En décembre dernier, le Président roumain fraîchement élu, Nicusor Dan, a effectué une visite diplomatique en France. L’occasion pour les deux pays de marquer leur rapprochement dans un contexte politique pollué par les tentatives d’ingérence russe.
Une visite marquée par la désinformation autour des élections roumaines
La visite du Président roumain à Paris a coïncidé avec de fausses accusations émergeant de la russosphère, visant à faire croire que le chef d’Etat français avait œuvré de son influence pour faire triompher, au second tour de la présidentielle de mai 2025, le maire de Bucarest (21% des suffrages au premier tour) face à son adversaire russophile d’extrême droite George Simion, candidat de l’Alliance pour l’Unité des Roumains (AUR). De fausses unes de journaux (notamment de La Croix, Libération et Le Parisien) ont ainsi circulé faisant, croire à une manipulation française du scrutin en Roumanie. Un stratagème qui visait à fragiliser l’alliance franco-roumaine à l’heure de sa manifestation concrète dans le champ de la diplomatie internationale.
Une coopération solide
Au cours de sa visite, Nicusor Dan a notamment inauguré une allée au nom du diplomate Nicolae Titulescu dans le parc Monceau, aux côtés d’Emmanuel Macron et de la maire de Paris Anne Hidalgo, marquant l’attachement des deux pays à leur alliance et leur entente mutuelle via des actes de coopération symbolique. Dans le même temps, le Président roumain a rappelé l’existence de liens entre Paris et Bucarest, notamment par le truchement de l’architecture et du domaine artistique, manière de rapprocher un peu plus encore la Roumanie de ses voisins de l’Ouest. Enfin, les deux chefs d’Etat ont évoqué les investissements français en Roumanie, qu’Emmanuel Macron a qualifié d’investissements sur le temps long, marquant l’alliance durable franco-roumaine.
Tout cela montre bien la stratégie européenne du Président Dan, qui cherche par tous les moyens à se rapprocher des pays de l’Ouest et à s’éloigner de la Russie. Ces éléments tendent à rappeler la situation polonaise, le gouvernement de Donald Tusk tentant — depuis sa nouvelle intronisation en 2023 — de conforter par tous les moyens l’alliance européenne malgré la pression des russophiles et la victoire du candidat du PiS, Karol Nawrocki, lors de la présidentielle de l’an dernier.
Vers un triomphe final de l’extrême droite ?
Malgré la victoire de Nicusor Dan en 2025, il demeure que le parti russophile AUR reste largement en tête des intentions de vote pour les prochaines législatives. Avec 35 à 36% des intentions de vote, l’AUR restait, en décembre 2025, largement favorite pour les élections parlementaires, devançant nettement les sociaux-démocrates (21 à 22%), et les centristes du PNL, soutien de Dan au second tour de la présidentielle de mai (18 à 19%).
Dans cette situation, la seule solution serait une coalition complète de tous les partis arrivés derrière l’AUR pour contrer son influence. Cette union ne pourrait que conforter ce dernier dans son rôle de parti antisystème séduisant les déçus des actuels politiques, et le renforçant davantage lors des élections suivantes. Malgré la victoire de Nicusor Dan lors à la Présidentielle, la Roumanie — longtemps réputée pour son europhilie — reste plus que jamais soumise à la potentialité de la victoire à court ou moyen terme de l’extrême droite ralliée à l’Est.



Non seulement la France a œuvré de son influence à trafiquer les élections mais elle a même mis la DST sur l’affaire. Le brillant résultat: discrédit encore plus grand de l’Ouest par la population roumaine qui nous le fera bien payer la prochaine fois. Il aurait mieux valu laissé passé Georgescu, qui avait les faveurs, un lunatique, bien barré certes , mais il y a des gardes-fous en Ukraine. Ils s’en serait vite débarrassé. On leur a volé leurs élections et ça ça va laisser des traces, des traces en faveur de l’extrême droite. Bien joué , une fois de plus, tout en finesse…
L’article de Robump21 confirme ce qu’écrit Raphaël Charlet : la désinformation prorusse s’agite encore !
Merci à RC et à Sauvons l’Europe.
En effet… et cela ne fait que conforter une remarque formulée dans un précédent commentaire de réponse de ma part à ce « monument » de propagande, qui revient sporadiquement à la charge sur le présent site: à savoir que nous côtoyons l’IA avec un pseudonyme empruntant ses trois premières lettres à « Robot » et les trois suivantes à « Trump ». Demandez le programme !
Bonjour.
Il est même inintéressant de commenter les écrits de robump21, ils sont tellement stéréotypés, répétitifs, etc,etc….
De plus, comme le dit Mr VERNIER, c’est de l’IA qui semble être orchestré par qui vous savez.
Pour l’Europe de l’est, il me semble qu’i y a une fracture nette entre deux blocs qu’on n’a pas voulu voir lors de leur intégration dans notre communauté, d’un côté les pays qui ont subis le joug russe, d’autres qui n’en ont pas le même ressenti et même qui regrettent l’époque passé.
Comme dans d’autres niveaux, nos politiques ce sont désintéressé de cet état de fait, cela explique en parti la montée de l’extrêmes droite.