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Avec Lutte Ouvrière, pour sauver l’Europe

Lutte Ouvrière fait à gauche une entrée fracassante dans le débat européen. En refusant une alliance avec le NPA pour causes de divergences de fond, elle jette une lumière crue sur un certain nombre de commodités de pensée qui exfiltrent sur les institutions européennes la responsabilité de politiques menées en commun entre les pays de l’Union.

L’organisation trotskiste rappelle ainsi à chacun que si l’Europe s’est construite à partir du marché, ce n’est qu’une matrice de départ et pas son assignation à résidence historique. Le projet européen est à ce jour le seul disponible pour dépasser les frontières nationales dans l’affrontement entre les forces de progrès et les conservatismes sociaux et économiques. Le renfermement sur des frontières douillettes n’est pas une stratégie de long terme en faveur d’une plus grande égalité sociale, ce que démontre pour l’heure le Brexit.

La question qui nous est posée, pour défendre la démocratie, n’est pas de nous rabougrir aux dimensions où nous la faisons à peu près fonctionner aujourd’hui, mais d’en étendre le principe à l’échelon européen. Rappelons ici que ce n’est pas hors de portée, et que le processus balbutiant de désignation de la Commission européenne à travers les élections européennes est une promesse fragile mais vivante.

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Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site

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7 Commentaires

  1. Intéressante prise de position pour se distancier des mélenchonistes et du PCF. Mais dans l’isolement, on ne parvient à rien et à LO ils sont trop sectaires pour trouver dans la GUE un regroupement capable de donner de l’écho à ses positions. Même sans accord, le NPA soutiendra la liste.

  2. Bonjour, en ce 1er avril trouver une tribune de LO sur le site de SLE, ce n’est pas très sérieux… Poisson d’avril??? En tous cas je suis EN TOTAL DESACCORD avec la publication sur le site de SLE. Je demande son retrait dans les plus brefs délais Quelles convergences d’analyses, d’actions, de réflexions entre SLE et LO? Rien que je sache. La démocrasouille ça suffit!!!. En publiant cette tribune SLE se met à dos d’autres forces de la société civile organisée beaucoup plus efficace, représentative et convergentes. A bientôt…peut-être…Membre fondateur de SLE

    1. Je n’ose pas imaginé un poisson d’Avril…mais songe plutôt à une grave méconnaissance politique !Bravo à JP Bobichon. Nous serions intéressés par une réponse.

  3. Je vous remercie d’avoir ouvert votre site aux thèses de Lutte Ouvrière. Cela nous change de la doxa néolibérale macronienne. Etant belge, je ne voterai pas pour eux mais l’affirmation que l’épanouissement du marché capitaliste est l’infrastructure de la construction européenne, cela apporte un peu d’air frais à ce site qui en a bien besoin.
    Encore merci pour votre ouverture.
    Yves Herlemont

  4. Dans la mesure où le nom de famille d’Arthur, l’auteur de l’article, est COLIN, reconnaissons qu’il y a au moins une certaine cohérence dans le clin d’oeil au 1er avril. Pas de quoi fouetter un poisson-chat ni de jeter le bébé avec L.O. du bain…

  5. Pour moi c’est de toute évidence un poisson d’avril. Pas très heureux d’ailleurs: laisser imaginer ne serait-ce qu’une minute que LO pourrait se poser en défenseure de « promesses démocratiques fragiles mais vivantes » dans le cadre d’institutions qui, nous le savons depuis longtemps, ont pour seule ambition de protéger le capitalisme ultra-libéral dans toute sa splendeur, je trouve ça assez nul. Pas besoin d’argumenter pendant des heures. Un exemple: il y a eu, e crois en 2008, une proposition d’introduire une taxe sur les transactions financières, et LO qui avait alors un u deux députés européens (je ne me souviens plus par quel miracle) avait voté contre parce que bien sûr ça n’allait pas assez loin. Ce n’est qu’un souvenir assez vague, à vérifier, si je me trompe, désolé. Mais en tout cas comme canular, il y a mieux.
    Jean-Luc Bernet

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