureusement il semble vous avoir échappé que ce graph représente la totalité de l’immigration en Autriche. Là-dedans, on compte tous les gens qui sont venus s’installer  »officiellement » là-bas. Ca comprend donc forcément des Japonais, des Indonésiens, des Chinois, des Américains, probablement même beaucoup de Turcs (mais qui viennent comme commerçants ou comme ouvriers, PAS comme fuyant un conflit), etc…

            Or, si vous aviez regardé de plus près comme je l’ai fait, sous ce graph il y a une ligne qui donne les stats concernant les REFUGIES —or c’est ce dont j’ai parlé dans mon post. ( http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&codePays=AUT&codeStat=SM.POP.REFG&codeStat2=x ).

            Là on peut constater que le marqueur est à (environ) 91000/92000 ! ! On est loin des 250.000 que vous fanfaronnez… Et encore, cela regroupe TOUS les réfugiés, de quelque pays qu’ils viennent. Or mes chiffres ne concernaient stricto sensu QUE les réfugiés Syriens (faute d’avoir repéré de plus amples stats), et je prenais même la précaution de DOUBLER ce chiffre.

            Alors.. QUI enfume qui, ici ??? Que vous souteniez les néofascistes du FPÖ, c’est une chose. Que vous veniez jouer les  »redresseurs de torts » avec des stats manipulées n’est pas très glorieux.

            Enfin, essayez d’ARRETER de faire dire à quelqu’un ce qu’il ne dit pas, ou ce qu’il n’est pas. Ca fait la deuxième fois que vous le faites dans cet échange. Les anglo-saxons appellent ça  »building a strawman ». Où avez vous vu que j’ai écrit que  »les immigrants sont une chance » ??? On parle ici du rapport entre ~~21000 REFUGIES Syriens en Autriche, le million (global) annoncé par Merkel pour l’Allemagne, et la différence –frappante– de progression des partis néofascistes dans l’un et l’autre pays.
            Point barre.

            D’où ma conclusion que l’électorat autrichien est bien moins sorti de ses démons passés que la RFA.

          5. intéressant ce pingpong où j’apprends que je suis d’extrême droite parce que je ne suis pas d’accord avec votre point de vue, si ça vous fait plaisir je m’en contrefous, dans ce genre de débat le point godwin n’est jamais long à arriver, gageons que dans votre prochain post apparaîtra le mot nazisme
            bref, revenons aux choses sérieuses, moi j’ai lu 234329 immigrés mais admettons que je sois moins bon que vous en interprétation des stats, vous vous voyez le marqueur à 90000 soit > 1% de la population du pays soit près de 700000 en comparaison pour un pays comme la France ce qui paraît énorme, et de nature à justifier une réaction de rejets des nationaux du pays, croyez vous qu’il y a bcp d’immigrés japonais ou américains en Autriche ?
            vous n’avez pas écrit que les immigrés étaient une chance et c’est heureux car cela ne pourrait être le cas que s’ils étaient sélectionnés sur des critères précis en fonction des besoin du pays, sinon ils ne peuvent que grossir les rangs des nécessiteux subventionnés par les impôts de ceux qui travaillent, ou, s’ils travaillent ils constituent un nouveau Lumpenproletariat pesant sur les salaires et les conditions sociales, pas plus l’Autriche que la France n’ont besoin de ces gens là, l’immigration doit être maitrisée

          6. Rassurez-vous : il n’y aura pas de  »prochain post » après celui-là.

            Vous soutenez ouvertement (entre autres) un parti autrichien que l’immense majorité des politologues, de plusieurs pays et de toutes tendances politiques étiquettent comme  »d’extrême droite », et vous feignez de vous étonner qu’on vous étiquette d’extrême droite….

            Loool.

            Mais surtout, continuez à confondre les  »réfugiés » (qui fuient leur pays d’origine —pour des raisons parfois pas très défendables), et les  »immigrés » (même s’ils sont peu nombreux en Autriche, par example, des Américains légalement établis là-bas SONT bel et bien des immigrés. Eh oui..).

            Adieu.

          7. Désolé d’être contrariant, et de faire ce que notre beau système scolaire français faisait à une époque : apprendre à réfléchir et à analyser, et ne pas suivre une majorité bêlante vers là où certaines élites multiculturalistes veulent vous entrainer, étiquetez moi ce que vous voulez si ça vous soulage de vous croire dans le camp du bien (bien pensant s’entend) c’est tellement plus confortable, les autres sont les méchants ! ce n’est pas le sujet et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas ou n’aviez pas compris
            le sujet est que des peuples refusent de se faire submergés et de changer de culture
            admettre dans son pays quelques réfugiés dûment contrôlés sur la véracité des contraintes insupportables qu’ils subiraient chez eux peut passer si leur nombre n’est pas déjà trop élevé et en fonction des moyens du pays
            quant à accueillir des hordes de migrants avec lesquels on n’a rien en commun franchement je ne vous comprend pas. On peut parler d’envahisseurs, surtout si ce mouvement apparaît quelque peut téléguidé puisque des pays comme l’Arabie Saoudite a tout pour leur convenir : même religion, même langue, des sous, des structures d’accueil comme cet énormissime camp de tentes dressé pour les pèlerins du ramadan, mais pourquoi n’y vont-ils pas !?
            Nous sommes déjà dans l’envahissement en France de ces personnes qui ne s’assimilent pas, y compris à la 3e génération, préférant vivre dans leurs communautés, rejetant toutes les fautes de leurs incapacités à s’adapter à notre système sur les français de souche ou français assimilés. quand on voie les prières de rue, les sifflets de l’hymne national, les drapeaux algériens et marocains dans les stades, ces masses d’africano-arabes qui squattent et occupent de plus en plus de terrain à Paris La Chapelle et ailleurs, ces imams comme celui de Brest qui prêchent de battre leur femme, ces hordes qui agressent policiers pompiers médecins et parfois en tuent, la proportion de ces gens là qui occupent nos prisons, j’en passe et des meilleures on peut comprendre ces autrichiens instruits par notre exemple de ne pas vouloir subir le même sort ! Sont-ils si infréquentables, pas pour moi, bien au contraire
            et je suis prêt à pactiser avec leurs immigrés américains japonais ou esquimaux 🙂 !

  2. C’est complètement anti-démocratique. Nous devons respecter la démocratie et parler avec des élus fascistes ou communistes. Pour les exclure ou les boycotter il faut attendre des actes qui le justifient. Restons respectueux de la démocratie et ne devenons pas nous-mêmes des poufendeurs de la démocratie.

    1. C’est ce que disaient les socio-dems en 1933, 34 et même en 35…. Le problème, c’est que si on attend que les totalitaristes (fascistes, bolchévistes, etc..) passent leurs lois, on l’a toujours dans l’os (pour être poli….) !

      C’est dès le départ, sans attendre qu’il soit trop tard, qu’il faut réagir…. et réagir vigoureusement.  »Le diable n’est fort que de notre faiblesse » disait Jankélévitch.

  3. Les signataires de l’appel stigmatisent « le silence et l’apathie coupable de la rue ». Quand ils mentionnent la rue ils ont raison de souligner implicitement que le problème ce n’est pas la présence au gouvernement autrichien des néonazis, c’est le fait que le peuple autrichien, démocratiquement, en ait décidé ainsi. Si on veut protester, il faut le faire en direction des responsables. Donc on peut ou non bouder les ministres autrichiens, mais en tout cas il faut parler aux citoyens autrichiens.

  4. donc faisons le point l’Europe c’est la censure des votes qui ne convient pas dans le sens souhaité ? je crains qu’à terme l’Europe ne soit plus composé que de 1/3 des membres actuels si elle ne redresse pas la barre en faisant la promotion du bien et de la défense des citoyens européens.

    Les grandes idées n’entre dans l’esprit des gens que lorsqu’ils sont loin de la peur et dans le confort économique. Ce n’est sûrement pas en les méprisant et en les ostracisant qu’on leur donne envie d’aimer l’Europe mais en les rassurant par les faits et les mots, sinon au jette de l’huile sur le feu.

    1. « La promotion du bien et de la défense des citoyens européens » ? Mais c’est une double tâche à laquelle l’UE s’est clairement attelée depuis au moins le traité de Maastricht (signé en 1992), dont on ne retient en général que les aspects économiques, alors qu’il a permis l’affirmation de quantités de valeurs autres que des préoccupations purement financières ou techniques. C’est notamment par ce traité que des droits ont été reconnus aux citoyens à l’échelle de l’Europe: vote dans le pays de résidence, éligibilité à certains scrutins, droit d’adresser des pétitions au Parlement européens, etc.

      Quant au dernier traité en date, celui de Lisbonne, entré en vigueur en 2009, n’oublions pas qu’il a solennellement consacré la Charte des droits fondamentaux de l’UE en l’incorporant juridiquement à son dispositif… un pas plus concret que la simple « proclamation » de cette Charte en 2000 par les dirigeants européens de l’époque (15 Etats membres). Il a en outre innové en prévoyant la possibilité de faire avancer la législation communautaire grâce à des « initiatives citoyennes »… dont on peut toutefois regretter que les conditions de mise en oeuvre soient actuellement bridées par des exigences excessives.

      Enfin, la perspective d’une diminution, à terme, du nombre d’Etats membres est-elle si négative ? Observateur attentif depuis plusieurs décennies – et modestement acteur – de la vie de l’UE, je crains au contraire que ce ne soit une certaine « surcharge pondérale » qui freine les évolutions souhaitables. L’enfer étant pavé de bonnes intentions, les élargissements successifs de l’UE ont certainement répondu à de louables considérations… mais certains ont peut-être été un peu précipités.

  5. C’est la conception même de l’Europe actuelle qui est responsable de la montée du nationalisme et l’encourage par son organisation non démocratique, si l’on veut plus d’europe il faut moins de pouvoir aux nations qui la constituent, une europe fédérale, les états unis d’europe, avec un président, une seule voix diplomatique, une stratégie économique à long terme et non une réaction au coup par coup à court terme, les mêmes lois sociales partout, une europe des peuples et non une europe du fric, des lobbies, de la compétition entre les nations la composant qui secrète le nationalisme, plus l’europe repousse sa réforme plus le nationalisme a des chances! L’europe ne peut reconnaître le nationalisme qui est la contradiction même de son existence, elle doit affirmer clairement et fermement ses valeurs et les prouver par ses engagements collectifs! Les nationalistes ne veulent pas de l’europe, veulent la détruire! Il faut choisir ou citoyen européen et la paix ou nationaliste et la guerre!

    1. c’est précisément en mettant de côté les sentiments des peuples qui constituent l’Europe pour confier à une élite non élue de fonctionnaires européens qui sauraient précisément ce qui est bon pour les peuples que vous conduisez l’Europe dans le mur! c’est ça que vous n’arrivez pas à comprendre, remarquez j’ai été comme vous pendant des années mais heureusement je me suis aperçu finalement que ce gouvernement de fonctionnaires pléthoriques grassement rémunérés pour ne pondre que des normes et des oukases multinationalistes ne devait pas aller contre la volonté des peuples qu’ils étaient censés administrer
      « un président, une seule voix diplomatique, une stratégie économique à
      long terme et non une réaction au coup par coup à court terme, les mêmes
      lois sociales partout, une europe des peuples » très bien, faisons le, mais en laissant aux peuples la capacité d’exprimer s’ils veulent ou pas boire la potion, si ça ne leur convient pas il vaut mieux faire machine arrière jusqu’à temps que les « nationalistes » aient compris les efforts à faire
      ce qu’on voit dans votre argumentation c’est que vous vous imposez comme grands sachants de ce qu’il faut faire pour l’Europe alors même qe vous voulez réduire à néant les cultures différentes des composantes des différents peuples, vous êtes carrément dans l’abus d’autorité (j’ai failli dire dans le fascisme)

      1. Pour ce qui est d’une prétendue « élite non élue de fonctionnaires européens », merci de vous reporter, un peu plus haut, à ce qui a été répondu à Victor 24.

        Juste une petite précision complémentaire: sauf erreur de ma part, les fonctionnaires qui, au niveau national, régional ou local, travaillent dans les ministères et autres entités administratives ne sont pas non plus élus pour l’exercice de leurs fonctions. Mais peut-être ai-je été inattentif à une révision constitutionnelle modifiant leur mode de désignation ?

        1. (complément de réponse à Marc Soufflet)

          Autre allégation de votre part: « fonctionnaires pléthoriques ». A ce sujet, permettez-moi de reprendre un éclaircissement auquel j’ai contribué sur le site d’une autre publication où un lecteur mal informé se faisait lui aussi l’écho de cette idée reçue:

          – toutes institutions confondues, les effectifs de la fonction publique européenne représentent un total de 45000 personnes (terme employé à dessein, car, ne vous en déplaise, il s’agit aussi d’êtres humains et pas nécessairement de froids technocrates, comme on cherche à l’accréditer dans les milieux populistes). Sur ce total, la Commission européenne – la plus exposée aux fake news, pour reprendre une terminologie à la mode – emploie 33000 fonctionnaires, recrutés sur la base de concours très « pointus », et personnel assimilé (des contractuels)

          – en évitant la comparaison – souvent évoquée en termes de données brutes, mais peu pertinente, car il s’agit de compétences tout à fait différentes – avec les grandes municipalités, cette donnée est à rapprocher des emplois occupés dans les ministères nationaux: or, en France, par exemple,les seuls ministères de l’agriculture ou de l’intérieur (et encore, hors police nationale) dépassent chacun le contingent observé pour la Commission. Au demeurant, le personnel de cette dernière se déploie plus d’une quarantaine de services, dont chacun, s’agissant de ses attributions, correspond à des « ministères » en modèle très réduit.

  6. Les dirigeants autrichiens ont été élu démocratiquement, eux.
    Ce qui est loin d’être le cas des technocrates de la Commission Européenne.

    1. Que de démagogie dans ce propos superficiel !

      Si, en effet, vous visez les commissaires européens, sachez que la grande majorité d’entre eux, s’ils ne sont pas « élus » directement pour cette fonction, ont été confrontés, sur l’ensemble de leur carrière politique, à des compétitions électorales, que ce soit au niveau de leur Parlement national ou du Parlement européen, voire au niveau municipal ou régional dans leurs pays d’origine. Il suffit de consulter leur biographie pour le constater. Au demeurant, ce sont des antécédents que l’on ne met pas sous le boisseau lorsqu’on rejoint son affectation à Bruxelles.

      Ne négligez pas, en outre, le fait que la désignation des membres de la Commission par les Etats membres doit recevoir l’aval du Parlement européen dont – sauf erreur de ma part – les membres sont des élus. Cette procédure implique entre autres une audition approfondie en séance plénière du Parlement pour chaque chaque commissaire pressenti. Et l’expérience a montré à plusieurs reprises qu’il ne s’agissait pas d’une simple formalité, certains « candidats » ayant été recalés pour maladresse politique ou incompétence en regard de leur futur portefeuille.

      Si l’on approfondit la réflexion, il n’est pas défendu de faire des comparaisons avec les ministres: je ne me souviens pas d’avoir participé à l’élection directe d’un ministre de mon pays. Qui plus est: êtes-vous sûr qu’ils sont tous des élus (fraîchement ou dans le passé) ? Jetez un coup d’oeil à la composition du gouvernement français actuel (mais la comparaison vaudrait aussi pour tous les gouvernements précédents): vous y trouverez aisément pas mal de « technocrates », comme vous dites, qui ne se sont pas beaucoup frottés au peuple.

      1. Ce ne sont que des vieux chevaux de retour grillés dans leurs pays respectifs ou dans leurs partis , ils sont surtout là pour appliquer la politique des grandes firmes qui ne respectent rien et se trouver une bonne petite place dans les firmes les plus pourries mais qui payent bien !!!!!!

        1. Bravo ! Vous avez bien appris votre fable. Vous méritez un prix de récitation.
          Pour ma part, je persiste à penser que, précisément, un commissaire comme le fut en son temps Edgard Pisani a incarné tout le contraire de ce que votre « négationnisme » caricatural chercherait à accréditer.
          Cela étant, j’insiste bien sur le « en son temps », dans la mesure où nous n’avons sans doute plus beaucoup aujourd’hui de ces personnalités de haut vol au sein des institutions de l’UE… sauf, sans doute, Frans Timmermans, le vice-président de la Commission actuelle, voire Pierre Moscovici, qui, par sa carrière parlementaire et ministérielle – et sans oublier les réflexions lucides sur l’Europe qu’il a développées dans divers ouvrages avant d’accéder à ses fonctions de commissaire – illustre bien les considérations que j’ai développées. Vous auriez sans doute intérêt à lire les écrits auxquels je viens de faire allusion avant de généraliser l’ « accident » qu’a constitué le « cas Barroso » (en supposant que vous avez surtout cet exemple malheureux, sinon maladroit, en tête).

  7. Une autre considération mériterait d’être prise en compte pour alimenter le débat.
    Celui-ci, avec le cas de l’Autriche, est « naturellement » centré sur la situation interne à l’Europe. Or, si l’on prolonge la réflexion par des emprunts au terrain des relations extérieures de l’UE, on constate aisément que l’on s’embarrasse moins de tels caprices de diva lorsqu’il s’agit de sanctionner un pays en développement avec lequel l’UE entretient des rapports de coopération.

    Certes, la possibilité de suspendre l’aide en cas de violation des droits humains ou des principes démocratiques par le pays partenaire n’est pas le fruit de l’arbitraire. En général, les accords qui régissent ce partenariat comportent des dispositions précises pour le déclenchement de la procédure de suspension, avec des préalables tels que des démarches de consultation entre l’UE et le pays « coupable ». Mais divers antécédents (Côte d’Ivoire, Fidji, République démocratique du Congo, etc.) montrent que le gel de l’aide financière permet de « frapper au portefeuille » le pays concerné.
    Toutefois, la pratique de l’UE a toujours pris soin d’éviter que la sanction n’affecte injustement les populations elles-mêmes. Ainsi, même en cas de gel, des dispositions permettent, en cas de besoin, la poursuite de l’aide humanitaire ou de l’aide alimentaire, voire celle de projets de développement à finalité sociale.

  8. Une structure confédérale européenne serait plus souple pour accommoder les différentes sensibilités nationales européennes (n’empêchant pas diverses coopérations, dont certaines avec un volet de representation de type federal). Cela éviterait que certains pays essentiellement contre l’immigration de masse extra-européenne pensent devoir voter extrémiste pour y échapper…

  9. Tout ça ne fait que confirmer un racisme rampant qui s’empare de l’UE depuis une dizaine d’année.
    La peur des autres …..
    N’oublions pas qu’Hitler était autrichien il y a des constantes qui ne s’effacent pas et tous les fascistes n’ont été ni jugés, ni tués à la fin de la dernière guerre, sans compter l’esprit de revanche de tous ceux qui ont survécu.

  10. J’aimerais tant signer votre déclaration mais je ne peux le faire avec des gens qui, par ailleurs, n’ont pas un mot pour dénoncer la politique d’apartheid et de colonialisme éhonté menée par l’Etat d’Israël, avec la bénédiction de l’Europe !

  11. je n’ai rien à dire sur votre grand mère, mais en ce qui concerne la quarantaine des partenaires européens force est de constater que ce n’est ni respectueux ni démocratique, oui ou non a t-on le droit de voter comme on veut en Europe? ou doit on admettre que qd on vote mal comme en 2005 sur le traité de Lisbonne les grands sachants de Bruxelles ont le droit de revoir la copie ?

    1. «  »Pas respectueux » », vous dites ? Encore faudrait-il que les pays qui risquent la quarantaine (attendez, ce n’est pas encore fait..ne criez pas avant d’avoir mal !) , EUX AUSSI respectent les règles du jeu.

      TOUS les pays qui flirtent avec ces politiques répressives et antidémocratiques (Pologne, Hongrie, et l’Autriche maintenant) ont demandé, voire quémandé d’entrer dans cette UE sur laquelle ils crachent aujourd’hui ! !

      Or notre Union a des règles très claires. Dans tout groupement, si vous ne respectez pas les règles du groupement, vous êtes radiés. Par exemple, on ne peut pas entrer dans une association de défense des droits de l’homme, PUIS décréter que, pour sa part, on va y faire de l’entrainement paramilitaire —ce que, comparativement, semblent faire les pays  »borderline ».

      Ok ?

    2. En 2005, ce n’est pas le traité de Lisbonne qui avait fait l’objet du referendum: ce texte n’a été signé qu’en 2007. C’est le projet de « traité constitutionnel » qui a été proposé au suffrage … avec le résultat que l’on sait, en partie parce qu’il a été maladroitement « vendu » par ses promoteurs et en partie parce que, comme c’est très souvent le cas dans les referendums, le « non » exprimait au moins autant une contestation à l’endroit du gouvernement en place que le rejet d’un texte au demeurant non lu par une grande majorité des votants. Ce dernier trait s’explique aisément par le fait qu’un referendum ne devrait pas porter sur un texte complexe – c’est l’affaire des parlementaires – mais sur une question simple, du genre, comme en 1962, le choix de l’indépendance ou non de l’Algérie.

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